KIDS

Envisager un congé parental

Cette année j’ai eu un « congé parental ».  Le genre de congé parental où les enfants sont à l’école et où tu bosses pas.

C’était bon, c’était doux. Pour moi, pour eux, pour nous.

J’ai bien vécu cette période de « rien ». Finalement mieux que lorsque je travaillais à la maison tout en élevant les enfants et en faisant tourner la baraque.

Quel luxe d’avoir le temps de tout. D’organiser des sorties, d’inviter plein de monde, de me consacrer à des choses simples qui me nourrissent. D’avoir le temps d’être seule, ce qui est un besoin important pour mon équilibre.

Je savais que cette situation serait temporaire. Je me suis interrogée sur l’après, sans vraiment réussir à me décider. Quid du mercredi, des vacances scolaires, des horaires de Mister B, avec lesquels composer.

J’aime travailler. J’aime aussi ne pas travailler.

Et puis, les questions existentielles sont reportées puisqu’un troisième enfant vient agrandir la famille.

La question du congé parental se pose cette fois-ci.

Une opportunité, une chance que je n’ai pas connu, puisque pour les deux précédents j’ai travaillé, parce qu’à ce moment là il le fallait. Par besoin d’un complément plus important que le congé parental et par besoin d’avoir un travail pour avoir un statut social.

Pour cette, probablement dernière, expérience de la maternité je vois les choses sous un autre angle. Je ne sens pas, pour l’instant, ce besoin de reconnaissance extérieure pour me sentir épanouie.

Je n’ai plus l’envie de cumuler les mandats et de travailler de chez moi, tout en élevant un enfant et en assurant seule le soir, avec les trois.

C’est important pour moi de cultiver des centres d’intérêts, de pratiquer des activités, même toutes simples, qui me font plaisir.

Je ne me sens pas que mère.

Je ne suis pas que mère.

J’existe aussi en dehors d’un travail.

Je ne suis pas mon travail.

Quel qu’il soit, un poste reste un rôle, même s’il est accompli de bon cœur.

Je me sens (de moins en moins mal) à l’aise lorsqu’on me demande ce que je fais dans la vie, et que mon interlocuteur insiste avec un et sinon? lorsque je réponds que j’élève mes enfants.

Je ne comprends pas vraiment pourquoi, en 2017, élever ses enfants n’est pas valorisé par la société.

Alors qu’en ces temps modernes, cela relève souvent d’un choix.

Alors qu’on accorde de la valeur à quelqu’un dont le travail est de s’occuper d’enfants.

J’écris ça, maintenant, au début du deuxième trimestre, j’ai conscience que j’aurai probablement des moments de lassitude, mais je commence à me connaître et je sais aussi à quel point j’aime être présente pour toutes ces étapes fondamentales des premiers mois, premières années.

J’ai « toute la vie » pour travailler, alors que le temps de la maternité c’est maintenant et j’ai envie de profité à fond, de ces moments qui ne reviendront pas.

Pour me préparer à mener à bien ce projet de congé parental, j’envisage un renfort, qui passe par une aide ménagère, qui devrait se mettre en place dans les mois qui viennent d’ailleurs, pour me soulager pendant la grossesse, et les premiers mois du congé maternité, sans que les tâches se répercutent sur Mister B, qui fait déjà bien sa part.

Ce troisième enfant, arrive après un cheminement où j’ai appris avec les premiers. J’ai déjà une idée concrète de ce que signifie passer des journées avec trois enfants, pour l’avoir fait pendant plusieurs années, en tant qu’assistante maternelle, avec des enfants plus petits et moins autonomes (y compris les miens).

Lors de ce cheminement, de mes précédentes expériences de la maternité, j’ai commis des erreurs, utiles, puisqu’elles me permettent, il me semble, d’avoir aujourd’hui davantage de discernement et de vivre aussi cette aventure de façon moins fusionnelle, et pourtant plus soudée, dans mon couple.

La parentalité, quel sujet passionnant!

Voilà la question du potentiel congé parental soulève bien des sujets, notamment celui de la valeur.

Ce temps là est précieux, d’une grande valeur.

C’est un cadeau qu’on offre, à soi même, à sa famille et puis, par rayonnement, à toute la société.

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KIDS

Un, deux, trois

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J’ai commencé à écrire un article avec 10 petits choses, ces 10 petits bonheurs qui font du bien au cœur, au corps, à l’âme.

Et puis non, une jolie nouvelle comme celle-ci ne peut décemment pas se glisser au milieu d’une liste.

Cette nouvelle là, c’est un bonheur entier, complet.

La joie de notre famille.

Nous ne sommes pas dans le délai que recommande la prudence, pour une annonce réglementaire, mais on s’en fiche, non?!

Cette nouvelle là, c’est le petit secret que les enfants ont déjà deviné, sans qu’aucun n’indice ne leur soit donné, sans qu’aucun mot ne leur soit soufflé.

C’est une nouvelle toute fraîche, précieuse.

Un trésor.

Un petit cœur, minuscule, qui bat si fort à l’intérieur de moi et qui fait de moi la plus heureuse des femmes, des amoureuses, la plus heureuse des mamans.

LA VIE EN PLUS JOLIE, MAISON DU BONHEUR

Vivre dans une maison ça change quoi?

On me demande souvent si je suis toujours contente de notre choix de vie.

Oui, dix mille fois oui.

On m’avait dit « tu verras, une fois que tu auras déménagé tu te demanderas pourquoi tu ne l’as pas fait avant! »

Voilà trois saisons que nous avons quitté le très chouette quartier du parc de la tête d’Or pour vivre à 10km de Lyon, dans une maison, située dans un petit village.

Ca veut peut être rien dire pour vous, pour l’ex-pure citadine que je suis ça veut dire beaucoup…

Je suis rassurée d’être proche de la ville, avec un accès rapide à « tout ». Et j’ai le sentiment grandissant, au fil des mois, que « tout », est ici.

Oui les possibilités de sorties culturelles et les soirées ciné, théâtres, les conférences, ou que sais-je, sont limitées. Elles l’étaient déjà pour moi à Lyon, depuis la naissance des enfants, puisque mon amoureux travaille le soir et que pour sortir je faisais appel à une babysitter, de façon très ponctuelle.

Cela n’a pas changé. Enfin si le babysitter est moins cher et il faut le raccompagner 😉

Ce qui change, c’est que lorsque les enfants sont couchés, si j’en ai envie, j’ai la possibilité de sortir… dans mon jardin. Cela me suffit pour que je me sente libre et non plus enfermée.

Ce qui change, c’est que lorsque l’on vivait à Lyon, on avait très souvent besoin, de sortir de la ville, d’évasion, d’ailleurs, de weekends, d’escapade, de voyages. Je suis toujours heureuse de voyager et curieuse de découvertes mais le besoin s’est mué en envie, et c’est bien différent.

Ce qui change, c’est que j’aime vraiment rentrer lorsque l’on s’est absenté quelques jours!

Ce qui change c’est la façon de consommer. On n’achète plus les mêmes choses, les postes de dépenses évoluent. Les prix sont moins élevés pour les produits de consommation courante, alors qu’on est seulement à 10 km du centre de Lyon. Je ne réalisais pas que tout était si cher….

Ce qui change c’est qu’on a troqué les sushis du dimanche soir par des bbq et par les plats du Chinois du coin qui prépare tout à la commande. C’est un peu long, mais succulent.

Ce qui change c’est le retour de l’école. Plus besoin d’aller au square, alléluia! Les enfants peuvent goûter et jouer dehors et même se baigner si la météo le permet.

Ce qui change c’est que les enfants ont tous les deux leur chambre et qu’ils peuvent jouer dehors pendant que je fais autre chose.

Ce qui change c’est qu’aux beaux jours ils peuvent ressortir un moment après le dîner.

Ce qui change c’est la vue. Une jolie vue en ville, sur les toits, aussi panoramique soit elle, ne vaut pas, selon moi, la vue sur les arbres et les fleurs que nous avons depuis chaque pièce.

Ici dedans comme dehors j’ai un contact permanent avec la nature. Ici j’ai une porte à ouvrir et l’accès direct aux levés de soleil, à la vue sur les montagnes lorsque le ciel est dégagé. Ici je peux mettre les mains dans la terre et prendre l’air quand ça me chante.

Ce qui change c’est la notion d’espace. A Lyon la promiscuité commençait vraiment à me peser et j’avais besoin de passer de plus en plus de temps chaque jour au parc pour équilibrer, trouver un peu de calme dans cette agitation.

Ce qui change c’est qu’on laisse + de place pour le vide, le repos, pour être ensemble, s’ennuyer. Et je ne bouillonne plus « alors on fait quoi?! ». On a bien simplifié, si on ne prévoit rien c’est Ok. Je ne m’ennuie jamais vraiment de toute façon.

Ce qui change c’est le chauffage et la façon de se vêtir . Nous vivions dans un appart surchauffé (chauffage collectif) où l’on ne connaissait pas les pulls.

La maison est près d’un sous bois, cela signifie que l’hiver il fait froid. Au petit matin et à la tombée de la nuit, il fait frais, même l’été. Donc petit à petit on investit dans des vêtements chauds. On a débuté avec une polaire chacun (la base!) et je me suis offert un pull et un gilet en cachemire.

Ce qui change c’est la connexion aux saisons. Ici, c’est du concret. A l’automne il y a des feuilles à ramasser  et du bois à faire livrer et ranger pour se chauffer, l’hiver il faut saler le chemin, au printemps les haies sont à tailler etc… En ville on ne se rend pas compte de tout ça! Cela peut sembler contraignant, mais j’ai aimé chacun de ces moments.

Ce qui change c’est le rapport humain. Ce qui m’a plu en arrivant dans ce village, c’est l’accueil que nous a réservé le personnel de la mairie. La secrétaire avait pris quelques minutes pour nous accompagner jusqu’à l’école, nous montrer où se trouvait la cantine, la bibliothèque.

La maîtresse de Jolie douceur m’avait envoyé des sms avant sa rentrée en petite section et la maîtresse de Grand bonheur téléphone si celui ci est malade pour prendre de ses nouvelles. Ca en ville, je ne l’ai jamais vu!

Ce qui change c’est la gestion des déchets. En ville on ne se posait pas la question, on descendait nos poubelles dans le local et basta.

Ici le ramassage se fait une fois par semaine, et tous les 15 jours pour le tri. Il faut y penser, descendre (et remonter!) la poubelle soi-même au bon moment. C’est l’occasion de prendre conscience du volume de déchets que l’on produit, qui est conséquent, alors qu’on pensait que « ça allait » et ça booste les petites actions qui vont dans le sens du « zéro déchet ».

Ce qui change c’est la vie sociale. Ici nous avons plus de place pour recevoir, la maison est souvent pleine de copains, de famille. Une maison c’est fait pour partager, non?

Ce qui change c’est que mon amoureux est plus détendu alors que pour lui le déménagement a induit des trajets. Trajets qui l’aident à couper du boulot. Et étonnamment il rentre souvent + tôt qu’avant.

Ce qui change, c’est notre conscience, on se sent davantage connectés à la nature, y compris la beauté de la nature humaine.

 

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Home sweet home par Grand bonheur 5 ans

 

LA VIE EN PLUS JOLIE

10 Petites choses #5

Cultiver les petites et grandes joies, l’extra-ordinaire…

Hop hop dix petites choses qui m’ont mises en joie ces dernières semaines.

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1/ La jolie pochette Antik Batik. Eté je suis prête!

2/ L’installation d’un carré potager avec salades, épinards, tomates et puis plein d’herbes aromatiques.

3/ Le come back du Reiki, les soins proposés et la joie diffusée.

4/ Cette vidéo de Amma, qui a profondément touché mon âme, mon cœur de femme et de mère. D’ailleurs j’ai l’intention ferme de rencontrer cette femme hors du commun cette année.

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5/ L’ouverture de la saison piscine, les rires des enfants, le luxe des baignades après l’école.

6/ L’organisation du mois de juillet pour les petits et la réservation d’un atelier pour l’Odysée des bulles au Musée des Confluences. Merci Sophie du bon plan!

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7/ Les salades multicolores

 

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Œuvre de Stanya Kahn

8/ La chouette expo LA une fiction au MAC, une invitation à voir au delà des apparences. Si cela vous tente, je vous recommande la visite guidée qui apporte un vrai plus. J’ai particulièrement apprécié les œuvres colorées de Stanya Kahn

9/ Les mots d’enfants de ma Jolie douceur, dont je me délecte car je sais que bientôt sa langue ne fourchera plus. En attendant je souris quand elle me raconte des anecdotes à base de cochons-dingues (cochon d’Inde), de baillettes (paillettes) ou lorsqu’elle réclame sa rousse de couette, une grobe qui tourne ou des vacances en pamping car!

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10/ Les roses, les campanules, les pivoines en fleurs (et d’autres encore dont je ne connais pas le nom) dans mon jardin, je n’en fini pas de m’émerveiller.

AU JARDIN, LYON, MAISON DU BONHEUR

Comme un goût de vacances

Les enfants n’avaient pas école vendredi.

Nous avions donc quatre jours et demi, et pas de programme précis, si ce n’est celui de passer du bon temps.

Mercredi et jeudi nous sommes restés à la maison, pour bidouiller, dessiner tous les trois côte à côte et découvrir le super sand. Gros succès, la petite (4 ans) ne voulait plus s’arrêter!

 

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land art
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Parc de la tête d’or

Vendredi nous avons pic niqué tous les trois au parc de la tête d’or, à l’ombre d’un arbre remarquable et confectionné un mandala avec des pommes de pin et des pétales de roses, trouvés par terre, en abondance, du côté de la roseraie.

On a marché, beaucoup, avant de rejoindre Mister B, après le service. Les enfants ont un bon rythme maintenant.

Et puis ce weekend, la maison s’est remplie de cousins, de rires, d’odeur de crème solaire. Les sandalettes se sont alignées le long de la piscine, et enfin le moment de la première baignade, tant attendue, est arrivé.

On a sorti la grande table pliante qui sent encore le pin, j’ai préparé des salades colorées, du houmous, et l’on s’est régalé de merguez, accompagnées d’un verre vin blanc bien frais.

Les salades de fruits partagées à l’heure du goûter et les sorbets ont mis tout le monde d’accord.

Nous étions si bien, qu’on a oublié les pseudo impératifs pour prolonger le moment en famille. A la place, on douché les enfants deux par deux, préparé des mojitos avec la menthe du jardin, à l’heure de l’apéro, improvisé des pizzas avec ce qu’il y avait dans le frigo.

Nous avons repousser, un peu, l’heure du coucher pour offrir la possibilité aux enfants de jouer encore dans le jardin, après le dîner. On se sentait libre, comme en vacances. La vie dans cette maison est si douce.

muffin
bonne fête maman

Et puis dimanche, la fête des mères. Les jolis cadeaux, préparés avec tant de soin, le plateau du petit dej dressé en secret par mon Grand bonheur, le poème qui m’a fait verser ma larme de joie à 9h du matin et le muffin avec une rose en pâte à sucre.

Rien de foufou, juste nous et des mots doux distillés tout au long de la journée.

Et l’envie de revenir consigner ici ces instants sacrés.

LOVE LOVE LOVE

Notre Saint Valentin

20170214_133210.jpgCette année, nous célébrons la Saint Valentin de façon particulière. En mode pur plaisir, collect moment not things!

Le bonheur passe par l’expérience, plus que par l’objet, même si j’aime ce qui est beau, le luxe, les symboles riches en valeur, et bon, oui, aussi les fleurs et les mots doux.

Bref…

Mon amoureux a une passion dont il connaît les aspects techniques sur le bout de doigts. Alors j’ai proposé qu’il se fasse lui même son cadeau, qu’il se choisisse ce qui le fait vraiment kiffer.

Et qu’il s’offre du temps libre pour apprécier et pratiquer sa passion, tout au long de l’année.

En parallèle, j’ai pris RDV chez le coiffeur et le 14 février c’était la seule date qui collait. Soit!

J’avais envie d’un massage, d’offrir du temps et de l’amour à mon corps qui donne tant, à qui j’ai tant demandé ces dernières années.

L’aimer tel qu’il est et le chouchouter. L’observer, l’accepter et faire la paix.

L’accepter dans son imperfection, dans sa perfection, avec son histoire, ses courbes, ses zones souples et celles (très) tendues. Et les vergetures. Parce que tout ça c’est moi.

Le massage est une expérience assez intime, et il m’a fallu plusieurs années pour oser franchir la porte d’un institut.

Il y a 8 ans j’avais reçu mon premier coffret et je n’avais pas osé y aller. Par pudeur.

Et puis la parentalité m’a transformé; sur bien des plans d’ailleurs.

On m’a offert des massages à des moments clés : pour mon anniversaire alors que j’attendais notre premier enfant, après la naissance de notre fille (quel beau cadeau pour jeune une maman), et pour mes 30 ans.

Cette fois ci je n’ai pas attendu qu’on me le propose, je me le suis offert à moi même, j’ai choisi un bel institut, un massage Lomi Lomi et j’ai choisis mon RDV, pour la Saint Valentin.

Ce n’est pas rien de se mettre nue, de confier son corps, s’abandonner face à un(e) inconnu(e).

Mes mains, mon ventre, sont des zones fragiles, sensibles.

Je me suis répétée un mantra, pour canaliser mon mental, lâcher prise sur l’extérieur, revenir à moi, à mes sensations, pour apprécier l’expérience profondément et accéder à une relaxation divine..

A la fin, j’ai savouré un thé dans un calme ouaté, celui du salon, et le calme à l’intérieur de moi.

Dire avec une confiance nouvelle, non merci je ne prendrai pas les produits proposés.

Et me surprendre encore +, en osant planifier un RDV le mois prochain.

Laisser les cuirasses, les armures, me réconcilier, avec chaque part de moi, en douceur et accepter qu’il me faut encore un peu de temps pour m’aimer en totalité.

Dire ciao à la culpabilité, oser apprécier ce présent, ce temps libre, l’honorer, alors qu’autour de moi tout va si vite et que les autres travaillent à fond aujourd’hui.

En sortant j’ai été marcher au parc avant de retrouver mon amoureux, à la fin du service.

Cette année, pas de roses, de restau en tête à tête, de champagne ou de bijoux.

Rien de tout cela, mais le plaisir pour soi et la joie du quotidien et la gratitude pour notre vie.

Une heure tous les deux, à se parler vrai.

Partager un goûter tous les quatre, avec nos deux enfants, à 16h45 à la maison et des petits gâteaux préparés par ses soins.

Sa soirée il l’a passe au boulot, dans le restaurant, son restaurant, notre restaurant, dont il a si longtemps rêvé.

Et moi à veiller sur notre famille, régénérée par cette journée.

Je nous sens connectés, si fort, il est là pour moi, pour nous, absent ce soir mais tellement présent et investi pour que tout cela soit notre réalité.

Alors voilà c’est la Saint Valentin, la fête de l’amour, de l’amour de Soi, de l’amour qui rayonne de moi à lui, de lui à moi.

LA VIE EN PLUS JOLIE

10 Petites choses #3

Que de belles rencontres et de jolies synchronicités.

Allez, zou 10 petites choses qui font chaud au coeur

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1/ Le sublime magazine Respire et le mimosa. Le duo parfait offert par mon amoureux.

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2/ Mon cadeau d’anniversaire honoré avec joie.

La petite balade au soleil couchant, le dîner en amoureux, la nuit et le petit dej juste lui et moi.

J’ai adoré ce cadeau d’anniversaire génial. Cerise sur le gâteau, ceux qui m’ont offert le coffret wonderbox, veillaient sur les enfants et nous ont invité à déjeuner le dimanche midi. Merci les amis!

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3/ Découvrir les grandes serres du parc et les camélias en fleurs.

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4/ La visite guidée et gratuite de l’opéra de Lyon. Un moment privilégié qui donne archi envie d’assister à une représentation.

5/A la sortie de l’opéra, après un moment pour revenir à la réalité , dans une toute autre ambiance,  je me suis laissée emporter par la joyeuse troupe « bouge tes pieds ». Des tambourins, des troubadours modernes, et beaucoup de bonne humeur.

6/ Mon amie V.  qui m’appelle pour proposer des places pour le match de rugby. Moi j’aime les fleurs, les balades, l’opéra, les sacs et les chaussures, je suis une femme dans toute sa splendeur. Mon mari, son truc c’est le rugby. Chacun ses joies et j’étais ravie pour lui.

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7/ Dimanche soir. Une fois les enfants couchés, dîner à deux d’un risotto à la truffe avec le Vosne Romanée qui va bien pour l’accompagner.

8/ Les inscriptions pour le centre aéré, pour les vacances de février. Et la dame qui me demande à quelle date y vont les enfants parce que les copains d’école ont envie de s’y inscrire en même temps.

9/ Ecrire, coller, découper, peindre.

10/ Les belles rencontres et la force de la sororité qui me touche si fort.

La gentillesse des femmes autour de moi. Une maîtresse d’une autre classe, qui fait des tresses de princesse à ma fille, une autre qui m’invite pour le thé m’ouvre sa maison, son cœur et me reçois comme une reine, alors qu’elle me connaît si peu, ou alors si bien déjà…

LA VIE EN PLUS JOLIE

Tout change

Une fois par an, nous faisons le point avec l’avocat très compétent, qui nous accompagne dans les formalités de notre société.

Cette année il n’était plus là, il a pris sa retraite.

Sa remplaçante est à l’écoute, simple, abordable, efficace, brillante.

On se comprend.

Elle nous parle à tous les deux et me regarde aussi. Ca veut peut être rien dire pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.

Elle me demande ce que je fais en ce moment. Je dis que je suis dans une période où je ne travaille pas. Enfin c’est pas tout à fait ça…

Comment expliquer en deux mots tout ce que je fais de façon gratuite, pour kiffer mon quotidien, tout en offrant à mon mari la possibilité de mettre en valeur son talent, et cela en respectant notre équilibre familial ?

Je médite chaque matin pour l’amour et l’éclosion des meilleurs potentiels de l’humanité, je prends soin de moi,

je planifie les anniversaires, les weekends en amoureux (si on ne planifie pas on peut en reparler dans 6 mois)

je vois mes amies, je tisse du lien, je fais de nouvelles rencontres, je me régale,

j’apprends la botanique, j’écris, je lis

je me suis mise au tricot,

je confectionne des sels de bain et je les offre,

je m’occupe des enfants, les prépare chaque matin, les emmène et vais les chercher à l’école à 16h30 et 11h20 le mercredi,

Je prépare les repas, pense à racheter des chaussettes taille 27, veille à ce qu’il reste une bûche de bois en haut pour le matin au réveil, en même temps, puisque j’y suis, je remonte des bières, ça fera toujours plaisir. Mille autres détails logistiques internes invisibles (enfin visibles s’ils ne sont pas accomplis). Heureusement mon mec est tout aussi impliqué.

Je gère les papiers du restau (aucun client ne remarque que les salariés et fournisseurs sont payés sauf si on ne le fait pas puisque l’entreprise coulerait),

Je propose des idées, pour notre entreprise, je recommence autrement et plus tard quand il me dit non et que pourtant ça me semble juste. Je les explique tout en le laissant décider et s’approprier l’idée. Les idées germent et quand mon homme voit la pousse alors la lampe s’allume.

Je fabrique du bonheur pour chacun de mille et unes minuscules façons comme m’a grand mère et tant d’autres me l’ont appris par l’exemple vivant.

Je rêve aussi de mon monde parfait car c’est ainsi que je plante les graines de demain.

Je lui offre par ma présence du temps pour se reposer et du temps pour lui, car cela est essentiel et nourrissant.

Et j’ai accepté cela, le travail dans l’ombre, la vie d’une femme au foyer (ou chômeuse ?!), pleine de richesses, pour qui sait les voir (il m’a fallu du temps…) parce que ce sont toutes ces petites choses qui sont précieuses et qui font tenir le reste debout.

J’ai accepté d’œuvrer en faveur de l’amour, quitte à ne plus être « rentable » parce que cela nous apporte plus et que les avantages sont, pour nous tous, pour le moment supérieurs au simple salaire que je pourrais apporté.

J’accepte d’être ce que je suis et c’est tout , et enfin, enfin, considérer que c’est assez.

J’accepte que tout change et que c’est une période où j’apprends, je facilite la vie des autres et leur offre la possibilité de briller parce que c’est ce que je fais le mieux et ce qui me semble juste. Qu’ai je de mieux ou de plus important à faire qu’aimer?

J’ai appris à trouver une certaine autonomie et liberté dans cette vie là en voyant le beau, tout ce qu’il fait pour moi, pour nous, son implication dehors comme dedans.

Et j’ai découvert la force de la sororité, ce lien qui unit les femmes, ce lien fort, quand ça va pas fort, qu’on est lasse et fatiguée, on appelle une copine, on se confie, on vide le sac (mais bordel comment se fait il qu’il soit devenu si lourd?!), on pleure, on rit et ça repart le cœur léger!

Bref pour faire simple, on est pas chez l’avocat pour parler de ma vie, mais de celle de notre société (énorme le miroir quand j’y pense), je dis que je ne suis pas salariée pour le moment.

Elle me dit: ah vous vous occupez de vos enfants de quatre et cinq ans et ce n’est pas rien, surtout avec un mari cuisinier.

Si elle savait.

J’en avais presque les larmes aux yeux.

En fait elle savait…

J’ai dit merci.

Et je réalise que ne connais même pas son nom…

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DOIGTS DE FEE, LA VIE EN PLUS JOLIE

10 Petites choses #1

J’ai des rêves démesurés et le goût du luxe, c’est vrai.

Cela dit, je m’émerveille de ces détails qui colorent le quotidien, vous savez l’extra dans l’ordinaire.

Voici 10 petites choses qui me mettent en joie. La plupart sont notées sur des petits papiers colorés, soigneusement pliés et glissés dans mon pot de gratitude.

Je parie qu’on prendra plaisir à les redécouvrir en décembre prochain en disant que mis bout à bout ça fait un sacré tas de bonheur !

10 petites choses donc:

1/ Débuter le tricot et adorer ça! Le point mousse c’est facile et une fois l’ouvrage débuté l’envie est irrésistible de monter des mailles encore et encore. La deuxième écharpe est en cours…

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2/Les grandes tablées au goûters avec les copains. La confection d’une galette à 12 petites mains.

3/La montagne de crêpes, qui disparaît à toute vitesse avec sept gourmands (c’était le weekend suivant, on réparti les calories!). Et la confiture de citrons qui se marie à merveille avec les crêpes et le cidre, on en parle?

4/Les soldes, l’occasion du shopping annuel des bottines. Des sublimes Laura Vita, made in France, pour avoir des fleurs aux pieds et booster n’importe quelle tenue basique.

Ces Pikolinos en cuir végétal. Belles, sobres et aussi confortables que des chaussons. Une de mes marques préférées où le prix me semble justifié par la qualité.

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Bottines Laura Vita

 

5/Le hors série Calme du magazine Simple Things, joli, inspirant. Je l’ouvre quand je m’accorde une pause, je lis un article par-ci, un autre par là, calée dans un fauteuil, près de la cheminée et le temps s’arrête.

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6/Le Dej Viet

7/Une soirée blottie contre mon amoureux, sous un plaid tout doux à verser quelques larmes devant la Cité de la Joie, pourtant vu 1000 fois.

8/La fabrication des sels de bains. J’ai bidouillé la recette de base, ajouté de l’huile essentielle de lavande à la place de la fragrance de violette, rajouté du gros sel non raffiné (en + du sel d’Epsom), un peu de poudre de rose de Damas et quelques gouttes de la synergie féminité de Bach. Un joli flacon et voilà.

Le bain c’est mon kif girly du dimanche, en fin d’après midi. J’allume une bougie, je mets une musique douce, je choisis un bouquin ou un magazine inspirant et je veille à ce que le chauffe serviettes soit en marche pour m’envelopper dans un drap de bain doux et moelleux à la sortie.

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9/ Les grass’ mat le weekend, avec un réveil à mon rythme, vers 8h. Trouver les enfants déjà debout qui jouent en silence. Les parents de jeunes enfants savent combien c’est précieux.

10/La vue du matin, que j’aime contempler avec un thé Lov Organic fumant. Et la lumière d’hiver où les minutes de soleil s’additionnent un peu plus chaque jour.

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MAISON DU BONHEUR

Home Sweet home

La réflexion a été longue. Je voulais déménager, j’avais besoin de plus d’espace.

Il voulait rester à Lyon, c’était pratique.

Comme toujours, avec un peu de temps, l’idée a germé.

Il voulait déménager.

J’étais prête à rester, je voyais à nouveau la chance qu’on avait de vivre à Lyon.

Je ne ressentais plus le besoin de fuir, de partir et de tout recommencer.

Et puis, la vie est drôle et le proprio met l’appartement en vente.

Acheter et faire des travaux ou déménager?

Pas encore prêts à acheter (par peur parce que dans ce quartier et à ce prix on pouvait faire une belle plus value)

Ok pour déménager.

Appart dans le quartier ou maison à l’extérieur de Lyon?

Il faut compter le même budget, c’est donc une histoire de choix.

On s’est décidé et on a listé nos critères.

Un espace extérieur pour prendre le petit dej, cultiver nos aromatiques, quelques légumes et des fleurs.

Une maison lumineuse, prête à être habitée, au calme, avec une vue dégagée, une chambre pour chacun, une grande pièce à vivre où l’on peut recevoir les copains, une baignoire et une fenêtre dans la salle de bain, des rangements.

Une école à proximité pour y aller à pieds, 10km maxi de Lyon…Avec un garage a-t-il ajouté..

Idéalement un bbq, une cheminée pour la chaleur du foyer, une piscine pour se rafraîchir l’été. Et une gare dans les environs.

Si vraiment tout est possible, il ajoute près d’une rivière et moi près d’un bois.

On se fixe un budget.

J’appelle le proprio, je lui dit qu’on est décidé, nous n’achèterons pas l’appart, nous partons pour une maison.

Il me dit j’en ai une à louer. A dix km de Lyon et que c’est marrant tient il y est, on peut visiter l’après midi même.

Il y va. Elle lui plait, il me montre des photos.

Elle remplit tous nos critères. TOUS.

A l’intérieur de moi, tous les feux sont verts, je sais déjà qu’il s’agit de celle là.

J’appelle mes employeurs, je leur dit qu’il va falloir trouver quelqu’un d’autre et que je ferais mon possible pour les aider.

Justement j’ai une amie et collègue qui est dispo à la date souhaitée. Je sais que je peux partir sereine, sans rien fuir, partir juste pour le plaisir.

Avant les vacances je poste la dédit en ayant l’impression de sauter dans le vide.

Le proprio donne son accord pour la location et nous remet les clés.

Le lendemain je vois enfin la maison, elle me plait tout de suite.

A notre retour d’Italie on boucle les cartons en une semaine, on met une couche de peinture blanche dans les chambres.

On emménage sous une pluie battante, un samedi d’été.

Une semaine après on signe le bail.

Karma? Hasard? Rien ne s’est fait dans l’ordre logique et pourtant tout est parfait.

Depuis je me réjouis chaque matin d’ouvrir les volets, d’observer le soleil pointer et les rouges gorges et les mésanges venir picorer.

Ici, je me sens chez moi et pour la première fois de ma vie, j’ai l’envie d’acheter et de rester. Parce que c’est notre maison.

Je fais le vœu qu’elle soit à nous sur le papier à la fin de l’année 2017, pour l’organisation je fais confiance à la vie!

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