KIDS, LA VIE EN PLUS JOLIE

Préparer l’après

Avec cette grossesse, certains projets sont remis à plus tard.

Les priorités changent et je l’accepte.

La petite enfance, si précieuse, ne dure qu’un temps et j’ai envie de vivre pleinement ces moments là, une dernière fois.

N’empêche, on est à un stade assez confortable où l’on peut bouger avec les enfants quasi sans contraintes logistiques, le choix d’activités est devenu vraiment sympa.

L’arrivée de ce bébé boulversera-t-elle cet équilibre?

Probablement un peu.

Mais on peut faire tellement de chose avec un bébé, alors qu’avec deux tout petits c’était un peu + corsé.

La grossesse me pousse à lever le pied, à limiter les trajets, la marche, les efforts en tout genre et c’est un peu frustrant.

Pour tenir le cap, pour me préparer sans doute aussi, je me projette sur notre vie, après.

J’ai longtemps pensé qu’avec trois enfants on ne pouvait plus rien faire.

Et puis, plusieurs familles autour de moi continuent de sortir, de bouger, de vivre tout simplement.

Alors je liste mes envies, des projets à réaliser en famille, pour ne pas que notre vie soit uniquement focalisée sur cet enfant, car un troisième, j’en suis finalement persuadée, suit le mouvement.

Ce billet de Caro m’a donné envie de planifier une petite virée en Italie, au printemps prochain, quand on sera cinq.

J’aime avoir des voyages en ligne de mire. La préparation est déjà un plaisir en soi.

Cet été nous ne sommes pas allés en Italie et nous n’irons probablement pas non plus l’été prochain.

J’ai besoin de cette légèreté italienne, de connecter cette joie en moi qui s’anime dès que je passe la frontière. Ca ne s’explique pas, c’est dans le sang.

Torino est à quatre/cinq heures de Lyon et c’est une ville que j’adore.

Ca peut être un chouette cadeau de naissance, pour notre famille.

Et c’est un voyage qui peut facilement s’organiser sur trois ou quatre jours, avec un airbnb qui va bien.

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VOYAGES & BALADES

Ciao Italia

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Ici, en Italie, le temps coule doucement.

Le premier soir, après deux jours de voyage, on a déchargé la voiture et filé pour admirer le coucher du soleil et se baigner. Magie…

Les enfants jouent des heures dans le jardin, s’improvisent un bbq de fortune, pendant que leur père fait griller les courgettes à côté.

On se régale de mozzarella extra fraîche, de fruits et légumes au goût d’été. What else?

Ici les cocktails sont à 5 euros et on peut s’offrir un restau (antipasto pizza et vin) pour 35 euros à quatre. Ici nous sommes riches!

Nous allons nous baigner tôt le matin, nous avons alors l’immense plage presque pour nous seuls et leurs éclats de rire se mêlent aux roulis des vagues. Je grave ces moments en moi, leur enfance, notre famille, ce lieu, mon bonheur…

Ici tous mes sens sont nourris.

Entendre et parler italien, écouter la radio, parler avec les mains et m’adapter si vite.

Me régaler à chaque repas, ouvrir grand les yeux devant la nature si belle et abondante, sentir l’odeur du figuier au réveil, l’air marin, le basilic, le romarin, le fenouil sauvage et la lavande.

Sentir le vent dans les cheveux, le sable fin sous mes pieds et la douche à 50 cents après la plage. Me sentir vivante…

Les siestes, le temps pour lire, écrire, rêver l’avenir, avant de ressortir lorsque la grosse chaleur se dissipe.

Et puis cette maison de famille. Pas de chichi mais ses particularités que j’aime tant…

La stradina étroite pour y arriver, fait partie du folklore.

Il y a toujours cette toile cirée imprimée de citrons, la machine à laver qui a plus de 30 ans, le lézard qui sort sur la terrasse à la nuit tombée.

Et puis eux, les miens. Ceux d’ici et ceux de là bas, sans qui rien ne serait pareil, sans qui rien n’aurait vraiment de sens, ni ne serait aussi beau.