maternité

Se préparer à la naissance

Pour ma troisième grossesse j’ai très vite ralenti la cadence, mis ma vie dynamique en pause bébé, pour vivre l’aventure à fond.

Je n’avais pas envie d’une préparation à la naissance classique et technique.

Je ne souhaitais pas m’imposer des RDV supplémentaires, la quotidien étant déjà assez rempli avec le suivi de grossesse, deux enfants de 4ans 1/2 et 6 ans et un mari qui travaille beaucoup et tous les soirs en semaine.

J’avais surtout besoin de repos et l’envie très forte d’être dans ma bulle.

J’avais déjà une idée de ce que c’est d’accoucher même si biensur c’est une expérience unique à chaque fois.

Je me suis concoctée une préparation sur mesure, avec plein d’outils bien être (pour le bien naître de mon bébé!)

  • des lectures inspirantes (je ferai un billet récapitulatif),
  • une playlist,
  • des méditations quotidiennes,
  • un peu de marche à mon rythme,
  • des rituels,
  • une vie sociale modulée selon mon énergie du moment
  • des vidéos,
  • de l’homéopathie,
  • des huiles essentielles adaptées,
  • une alimentation saine,
  • de la spiruline,
  • des plantes,
  • de longs bains quasi quotidiens
  • de l’écriture
  • de la créativité: dessins, collages, peinture etc.

Et j’ai beaucoup, beaucoup, dormi parce que mon corps me le réclamait.

Les enfants ont participé d’avantage aux tâches du quotidien.

Mettre le couvert, débarrasser la table, remplir et vider le lave vaisselle, aller chercher le courrier en bas du chemin sont des choses qu’ils peuvent faire et ils aiment avoir des « missions » qui développent leur autonomie et leur sens des responsabilités.

Ils sont allés au centre de loisirs pendant les vacances, même si j’étais à la maison.

Une aide ménagère est venue à la maison 1 fois par semaine pour le dernier trimestre et trois mois après la naissance du bébé. C’est assez étrange d’avoir quelqu’un qui fait le ménage quand on est chez soi, mais si on ne se l’accorde pas dans ces moments là, alors on se l’autorise quand?!

Nous avons l’habitude de cuisiner et nous aimons ça alors j’avais prévu un stock de plats que j’ai congelé : des lasagnes, quiches, plats mijotés, lentilles etc.

C’est le truc classique, qui aide vraiment les premières semaines après la naissance, surtout si le bébé nait en automne, hiver ou au début du printemps, les plats réconfortants sont super appréciés.

Je participais à un cercle de femmes mensuel dans le cadre des Gardiennes des 13 lunes. Je me suis sentie entourée et soutenue par le groupe et l’enseignement.

J’ai eu un ou deux coup de blues très passager, dans l’ensemble j’étais sereine, détendue, paisible, confiante.

Je n’ai pas particulièrement côtoyé de femmes enceintes. J’avais autour de moi, des parents de familles nombreuses épanouis et c’était très rassurant!

J’ai rédigé un projet de naissance et régulièrement visualisé comment serait pour la naissance idéale le dernier mois de grossesse.

Je me suis beaucoup préparée au post natal. Car une fois que le bébé est là, et d’autant plus quand on a trois enfants en bas âge, il est difficile de réfléchir à cela si on ne l’a pas fait en amont. Le rituel des 40 jours est fantastique mais si on veut le mettre en place (ou s’en approcher), ça s’organise avant l’arrivée du bébé.

J’ai impliqué les enfants, nous avons parlé du trousseau à préparer, de la naissance, de ce qui se passerait pour eux pendant que je serai à la maternité, de leur visite, de notre retour à la maison, de ce qu’ils pourraient faire pour participer et de comment serait la vie à cinq avec le bébé (non les premiers temps les bébés ne jouent pas, mais tu peux chanter une berceuse)

Si je ne suis pas de celles qui adorent être enceinte, j’ai aimé vivre une grossesse heureuse, dans l’accueil de la vie, de ses inconforts, de façon plus posée et consciente que ce que j’avais vécu précédemment.

J’ai aimé m’auto-accompagner dans cette étape sacrée et l’arrivée de ce troisième enfant a mis en évidence l’envie d’accompagner à mon tour en tant que doula.

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Le vide et le plein

Mon ventre est plein. Plein de notre amour. Ce bébé qui bouge.

Ma vie se vide, pour bientôt se remplir à nouveau et se réinventer.

Je n’invite plus beaucoup alors que la maison était toujours pleine et qu’on aime recevoir les copains, préparer joliment de quoi nourrir les grandes tablées.

J’ai envie de calme, je n’ai pas l’énergie nécessaire pour penser à la logistique autre que celle du quotidien d’une famille de quatre et aux préparatifs de la naissance. C’est déjà assez.

Je refuse la plupart des invitations.

Pas envie de faire des trajets, de me contraindre aux horaires, de courir.

J’ai besoin de repos, et j’en profite car je peux me l’accorder et faire des siestes lorsque les enfants sont à l’école.

Le weekend entre les activités des uns et des autres, j’ai envie de préserver le temps restant pour nous quatre.

Pour jouer au Uno, au scrabble, faire de la peinture, regarder un Disney tous ensemble avec un saladier de popcorn.

Je savoure ces moments précieux à quatre, avant qu’ l’on devienne une famille de cinq.

Ralentir, passer ne mode slow life, j’aime bien sûr et la saison s’y prête.

Il y a cet équilibre à trouver entre vide et plein.

Ne pas blinder l’agenda, préserver du temps pour créer, du temps pour rien et tout de même prévoir quelques sorties qui font du bien.

J’ai parfois l’impression que le monde tourne vite, trop vite, sans moi.

J’ai du temps pour moi et je ne le rentabilise pas, bien que je le savoure et l’apprécie. Je fais le plein de calme et de silence 😉

J’ai parfois l’impression que je passe à côté. A côté de quoi? De l’effervescence?

Qu’est ce que je peux louper de si important alors que je construis une famille?

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LA VIE EN PLUS JOLIE

L’arc en ciel après la tempête

C’est super d’avoir plein d’idées, un enthousiasme grand comme ça et une soif de connaissance. C’est joyeux et ça file le sourire.

Et ça épuise aussi, toutes ces idées, tout le temps.

Parfois, pour un instant je suis déçue. Et puis je me relève et je sème mes petites graines d’amour et ma gratitude ici et là. Peu importe quand, un jour, ces graines fleuriront.

Et puis quand vraiment c’est trop, que je n’ai plus le courage,  je reviens à mes basiques:  organisation et repos.

M’offrir le temps de faire les choses, l’une après l’autre.

Noter repos sur le calendrier. Laisser leur père tout gérer de A à Z un matin par semaine.

Repos pour dormir jusqu’à 8h45, me lever tranquille, à mon rythme et seule, avec moi m’aime.

Une journée repos, pour organiser toutes ces idées, tous ces beaux projets, pour répondre aux messages et vivre de + belle.

Planifier un massage dans un bel institut, pour la Saint Valentin.

C’est le cadeau de mon amoureux. Cette année, je m’organise le mien et lui le sien.

Et puis, en bonus, je lui bricole un petit quelque chose, avec amour et mes doigts de fée.

Réaliser qu’il n’y a pas de honte à dire je ne sais pas, à demander de l’aide pour élever les enfants (puisqu’il faut tout un village!), demander des conseils de lecture, pour apporter d’autres mots que les miens et un peu de légèreté au quotidien.

Me sentir si bien entourée, par la beauté de l’humanité.

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