LA VIE EN PLUS JOLIE

Recentrage et sororité

2019 débute en fanfare avec quelques perturbations autour de moi et donc un fort besoin de recentrage, de rester alignée, droite dans mes bottes.

C’est une belle opportunité de vivre mes valeurs.

Ce n’est pas si évident quand ça tangue autour pour les gens que j’aime de m’autoriser à me caler un RDV pour un massage, aller chez le coiffeur.

Pourtant je le sais il faut prendre soin de soin pour pouvoir prendre soin de ma famille. On ne peut pas donner quand la réserve est vide.

Il faut du courage pour s’offrir la première place dans sa vie!

Cette semaine je m’autorise à mettre les enfants à la garderie, un peu, le soir. Alors que je suis à la maison.

Alors que leur père me dit bah je ne les verrais pas.

J’ai besoin de les voir un peu moins, de déléguer un peu plus, de prendre de la hauteur, pour mieux les retrouver, sans passer par la case gestion automatique du quotidien.

J’ai besoin de quelques heures supplémentaires de calme pour retrouver le plaisir des moments ensemble, pour ne pas me sentir enfermée dans la maternité, écrasée par la logistique de la vie à cinq et aspirée par le tourbillon en solo de la tranche 17h/20h.

J’ai besoin de quelques heures récurrentes sans le petit morceau. Sans enfant du tout. Pour être juste moi.

Je m’interroge sur ce que je transmets comme exemple à mes enfants, à mes fils et en particulier à ma fille, si sauvage, pure et libre, lorsque je m’applique à tout gérer, lorsque j’accepte de passer après les autres, après le reste.

Aujourd’hui j’ai appelé des copines pour caler des moments ensemble.

C’est fou, quand je commence à me sentir débordée je me coupe du monde, et ça ne m’aide pas! J’ai décidé de changé ça…

Une amie me disait que l’autonomie véritable ce n’est pas de tout faire soi-même.

Après avoir noté ces moments pour les semaines à venir, sur mon bel agenda, je me sentais déjà mieux, reboostée, joyeuse!

La sororité a un pouvoir régénérant, cette reliance me donne une force et j’y trouve un immense soutien, une douceur puissante et rayonnante.

Ces moments sont d’utilité publique 😉

J’ai envie de laisser le flot de la vie couler, de me laisser porter, de simplicité.

Après ces échanges entre femmes, ces moments où je me sens écoutée, accueillie, aimée dans ma vulnérabilité je me sens mieux connectée avec mon homme.

Quand je suis rechargée je sens qu’il n’a pas besoin de combler mes attentes, je le fais moi même.

Si je me déconnecte de ce soutien féminin je me sens incomprise, la colère monte et les reproches fusent… Rien de constructif…

Un autre pole important pour moi en cas de fatigue (physique, mentale, émotionnelle) c’est l’alimentation.

Depuis quelques jours je me chouchoute. Je me fais des jus, des smoothies, de belles salades. Du rapide, simple, nourrissant, cru, coloré. Mon énergie change en quelques jours.

Aujourd’hui j’ai appelé pour intégrer un cours de yoga. Oui c’est possible en cours d’année! Je sens que le moment est venu. Mon corps chéri j’ai entendu ton appel, c’est bon, je suis là pour toi. Merci de ta patience. Je t’aime!

Ah 2019 tu commences fort, ça tangue oui mais pour mieux ancrer l’équilibre…

Je me promets de prendre soin de ma lumière.

LA VIE EN PLUS JOLIE

Vulnérabilité

Accepter ma vulnérabilité, c’est un des aspects les plus délicats de la grossesse.

Les trois premiers mois, j’étais bien à plat. J’ai dormi autant que j’ai pu et tout de même assuré en solo le soir, une partie des vacances d’été.

Je retrouve de l’énergie, mais je sens qu’il faut que j’y aille piano.

Fini les journées à arpenter la ville en long en large et en travers.

Fini les grands trajets de plus d’une heure aller retour en voiture.

Je n’ai pas besoin que le médecin me le dise.

Je le sais, je le sens.

C’est frustrant, parfois, ce mode slow activé alors que dans ma tête je suis à fond.

Je m’écoute, pas envie de renouveler l’expérience de la prématurité ou celle de l’hospitalisation, de l’alitement.

Non.

Pour ce dernier bébé, j’ai envie d’expérimenter la sérénité, grossesse incluse.

Lundi j’ai ouvert les vannes, laisser couler mes larmes. Un gros chagrin, sorti des tripes, comme ça, sans raison particulière, puisque je suis heureuse, que j’ai tout pour l’être.

Je me suis sentie libérée, profondément.

Ensuite, il y avait à nouveau de la place en moi pour la joie, la gratitude.

J’invite autant que possible les enfants à exprimer leurs émotions, et ainsi, les colères  passent assez vite.

Je suis douce avec mes amies, à l’écoute, en leur disant que oui, parfois ça va pas et on a le droit, même si on a tout.

Il était temps que je m’autorise aussi à lâcher prise.

J’accepte cette ambivalence de la grossesse, j’accepte d’être vulnérable, me libérant ainsi de schémas familiaux où il faut être courageux, positif, coûte que coûte, et donc enfouir bien profond certaines émotions.

J’ai demandé de l’aide, alors que je n’ai pas atteint mon point de rupture, que je pourrais encore gérer, en faisant un effort.

Une aide ménagère viendra deux heure par semaine, plus si besoin. Yeah!

Je lâche prise et préserve mon énergie pour me focaliser sur ce qui me fait du bien.

C’est peut être simplement ça être responsable?

Je n’ai pas besoin de m’épuiser, d’aller toucher mes limites.

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