LA VIE EN PLUS JOLIE

A notre rythme

Cette année je m’occupe du tout petit à plein temps et des trois enfants en solo le mercredi, cinq soirs par semaine et une demi journée le weekend.

Le mercredi ou le weekend nous bricolons, créons, cuisinons ensemble avec les enfants.

Les grands font une activité sportive chacun, ça me semble suffisant. En tous cas côté logistique il est important que ça reste simple à gérer.

Il est essentiel pour nous de garder des plages libres, pour être ensemble, jouer, ou ne rien prévoir de spécial aussi.

Je préfère un planning pas trop chargé qui offre une certaine souplesse, permet de faire face au imprévus et laisse place à la spontanéité et aux envies du moment.

En parallèle de cette aspect flexible de notre organisation, nous avons posé un cadre, qui est nécessaire, structurant et rassurant pour les enfants qui ont besoin de repères et qui apprécient une certaine routine.

Le cadre favorise aussi l’autonomie, indispensable au quotidien. Les enfants aiment faire seuls, le cadre avec les règles de vie leur en offre les moyens.

Quand je lâche un peu trop, je sens vite que c’est plus compliqué et je me sens plus vite submergée par le quotidien…

Donc le cadre c’est notre base, notre socle et à partir de là, lorsque les règles de vie sont respectées nous avons davantage de temps à consacrer aux activités qui nous plaisent et nous relient.

Je jardine, je cuisine, je lis, je suis présente pour mes trois enfants, j’allaite mon petit dernier, je vois des amies, je crée, j’écris, j’organise, je range.

J’ai besoin de cette diversité pour trouver mon équilibre.

Et de silence aussi.

Je ressens l’invitation automnale à ralentir, faire le tri, me recentrer sur ce qui me fait vibrer, faire le lien entre les différentes activités du quotidien.

Je lis moins de blogs et j’ai besoin de prendre de la distance par rapport aux réseaux sociaux, de rester dans ce qui est juste pour moi.

Cette pause professionnelle m’offre la possibilité de vivre à un rythme doux et j’ai envie de ralentir encore un peu, avant de mettre en action de nouvelles activités en 2019.

Je m’interroge de plus en plus sur notre façon de consommer et j’améliore à petits pas ce qui peut l’être, sans en faire un objectif irréaliste qui nous mettrait la pression.

Passer davantage à créer (et moins à acheter) est gratifiant.

Vivre à notre rythme, qui se synchronise à celui de la nature, est un luxe précieux qui vaut bien des gadgets et des artifices encombrants.

Le congé parental m’invite à penser d’avantage aux dépenses nécessaires, à privilégier encore plus la qualité, le durable tout en mettant le plaisir au cœur de nos choix.

Quand on choisit avec son cœur, il naît du bonheur.

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LA VIE EN PLUS JOLIE

Septembre

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J’aime bien septembre.

Les journées sont encore douces, de nouveaux projets se mettent en place, on organise, on ajuste, on planifie.

Je remets les meal prep au goût du jour en demandant à chacun de proposer un plat qui lui plaît pour la semaine qui vient .

J’aime l’énergie de la rentrée, l’élan et l’enthousiasme des cycles qui débutent.

Les aînés retrouvent leurs amis et reprennent avec joie et fierté le chemin de l’école. J’aime aussi renouer avec les familles du village.

Les retours d’école demandent de la patience lorsque les enfants ont besoin de décharger leurs émotions. Des activités de reconnexion permettent de nous relier et des temps calmes de s’apaiser.

Grand bonheur bouquine beaucoup.

Jolie douceur aime bien se détendre dans un bain et me demande d’y ajouter ma poudre de perlimpinpin.

Le tout petit grandit. Il a maintenant six mois et commence à dormir plusieurs heures d’affilées la journée (les nuits sont bonnes depuis sa naissance) ce qui facilite le quotidien.

Je retrouve mon espace personnel, j’en ai besoin! Ces moments sans sollicitation, où je peux effectuer une tâche en étant présente à ce que je fais sans interruption sont importants pour moi.

L’envie d’écrire est forte, de restructurer, de créer, de faire développer des photos et de réaliser l’album des mois écoulés.

Je souhaite participer à un club de lecture, j’ai envie de suivre une formation de Doula, j’ai des envies de yoga, de pilates, de soin rebozo de me faire couper les cheveux, d’honorer mon corps.

Après six mois de fusion avec mon bébé, je ressens le besoin de retrouver mon énergie personnelle.

J’aime bien septembre. Pour son côté entre deux. C’est encore un peu l’été, mais plus pour longtemps. On savoure d’autant plus lorsqu’on a conscience de l’impermanence.

Le jardin offre encore des tomates à récolter, des fleurs et des herbes aromatiques. Je note des idées pour l’année prochaine.

Nous nous levons en même temps que le soleil et prenons nos repas sur la terrasse. Chaque jour de l’été indien est un cadeau.

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S’organiser – Meal Prep

A la maison nous sommes adeptes du fait maison.

Je gère cinq soirs par semaine en solo et avec le Petit morceau, pour l’instant, j’ai moins de temps à consacrer à la confection des repas.

Certaines semaines je suis hyper inspirée et d’autres pas motivée pour cuisiner.

Pourtant l’envie de manger de façon simple, saine et gourmande est là.

Je connais l’influence positive d’une nourriture équilibrée, en particulier dans les moments où la fatigue se fait sentir.

Et puis il vaut mieux être plein d’énergie pour assurer avec tout ce petit monde!

Alors deux fois par semaine, je prépare différentes bases de repas pour plusieurs jours: crudités, céréales, légumes cuits, tarte salée et éventuellement un plat type lasagnes ou plat mijoté en quantité.

Je passe ensuite moins de temps en cuisine et je n’ai pas à me poser la fameuse question « on mange quoi?! » chaque jour.

Je compose avec ce qu’il y a de prêt dans le frigo, je pioche et j’assemble les ingrédients selon l’humeur. Et j’ajoute des graines, des fleurs selon l’envie du moment.

C’est plus flexible que de suivre à la lettre un menu établi (je n’y arrive pas) et ça laisse de l’espace pour la créativité.

Nos assiettes sont souvent composées d’ingrédients variés et colorés. Ca plait bien aux enfants.

Il me semble que les ressources sont mieux gérées (on ne jetait pas beaucoup mais ça arrivait parfois) et que financièrement c’est économique aussi.

Et vous, vous gérer comment les repas au quotidien ? A l’intuition chaque jour? Avec des menus?

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KIDS

Envisager un congé parental

Cette année j’ai eu un « congé parental ».  Le genre de congé parental où les enfants sont à l’école et où tu bosses pas.

C’était bon, c’était doux. Pour moi, pour eux, pour nous.

J’ai bien vécu cette période de « rien ». Finalement mieux que lorsque je travaillais à la maison tout en élevant les enfants et en faisant tourner la baraque.

Quel luxe d’avoir le temps de tout. D’organiser des sorties, d’inviter plein de monde, de me consacrer à des choses simples qui me nourrissent. D’avoir le temps d’être seule, ce qui est un besoin important pour mon équilibre.

Je savais que cette situation serait temporaire. Je me suis interrogée sur l’après, sans vraiment réussir à me décider. Quid du mercredi, des vacances scolaires, des horaires de Mister B, avec lesquels composer.

J’aime travailler. J’aime aussi ne pas travailler.

Et puis, les questions existentielles sont reportées puisqu’un troisième enfant vient agrandir la famille.

La question du congé parental se pose cette fois-ci.

Une opportunité, une chance que je n’ai pas connu, puisque pour les deux précédents j’ai travaillé, parce qu’à ce moment là il le fallait. Par besoin d’un complément plus important que le congé parental et par besoin d’avoir un travail pour avoir un statut social.

Pour cette, probablement dernière, expérience de la maternité je vois les choses sous un autre angle. Je ne sens pas, pour l’instant, ce besoin de reconnaissance extérieure pour me sentir épanouie.

Je n’ai plus l’envie de cumuler les mandats et de travailler de chez moi, tout en élevant un enfant et en assurant seule le soir, avec les trois.

C’est important pour moi de cultiver des centres d’intérêts, de pratiquer des activités, même toutes simples, qui me font plaisir.

Je ne me sens pas que mère.

Je ne suis pas que mère.

J’existe aussi en dehors d’un travail.

Je ne suis pas mon travail.

Quel qu’il soit, un poste reste un rôle, même s’il est accompli de bon cœur.

Je me sens (de moins en moins mal) à l’aise lorsqu’on me demande ce que je fais dans la vie, et que mon interlocuteur insiste avec un et sinon? lorsque je réponds que j’élève mes enfants.

Je ne comprends pas vraiment pourquoi, en 2017, élever ses enfants n’est pas valorisé par la société.

Alors qu’en ces temps modernes, cela relève souvent d’un choix.

Alors qu’on accorde de la valeur à quelqu’un dont le travail est de s’occuper d’enfants.

J’écris ça, maintenant, au début du deuxième trimestre, j’ai conscience que j’aurai probablement des moments de lassitude, mais je commence à me connaître et je sais aussi à quel point j’aime être présente pour toutes ces étapes fondamentales des premiers mois, premières années.

J’ai « toute la vie » pour travailler, alors que le temps de la maternité c’est maintenant et j’ai envie de profité à fond, de ces moments qui ne reviendront pas.

Pour me préparer à mener à bien ce projet de congé parental, j’envisage un renfort, qui passe par une aide ménagère, qui devrait se mettre en place dans les mois qui viennent d’ailleurs, pour me soulager pendant la grossesse, et les premiers mois du congé maternité, sans que les tâches se répercutent sur Mister B, qui fait déjà bien sa part.

Ce troisième enfant, arrive après un cheminement où j’ai appris avec les premiers. J’ai déjà une idée concrète de ce que signifie passer des journées avec trois enfants, pour l’avoir fait pendant plusieurs années, en tant qu’assistante maternelle, avec des enfants plus petits et moins autonomes (y compris les miens).

Lors de ce cheminement, de mes précédentes expériences de la maternité, j’ai commis des erreurs, utiles, puisqu’elles me permettent, il me semble, d’avoir aujourd’hui davantage de discernement et de vivre aussi cette aventure de façon moins fusionnelle, et pourtant plus soudée, dans mon couple.

La parentalité, quel sujet passionnant!

Voilà la question du potentiel congé parental soulève bien des sujets, notamment celui de la valeur.

Ce temps là est précieux, d’une grande valeur.

C’est un cadeau qu’on offre, à soi même, à sa famille et puis, par rayonnement, à toute la société.

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LA VIE EN PLUS JOLIE

La rentrée, le nouveau cycle

Je l’ai aimé notre dernier été à quatre, entre jeux, repos, balades et activités.

Pourtant il n’y a pas de nostalgie en ce début septembre.

Grand bonheur, fait son entrée au CP. Il se languissait de l’école.

Jolie douceur est heureuse de retrouver ses copines, en moyenne section.

Lundi matin ils avaient chacun un cœur et une lune dessiné sur la main, pour se rappeler, en toute circonstances, que nous sommes reliés, et qu’en cas de blues, ils peuvent activer leur GPS dans leur cœur!

De mon côté, pour être honnête, j’apprécie de retrouver le calme de la maison et davantage d’espace personnel.

J’ai envie d’écrire, créer, mettre en place de nouveaux projets.

Et puis j’ai une machine à coudre qui m’attend depuis fin juillet, on va enfin prendre le temps faire connaissance toutes les deux!

Je vais retrouver mes amies, que je vois moins et différemment l’été.

Toutes ces femmes, aux personnalités et aux vies différentes, qui m’apportent tellement.

Je ressens le besoin de m’entourer de ces présences féminines qui me sont chères, en particuliers durant cette période un peu spéciale, qu’est la grossesse.

J’ai aussi besoin de temps pour structurer les mois qui viennent, poser un cadre, instaurer de nouvelles routines car il sera bientôt nécessaire de déléguer davantage.

Il ne s’agit pas de figer un emploi du temps, simplement de faire le point sur les priorités, aménager du temps pour tout, pour tous, et ensuite on a toujours la liberté d’apporter des modifications selon les besoins ou envies du moments.

Voilà, septembre, nous t’accueillons avec joie!

 

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Encore et encore la joie du Miracle Morning

 

LA VIE EN PLUS JOLIE, MAISON DU BONHEUR

Vivre dans une maison ça change quoi?

On me demande souvent si je suis toujours contente de notre choix de vie.

Oui, dix mille fois oui.

On m’avait dit « tu verras, une fois que tu auras déménagé tu te demanderas pourquoi tu ne l’as pas fait avant! »

Voilà trois saisons que nous avons quitté le très chouette quartier du parc de la tête d’Or pour vivre à 10km de Lyon, dans une maison, située dans un petit village.

Ca veut peut être rien dire pour vous, pour l’ex-pure citadine que je suis ça veut dire beaucoup…

Je suis rassurée d’être proche de la ville, avec un accès rapide à « tout ». Et j’ai le sentiment grandissant, au fil des mois, que « tout », est ici.

Oui les possibilités de sorties culturelles et les soirées ciné, théâtres, les conférences, ou que sais-je, sont limitées. Elles l’étaient déjà pour moi à Lyon, depuis la naissance des enfants, puisque mon amoureux travaille le soir et que pour sortir je faisais appel à une babysitter, de façon très ponctuelle.

Cela n’a pas changé. Enfin si le babysitter est moins cher et il faut le raccompagner 😉

Ce qui change, c’est que lorsque les enfants sont couchés, si j’en ai envie, j’ai la possibilité de sortir… dans mon jardin. Cela me suffit pour que je me sente libre et non plus enfermée.

Ce qui change, c’est que lorsque l’on vivait à Lyon, on avait très souvent besoin, de sortir de la ville, d’évasion, d’ailleurs, de weekends, d’escapade, de voyages. Je suis toujours heureuse de voyager et curieuse de découvertes mais le besoin s’est mué en envie, et c’est bien différent.

Ce qui change, c’est que j’aime vraiment rentrer lorsque l’on s’est absenté quelques jours!

Ce qui change c’est la façon de consommer. On n’achète plus les mêmes choses, les postes de dépenses évoluent. Les prix sont moins élevés pour les produits de consommation courante, alors qu’on est seulement à 10 km du centre de Lyon. Je ne réalisais pas que tout était si cher….

Ce qui change c’est qu’on a troqué les sushis du dimanche soir par des bbq et par les plats du Chinois du coin qui prépare tout à la commande. C’est un peu long, mais succulent.

Ce qui change c’est le retour de l’école. Plus besoin d’aller au square, alléluia! Les enfants peuvent goûter et jouer dehors et même se baigner si la météo le permet.

Ce qui change c’est que les enfants ont tous les deux leur chambre et qu’ils peuvent jouer dehors pendant que je fais autre chose.

Ce qui change c’est qu’aux beaux jours ils peuvent ressortir un moment après le dîner.

Ce qui change c’est la vue. Une jolie vue en ville, sur les toits, aussi panoramique soit elle, ne vaut pas, selon moi, la vue sur les arbres et les fleurs que nous avons depuis chaque pièce.

Ici dedans comme dehors j’ai un contact permanent avec la nature. Ici j’ai une porte à ouvrir et l’accès direct aux levés de soleil, à la vue sur les montagnes lorsque le ciel est dégagé. Ici je peux mettre les mains dans la terre et prendre l’air quand ça me chante.

Ce qui change c’est la notion d’espace. A Lyon la promiscuité commençait vraiment à me peser et j’avais besoin de passer de plus en plus de temps chaque jour au parc pour équilibrer, trouver un peu de calme dans cette agitation.

Ce qui change c’est qu’on laisse + de place pour le vide, le repos, pour être ensemble, s’ennuyer. Et je ne bouillonne plus « alors on fait quoi?! ». On a bien simplifié, si on ne prévoit rien c’est Ok. Je ne m’ennuie jamais vraiment de toute façon.

Ce qui change c’est le chauffage et la façon de se vêtir . Nous vivions dans un appart surchauffé (chauffage collectif) où l’on ne connaissait pas les pulls.

La maison est près d’un sous bois, cela signifie que l’hiver il fait froid. Au petit matin et à la tombée de la nuit, il fait frais, même l’été. Donc petit à petit on investit dans des vêtements chauds. On a débuté avec une polaire chacun (la base!) et je me suis offert un pull et un gilet en cachemire.

Ce qui change c’est la connexion aux saisons. Ici, c’est du concret. A l’automne il y a des feuilles à ramasser  et du bois à faire livrer et ranger pour se chauffer, l’hiver il faut saler le chemin, au printemps les haies sont à tailler etc… En ville on ne se rend pas compte de tout ça! Cela peut sembler contraignant, mais j’ai aimé chacun de ces moments.

Ce qui change c’est le rapport humain. Ce qui m’a plu en arrivant dans ce village, c’est l’accueil que nous a réservé le personnel de la mairie. La secrétaire avait pris quelques minutes pour nous accompagner jusqu’à l’école, nous montrer où se trouvait la cantine, la bibliothèque.

La maîtresse de Jolie douceur m’avait envoyé des sms avant sa rentrée en petite section et la maîtresse de Grand bonheur téléphone si celui ci est malade pour prendre de ses nouvelles. Ca en ville, je ne l’ai jamais vu!

Ce qui change c’est la gestion des déchets. En ville on ne se posait pas la question, on descendait nos poubelles dans le local et basta.

Ici le ramassage se fait une fois par semaine, et tous les 15 jours pour le tri. Il faut y penser, descendre (et remonter!) la poubelle soi-même au bon moment. C’est l’occasion de prendre conscience du volume de déchets que l’on produit, qui est conséquent, alors qu’on pensait que « ça allait » et ça booste les petites actions qui vont dans le sens du « zéro déchet ».

Ce qui change c’est la vie sociale. Ici nous avons plus de place pour recevoir, la maison est souvent pleine de copains, de famille. Une maison c’est fait pour partager, non?

Ce qui change c’est que mon amoureux est plus détendu alors que pour lui le déménagement a induit des trajets. Trajets qui l’aident à couper du boulot. Et étonnamment il rentre souvent + tôt qu’avant.

Ce qui change, c’est notre conscience, on se sent davantage connectés à la nature, y compris la beauté de la nature humaine.

 

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Home sweet home par Grand bonheur 5 ans

 

LA VIE EN PLUS JOLIE

L’arc en ciel après la tempête

C’est super d’avoir plein d’idées, un enthousiasme grand comme ça et une soif de connaissance. C’est joyeux et ça file le sourire.

Et ça épuise aussi, toutes ces idées, tout le temps.

Parfois, pour un instant je suis déçue. Et puis je me relève et je sème mes petites graines d’amour et ma gratitude ici et là. Peu importe quand, un jour, ces graines fleuriront.

Et puis quand vraiment c’est trop, que je n’ai plus le courage,  je reviens à mes basiques:  organisation et repos.

M’offrir le temps de faire les choses, l’une après l’autre.

Noter repos sur le calendrier. Laisser leur père tout gérer de A à Z un matin par semaine.

Repos pour dormir jusqu’à 8h45, me lever tranquille, à mon rythme et seule, avec moi m’aime.

Une journée repos, pour organiser toutes ces idées, tous ces beaux projets, pour répondre aux messages et vivre de + belle.

Planifier un massage dans un bel institut, pour la Saint Valentin.

C’est le cadeau de mon amoureux. Cette année, je m’organise le mien et lui le sien.

Et puis, en bonus, je lui bricole un petit quelque chose, avec amour et mes doigts de fée.

Réaliser qu’il n’y a pas de honte à dire je ne sais pas, à demander de l’aide pour élever les enfants (puisqu’il faut tout un village!), demander des conseils de lecture, pour apporter d’autres mots que les miens et un peu de légèreté au quotidien.

Me sentir si bien entourée, par la beauté de l’humanité.

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LA VIE EN PLUS JOLIE

Les routines

Avec les enfants on a mis en place plein de trucs et astuces, de routines évolutives, de best practices (appelez ça comme vous le souhaitez), pour sécuriser, rassurer, mémoriser, grandir de façon autonome.

C’était une nécessité, pour gérer nos deux enfants de 15 mois d’écart, notre vie, sans être constamment débordés avec douze mille choses à faire en même temps (oui ça sent le vécu) et le stress qui monte à mesure que les sollicitations s’ajoutent, les priorités qui se mélangent, et le brouhaha qui prend toute la place dans la tête. Bref de l’organisation pour penser à respirer et sortir de l’apnée.

Et puis, développer le concept pour soi-même. On aurait même pu commencer par soi, mais il n’est jamais trop tard, pour changer.

Au départ je trouvais ce système de routines franchement ennuyeux, rigide. Ce côté autoritaire et minuté ne me branchait pas trop, pour moi-même.

En fait, c’est l’inverse. C’est un cadre structurant, que l’on (se) choisit, qui apporte beaucoup de souplesse.

On a le droit d’adapter à tout moment et les activités se font de façon plus fluide, car on anticipe et on a de la visibilité, on planifie ce qui est prévu et connu et la vie apporte son lot d’imprévus qui peuvent + facilement être inclus.

  • Le matin. La base, qui donne le ton pour la journée. Avant je préparais les enfants en premier.

Maintenant je prends le temps de me réveiller, de méditer quelques minutes, de lire un extrait de bouquin, de me doucher, m’habiller (ça me prend 20 à 30 minutes  en tout la semaine en hiver). Lorsque le thé est prêt, je suis opérationnelle pour ma famille, pour préparer un cacao, veiller à l’habillage des marmots etc.

Ca peut paraître profondément égoïste.

En fait, c’est de l’amour.

Je commence par remplir mon propre réservoir d’amour et ensuite je peux remplir aussi celui des autres.

  • Côté miam

Le plateau repas avec tout ce que je veux dessus. Quand tout est autorisé à un moment donné c’est facile de patienter, jusqu’à la prochaine fois. Je le faisais pour les enfants et vous savez quoi? Ca marche aussi pour les grands ce truc!

Les menus. Bon, là ça m’a pris du temps pour capter. J’élaborais des menus mais je ne m’y tenais pas, pour une raison ou pour une autre, ça ne marchait pas et le côté figé ne me plaisait pas.

Maintenant je demande aux enfants ce qu’ils ont envie de manger, ils proposent deux repas chacun (on est d’accord carottes râpées ne constituent pas un repas, mais c’est un bon début!).

Je choisis une nouvelle recette à tester chaque semaine.

Et voilà j’ai le menu des repas du soir pour la semaine. J’ai une base et je me sens libre de changer si ça me chante.

Les repas se déroulent + souvent dans la joie, puisque les enfants apprécient d’avoir « leur plat » et savent qu’ils auront ce qu’ils ont proposé à un moment donné.

  • La logistique. les trucs répétitifs, le linge, les courses etc.

Je programme la machine le soir, Mister met le linge à sécher quand il rentre du taf et ça se fait (presque) tout seul.

Pour les courses: un ou deux gros drive par mois pour le stock de base.

Ca me prend un heure pour tout commander, ça lui prend pas plus d’une heure pour récupérer et ranger les courses. Soit beaucoup moins de temps qu’avant et tout ça sans aller en magasin, tout en achetant ce dont on a besoin.

La routine produits frais est in progress…

  • Beauté

Le dimanche après le goûter, je laisse Mister B aux manettes et je me plonge dans un bain moussant. J’allume une bougie, je prends un bouquin. Les premières fois les enfants sont venus frapper. On en a discuté, en montrant sur l’horloge. Maintenant ils savent que c’est l’heure du bain de maman et qu’elle aime être tranquille.

  • Repos

Un jour par semaine, je me lève à mon rythme et Mister B s’occupe des enfants et les emmène à l’école ou à la garderie s’il doit partir plus tôt. Là, le rituel, le jour fixe, prend tout son sens, avec la répétition, les enfants (et Mister B) ont intégré et maintenant tout ce petit monde vit très bien sans moi. Sans jour fixe le repos passe à l’as car il y a toujours quelque chose, alors que si c’est programmé, c’est respecté!

  • Gestion de l’entreprise

On a tâtonné. Maintenant le concept c’est un peu chaque jour. C’est facile de trouver 3 minutes chaque jour pour faire un reporting, alors que c’est lourdingue d’y consacrer 3 heures par semaine. Le faire tout le temps pour ne plus jamais le faire.

  • Le couple

Le week end on se prévoit une soirée en amoureux. Ca peut être chez nous. On sait (c’est noté!) que ce temps là est pour nous, pour se retrouver, papoter autour d’un verre. Une fois par mois, on prévoit une sortie. lorsqu’on relâche sur le planning, le temps file et il peut se passer plusieurs mois sans qu’on se soit accordé de temps à l’extérieur et qu’on ait appelé la babysitter.

  • Vie sociale et projets

La structure (choisie) offre du temps pour tous les domaines, sans laisser l’urgent prendre le pas sur l’important.

En fait, les routines servent à s’offrir du temps pour toutes ces petites choses qui font se sentir vivant. Pour inclure la nouveauté, on peut commencer petit et augmenter au fur et à mesure. Et commencer par ce qu’il semble le plus facile et faisable.

Et vous, quelles sont les routines qui vous embellissent la vie?

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LA VIE EN PLUS JOLIE

Super profil ne sait pas quoi faire

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En ce moment c’est le binz dans ma tête.

J’ai découvert cette année que je suis zèbre.

Il m’a mis sur la voie.

Et puis une succession de coïncidences, qui n’en sont pas, a fait que j’ai compris (enfin) pourquoi je me sentais out of the box depuis toujours.

Comprendre qui je suis et comment je fonctionne m’a fait un bien fou.

Quand j’en ai parlé à ma mère elle m’a dit qu’elle l’avait toujours su mais qu’elle ne voulait pas enfoncer le clou alors que j’ai, pendant des années, déployé tant d’énergie à être dans la norme.

Bref.

Aujourd’hui je sais.

Mais j’en fais quoi?

J’ai envie de travailler, m’épanouir professionnellement, tout en préservant un équilibre familial qui est pour moi si important. Et parce que tout est lié, c’est la vie et qu’il faut nourrir les différentes valeurs pour être heureux.

J’ai 32 ans et déjà plusieurs vies professionnelles. Quelle sera la suivante?

A chaque fois je vise du difficile, de la nouveauté, pour ne pas m’ennuyer. Mais je peux faire avec ce que je connais déjà, du moment qu’il y a matière à apprendre.

J’ai plein d’idées de chouettes projets, je pourrais vendre des idées?

J’ai plein de compétences, de qualités, de talents et d’enthousiasme (comme nous tous) mais je ne sais pas quoi en faire…

Alors voici quelques compétences :

  • Anglais et Italien courant
  • Organisation
  • gestion des ressources humaines: stratégie et recrutement
  • évènementiel,
  • communication,
  • juridique,
  • pack office, blog, IG
  • Solutions et best practice

Qualités:

  • intuitive
  • autodidacte,
  • polyvalente, j’aime lorsqu’il y plusieurs projets en cours
  • curieuse d’apprendre
  • passionnée si intéressée

Secteurs dans lesquels j’ai travaillé :

  • assurance,
  • organisation publique,
  • tourisme,
  • informatique,
  • université (secteur langues étrangères)
  • immobilier,
  • petite enfance,
  • développement personnel,
  • restauration (italienne et semi gastro)

J’aime

  • me sentir utile,
  • partager mes connaissances
  • écrire
  • aider les autres
  • connecter les bonnes personnes,
  • saupoudrer la vie de paillettes,
  • la qualité,
  • trouver des solutions win win,
  • voyager, prendre le train, dormir à l’hôtel,
  • débuter ma journée avec le lever du soleil,
  • les fleurs,
  • cuisiner et bien manger,
  • les enfants,
  • le développement personnel,
  • le beau en général
  • la nature
  • les villes qui se développent
  • les entreprises ouvertes au changement
  • lire
  • faire du yoga
  • colorier, dessiner, créer

J’aime pas trop

  • conduire
  • les chiffres
  • parler en public
  • les groupes trop nombreux
  • les open spaces
  • les bruits agressifs

J’ai toute ces cordes à mon arc et pourtant je me sens découragée et je ne sais pas quoi faire de tout ça ni par où recommencer.

Je me dis que je pourrais trouver un temps partiel intéressant. Ou alors du télé travail mais bon, j’ai travaillé cinq ans de chez moi, en élevant mes enfants et gérant l’administratif de mon entreprise.  Ca me ferait du bien de travailler aussi à l’extérieur.

OK pour travailler dans un bureau mais je veux une hiérarchie plutôt horizontale et garder du temps pour la créativité, parce que lorsque je bricole ou lorsque je me promène je trouve des solutions. J’ai besoin de flexibilité.

Avoir tous ces talents et ne pas savoir les vendre. Avoir encore l’impression que bah c’est normal, tout le monde est comme ça, non?

Ce dont j’ai besoin pour être (très) performante,

  • autonomie,
  • rapport de confiance
  • d’une vision globale, pour connecter les sujets
  • d’un cadre de travail agréable

Et maintenant de reconnaissance, et d’être bien payée.

Voilà, je demande à l’univers de m’offrir un job qui match avec qui je suis, avec ma vie aussi!

Si tu passes par là et que tu travailles dans le recrutement ou si tu as simplement un avis, une idée à offrir, sur ce que je peux faire de tout ça (ou d’une partie) c’est par ici blogmatinbonheur @ yahoo.fr

Merci!!

ps: j’ai toujours peur de donner l’impression de me vanter, je ne sais pas trop me vendre et je n’ai pas envie d’être meilleure qu’un(e) autre juste l’envie d’être moi…

ps2: j’ai écrit spontanément je publie sans trop réfléchir même si ce post n’est pas parfait … J’ose!

LA VIE EN PLUS JOLIE

Le meilleur d’octobre

D’octobre je garde…

le souvenir merveilleux de mon anniversaire,

l’arrivée de l’automne et ses si belles couleurs,

l’odeur des matins frais et le plaisir de voir le soleil se lever,

la chaleur réconfortante du premier feu et le plaisir d’entendre le bois qui craque dans la cheminée,

la douceur de mon pyjama Gap à carreaux,

la saveur de butternut rôtie, les petits plats mijotés, la première raclette dehors (concept inédit!)

l’envie de rester sous la couette et les enfants qui se lève à 8h le weekend (yeah!)

l’enthousiasme du début pour le Mooc sur Oscar Wilde proposé par La Sorbonne

le come back de l’organisation qui procure un sentiment de sécurité intérieure,

les chouettes lectures: les lois naturelles de l’enfant de Céline Alvarez (à mettre entre toutes les mains) et  L’homme qui savait la langue des serpents, d’Andrus Kivirähk (une pépite)

Et puis l’essentiel, les moments magiques avec les miens,

les balades en forêts le weekend et la cueillette de châtaignes,

la journée mère fille à Lyon et la balade en vaporetto (à faire absolument pour découvrir Lyon sous un angle différent)

les vacances scolaires où j’ai (pour la première fois…Hum) kiffé avec les enfants,

Et pour finir en beauté, notre escapade en amoureux en Bourgogne,

le dîner somptueux chez William Frachot, à l’hostellerie du Chapeau rouge, à Dijon,

une nuit dans un chouette hôtel et le plaisir de me réveiller à mon rythme (pile poil pour le changement d’heure!), avant d’apprécier un petit dej royal en m’occupant exclusivement de moi et de mes envies…

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C’est beau l’automne!