LA VIE EN PLUS JOLIE

Le zéro déchet chez nous

Je le dis d’emblée nous sommes loin du zéro déchet absolu dans notre famille de cinq personnes.

J’aime prendre des bains, je me lave souvent les cheveux et en plus, les enfants consomment des compotes en gourde le mardi soir après leur activité ou lorsqu’on part en balade!

Je commence par ces points car je ne vois pas le zéro déchet comme un objectif qui mettrait la pression ou ferait culpabiliser.

Ceci dit, ces dernières années nous avons mis en place de nouvelles habitudes et les enfants y sont sensibles.

Au delà de l’effet tendance, j’y vois un mode de vie, une façon de consommation douce et raisonnée qui s’est mis en place petit à petit à mesure que notre famille évolue et s’agrandit.

Ce changement est possible parce que je passe du temps à la maison donc c’est facile pour moi de voir ce qu’on mettre en place sans se mettre la pression.

Le facteur temps est essentiel, parce que confectionner soi même sa lessive ou chiner ce dont on a besoin demande du temps, c’est vrai.

Le zéro déchet est une façon d’améliorer et de simplifier le quotidien, d’y apporter encore plus de plaisir, de faire des choses simples qu’on aime réaliser et qui embellissent la vie.

Voici une liste non exhaustive de nos actions et leur fréquence. C’est bon de le noter, ça permet de voir le chemin parcouru.

  • lessive maison, depuis 2 ans maintenant
  • lingettes et couches lavables pour le Petit morceau. En alternance avec des couches classiques (la nuit et pour les sorties) et du coton
  • des serviettes de table avec un rond de serviette (ça c’est nouveau)
  • les enfants habillés avec des vêtements de seconde main ou offerts par la famille
  • une poubelle ramassée une fois par semaine et tous les quinze jours pour le tri. C’est une invitation à limiter les déchets, quand c’est plein c’est plein. Lorsqu’on vivait à Lyon on ne se posait pas la question, on remplissait, on jetait et on ne mesurait pas la quantité (supérieure de nos déchets).
  • Du bois pour se chauffer l’hiver et la cendre dans le jardin
  • du savon pour se laver, écologique, économique et agréable
  • des huiles pour le corps faites maison
  • des repas préparés par nos soins, tous les jours.
  • des goûters préparés par nos soins plusieurs fois par semaine
  • des légumes du potager…pour quelques repas! Je souhaite améliorer ce point…
  • un salon de jardin en palettes, que j’adore et les matelas des lits bébés des ainés pour l’assise!
  • Des achats réfléchis, pensés pour durer et dont on est sur de ne pas se lasser. Autant que possible
  • Une expérience (sortie poney, place pour voir un match au stade) plutôt qu’une myriade de jouets pour les enfants, pour leur anniversaire.
  • des jeux et jouets de qualité et qui durent dans le temps (kappla, lego, playmo etc)
  • des cadeaux hand made à offrir, souvent
  • un autocollant stop pub sur la boîte aux lettres
  • le linge qui sèche dehors au soleil dès que possible
  • mes chaussures italiennes ressemelées depuis des années
  • le dressing version capsule wardrobe de mon mari 😉

Et chez vous? Un peu, beaucoup ou pas du tout zéro déchet

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DOIGTS DE FEE

DIY le calendrier de l’avent des enfants

Cette année ce sont les enfants qui ont réalisé leur calendrier de l’avent, en mode zéro déchet ou presque.

Rien de compliqué, il a seulement fallu collecter 50 rouleaux de papier toilette, mais en s’y prenant un peu à l’avance ça se fait!

Ils ont choisi une couleur pour peindre leurs rouleaux : blanc pour Jolie douceur et bleu pour Grand bonheur. Nous avons procédé en deux ou trois fois, le mercredi après midi.

Ensuite ils ont inscrit le nombre correspondant, au centre de chaque rouleau.

Grand bonheur a guidé Jolie douceur pour cette étape (en moyenne section elle sait compter mais pas encore écrire jusqu’à 25) et je l’ai aidé à terminer.

J’ai montré aux enfants comment refermer les pochettes, après avoir glissé une papillote à l’intérieur.

Leur calendrier est prêt et ils sont ultra heureux de l’avoir réalisé eux même!

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LA VIE EN PLUS JOLIE, MAISON DU BONHEUR

Vivre dans une maison ça change quoi?

On me demande souvent si je suis toujours contente de notre choix de vie.

Oui, dix mille fois oui.

On m’avait dit « tu verras, une fois que tu auras déménagé tu te demanderas pourquoi tu ne l’as pas fait avant! »

Voilà trois saisons que nous avons quitté le très chouette quartier du parc de la tête d’Or pour vivre à 10km de Lyon, dans une maison, située dans un petit village.

Ca veut peut être rien dire pour vous, pour l’ex-pure citadine que je suis ça veut dire beaucoup…

Je suis rassurée d’être proche de la ville, avec un accès rapide à « tout ». Et j’ai le sentiment grandissant, au fil des mois, que « tout », est ici.

Oui les possibilités de sorties culturelles et les soirées ciné, théâtres, les conférences, ou que sais-je, sont limitées. Elles l’étaient déjà pour moi à Lyon, depuis la naissance des enfants, puisque mon amoureux travaille le soir et que pour sortir je faisais appel à une babysitter, de façon très ponctuelle.

Cela n’a pas changé. Enfin si le babysitter est moins cher et il faut le raccompagner 😉

Ce qui change, c’est que lorsque les enfants sont couchés, si j’en ai envie, j’ai la possibilité de sortir… dans mon jardin. Cela me suffit pour que je me sente libre et non plus enfermée.

Ce qui change, c’est que lorsque l’on vivait à Lyon, on avait très souvent besoin, de sortir de la ville, d’évasion, d’ailleurs, de weekends, d’escapade, de voyages. Je suis toujours heureuse de voyager et curieuse de découvertes mais le besoin s’est mué en envie, et c’est bien différent.

Ce qui change, c’est que j’aime vraiment rentrer lorsque l’on s’est absenté quelques jours!

Ce qui change c’est la façon de consommer. On n’achète plus les mêmes choses, les postes de dépenses évoluent. Les prix sont moins élevés pour les produits de consommation courante, alors qu’on est seulement à 10 km du centre de Lyon. Je ne réalisais pas que tout était si cher….

Ce qui change c’est qu’on a troqué les sushis du dimanche soir par des bbq et par les plats du Chinois du coin qui prépare tout à la commande. C’est un peu long, mais succulent.

Ce qui change c’est le retour de l’école. Plus besoin d’aller au square, alléluia! Les enfants peuvent goûter et jouer dehors et même se baigner si la météo le permet.

Ce qui change c’est que les enfants ont tous les deux leur chambre et qu’ils peuvent jouer dehors pendant que je fais autre chose.

Ce qui change c’est qu’aux beaux jours ils peuvent ressortir un moment après le dîner.

Ce qui change c’est la vue. Une jolie vue en ville, sur les toits, aussi panoramique soit elle, ne vaut pas, selon moi, la vue sur les arbres et les fleurs que nous avons depuis chaque pièce.

Ici dedans comme dehors j’ai un contact permanent avec la nature. Ici j’ai une porte à ouvrir et l’accès direct aux levés de soleil, à la vue sur les montagnes lorsque le ciel est dégagé. Ici je peux mettre les mains dans la terre et prendre l’air quand ça me chante.

Ce qui change c’est la notion d’espace. A Lyon la promiscuité commençait vraiment à me peser et j’avais besoin de passer de plus en plus de temps chaque jour au parc pour équilibrer, trouver un peu de calme dans cette agitation.

Ce qui change c’est qu’on laisse + de place pour le vide, le repos, pour être ensemble, s’ennuyer. Et je ne bouillonne plus « alors on fait quoi?! ». On a bien simplifié, si on ne prévoit rien c’est Ok. Je ne m’ennuie jamais vraiment de toute façon.

Ce qui change c’est le chauffage et la façon de se vêtir . Nous vivions dans un appart surchauffé (chauffage collectif) où l’on ne connaissait pas les pulls.

La maison est près d’un sous bois, cela signifie que l’hiver il fait froid. Au petit matin et à la tombée de la nuit, il fait frais, même l’été. Donc petit à petit on investit dans des vêtements chauds. On a débuté avec une polaire chacun (la base!) et je me suis offert un pull et un gilet en cachemire.

Ce qui change c’est la connexion aux saisons. Ici, c’est du concret. A l’automne il y a des feuilles à ramasser  et du bois à faire livrer et ranger pour se chauffer, l’hiver il faut saler le chemin, au printemps les haies sont à tailler etc… En ville on ne se rend pas compte de tout ça! Cela peut sembler contraignant, mais j’ai aimé chacun de ces moments.

Ce qui change c’est le rapport humain. Ce qui m’a plu en arrivant dans ce village, c’est l’accueil que nous a réservé le personnel de la mairie. La secrétaire avait pris quelques minutes pour nous accompagner jusqu’à l’école, nous montrer où se trouvait la cantine, la bibliothèque.

La maîtresse de Jolie douceur m’avait envoyé des sms avant sa rentrée en petite section et la maîtresse de Grand bonheur téléphone si celui ci est malade pour prendre de ses nouvelles. Ca en ville, je ne l’ai jamais vu!

Ce qui change c’est la gestion des déchets. En ville on ne se posait pas la question, on descendait nos poubelles dans le local et basta.

Ici le ramassage se fait une fois par semaine, et tous les 15 jours pour le tri. Il faut y penser, descendre (et remonter!) la poubelle soi-même au bon moment. C’est l’occasion de prendre conscience du volume de déchets que l’on produit, qui est conséquent, alors qu’on pensait que « ça allait » et ça booste les petites actions qui vont dans le sens du « zéro déchet ».

Ce qui change c’est la vie sociale. Ici nous avons plus de place pour recevoir, la maison est souvent pleine de copains, de famille. Une maison c’est fait pour partager, non?

Ce qui change c’est que mon amoureux est plus détendu alors que pour lui le déménagement a induit des trajets. Trajets qui l’aident à couper du boulot. Et étonnamment il rentre souvent + tôt qu’avant.

Ce qui change, c’est notre conscience, on se sent davantage connectés à la nature, y compris la beauté de la nature humaine.

 

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Home sweet home par Grand bonheur 5 ans