maternité

45 minutes de sieste

Mercredi.

Grand bonheur a débarqué dans notre chambre à 6h30. Ca faisait longtemps que ce n’était pas arrivé. J’aurais bien dormi deux heures de plus…

J’ai réussi à prendre une douche, affilié le petit à la mutuelle familiale et préparer à manger pour midi entre deux tétées, avant d’aller récupérer les enfants à l’école.

Le chemin du retour est laborieux. Grand bonheur couine, la fatigue se fait sentir de son côté. Il me parle de ses cartes Pokemon. Il rêve de la collection entière. La fatigue se fait sentir de mon côté.

Je sors le petit dernier du manduca et il se met à pleurer au moment où on passe à table.

Le téléphone sonne deux fois, je ne réponds pas, le niveau sonore est trop élevé.

A la fin du repas je me sens dépassée.

L’aide ménagère est venue hier et la cuisine est sans dessus dessous. J’empile les assiettes sales.

Les vêtements et les chaussures trainent dans l’entrée. Il y a une machine à plier et une autre à mettre en route.

Mais pour l’instant, le petit troisième me réclame.

Le Grand couine encore. Tous ses livres d’activités sont tombés du casier de son bureau, il y en a partour par terre. Argh!

Je m’allonge avec mon bébé pendant qu’il tête.

J’encourage mon Grand à ranger puis à venir s’allonger un quart d’heure à côté de nous.

Je n’ai rien à prouver.

Je n’ai pas à être la mère parfaite, l’épouse parfaite, la femme parfaite, l’amie parfaite.

Pas d’obligation à ce que la maison soit parfaitement propre et rangée à tout moment. Pas d’obligation à répondre dans la seconde quand on m’appelle ni à me justifier de ne pas y arriver.

Je laisse tout en plan.

Je ne propose pas d’activités manuelles.

J’autorise les grands à regarder un petit dessin animé pendant que je fais une sieste avec le petit lové près de moi.

Après ça, tout va mieux.

Tout redevient fluide, facile et joli. Alors que le mercredi aurait pu partir en vrille, tout rentre dans l’ordre après 45 minutes de sieste.

La logistique est gérée en trente minutes.

J’ai le temps de bouquiner un peu pendant que Jolie douceur est chez une copine et Grand bonheur à son activité. Le petit dort encore. Je réponds aux messages laissés ce midi et aux invitations en suspend.

Je me sens sereine, humaine et forte. Fière de moi, du chemin parcouru. Ma vulnérabilité m’enseigne le respect, l’écoute de mes besoins, la douceur pour moi même.

Je regarde les enfants jouer, le petit dans les bras de son père.

 

Je souris. Je suis là où je dois être.

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KIDS, LA VIE EN PLUS JOLIE

Préparer l’après

Avec cette grossesse, certains projets sont remis à plus tard.

Les priorités changent et je l’accepte.

La petite enfance, si précieuse, ne dure qu’un temps et j’ai envie de vivre pleinement ces moments là, une dernière fois.

N’empêche, on est à un stade assez confortable où l’on peut bouger avec les enfants quasi sans contraintes logistiques, le choix d’activités est devenu vraiment sympa.

L’arrivée de ce bébé boulversera-t-elle cet équilibre?

Probablement un peu.

Mais on peut faire tellement de chose avec un bébé, alors qu’avec deux tout petits c’était un peu + corsé.

La grossesse me pousse à lever le pied, à limiter les trajets, la marche, les efforts en tout genre et c’est un peu frustrant.

Pour tenir le cap, pour me préparer sans doute aussi, je me projette sur notre vie, après.

J’ai longtemps pensé qu’avec trois enfants on ne pouvait plus rien faire.

Et puis, plusieurs familles autour de moi continuent de sortir, de bouger, de vivre tout simplement.

Alors je liste mes envies, des projets à réaliser en famille, pour ne pas que notre vie soit uniquement focalisée sur cet enfant, car un troisième, j’en suis finalement persuadée, suit le mouvement.

Ce billet de Caro m’a donné envie de planifier une petite virée en Italie, au printemps prochain, quand on sera cinq.

J’aime avoir des voyages en ligne de mire. La préparation est déjà un plaisir en soi.

Cet été nous ne sommes pas allés en Italie et nous n’irons probablement pas non plus l’été prochain.

J’ai besoin de cette légèreté italienne, de connecter cette joie en moi qui s’anime dès que je passe la frontière. Ca ne s’explique pas, c’est dans le sang.

Torino est à quatre/cinq heures de Lyon et c’est une ville que j’adore.

Ca peut être un chouette cadeau de naissance, pour notre famille.

Et c’est un voyage qui peut facilement s’organiser sur trois ou quatre jours, avec un airbnb qui va bien.

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KIDS

Un, deux, trois

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J’ai commencé à écrire un article avec 10 petits choses, ces 10 petits bonheurs qui font du bien au cœur, au corps, à l’âme.

Et puis non, une jolie nouvelle comme celle-ci ne peut décemment pas se glisser au milieu d’une liste.

Cette nouvelle là, c’est un bonheur entier, complet.

La joie de notre famille.

Nous ne sommes pas dans le délai que recommande la prudence, pour une annonce réglementaire, mais on s’en fiche, non?!

Cette nouvelle là, c’est le petit secret que les enfants ont déjà deviné, sans qu’aucun n’indice ne leur soit donné, sans qu’aucun mot ne leur soit soufflé.

C’est une nouvelle toute fraîche, précieuse.

Un trésor.

Un petit cœur, minuscule, qui bat si fort à l’intérieur de moi et qui fait de moi la plus heureuse des femmes, des amoureuses, la plus heureuse des mamans.