maternité

Et puis toi

L’obstétricien avait évoqué un déclenchement.

Et puis il a dit que la naissance aurait lieu probablement après terme.

Trois jours plus tard, rien de tout ça!

Et puis toi, baby boy, décidé à naître facilement, au moment parfait, une nuit de mars.

Et puis toi, serein, avec ta force tranquille et tes yeux grands ouverts sur le monde, tes joues à bisous et nos bras pour t’accueillir.

Il a eu une multitude d’arc en ciel cette journée là. C’est un joli présage pour une nouvelle vie.

Voilà la fin de l’hiver, la fin de la gestation et l’éclosion, le soleil dehors et dans nos cœurs..

Le jardin se pare chaque jour de nouvelles fleurs depuis notre retour à la maison.

Ton frère si doux et ta sœur si fière.

L’amour est démultiplié quand on est toute une famille à s’aimer.

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Juste avant ta naissance

Je médite avec des pierres semi précieuses le matin et je me repose en début d’après midi.

Chaque soir je bois une infusion de feuilles de framboisier.

J’ai commencé un traitement homéopathique et je me masse avant d’aller me coucher.

J’ai envie de me replonger dans le livre Hypnonaissance : La méthode Mongan

Le ballon est mon meilleur ami.

Demain j’ai une séance d’acupuncture.

Voilà pour la préparation à la naissance.

J’ai envie de relaver les vêtements dans la valise.

Parfois je n’ai pas envie de parler, juste de rester en silence, centrée sur la vie à l’intérieur de moi.

Les courses sont faites, le congélateur est plein.

Je suis à jour avec la compta du boulot.

J’ai anticipé ce qui peut l’être et ton père aussi.

Ton frère et ta sœur sont survoltés, chacun réclame une dose d’attention supplémentaire, qu’on offre patiemment avec tendresse, bien que ça commence à se corser côté patience.

Nous jouons aux dames chinoises, pour égrener les heures.

La pleine lune arrive.

La vague de grand froid touche à sa fin.

Je me sens prête depuis longtemps et j’ai l’impression que je ne le serai jamais vraiment.

J’ai hâte de te rencontrer de te tenir contre moi et je ne suis pas pressée, car tu es là dans mon cœur et dans mon ventre.

J’espère que la force tranquille qui m’habite continuera de rayonner en moi pendant et après la naissance.

Je vais mourir et renaître l’espace d’un instant.

Je profite de notre famille telle quelle est, je sais que bientôt rien ne sera plus pareil et qu’on se demandera comment c’était déjà avant toi?

Je suis comblée, entourée, choyée. Je me sens reliée à mes amies, mes sœurs de cœur, à toutes les mères. Puissance de la sororité.

J’aime la vie, ma vie, notre vie, celle qu’on se construit.

 

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Grotte de Remonot

 

ETATS D'ESPRIT DU LUNDI

Les états d’esprit du lundi #6

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Jour: Lundi 26 février 2018 – heure 22h44

Humeur: Stable

Etat d’esprit: Prête pour la naissance

Condition physique: repos repos, je savoure mes derniers jours enceinte

Food: Byriani d’agneau, merci maman!

Culture: Phantom Thread en VO

Amitiés: au top.

Love: m’offre des fleurs, me masse, est à l’affut!

Sorties: derniers jours d’hibernation, tout à fait adaptés vu les températures

Envies: de silence, d’une session d’acupuncture

Kids: Jolie douceur a eu cinq ans. On sent que la naissance travaille Grand bonheur

Courses: besoin de rien

Zic: Gus Teja

Retrouvez les états d’esprit du vendredi chez Zenopia et Postman dont je me suis librement inspirée

LA VIE EN PLUS JOLIE

Celle qui part et celui qui vient

Il y a celle qui va partir, dans quelques jours, quelques semaines, quelques mois peut être.

Il y a celui qui arrive, dans quelques jours, quelques semaines tout au plus.

Trois générations entre eux…

Auront ils le temps de se rencontrer ? D’échanger des regards, de se transmettre un je ne sais quoi, au delà des mots.

Il y aura son dernier sourire à elle et son premier cri à lui.

Et puis nos émotions…la tristesse infinie pour celle qui s’en va et la joie immense pour celui qui vient.

Il y aura la distance que l’on prend parce qu’on n’a pas envie de se déchirer, de s’abaisser, de rentrer dans le jeu de la mesquinerie de ceux qui souffrent tant qu’ils ne savent pas faire autrement que de se raccrocher à l’illusoire.

Il y aura les rapprochements suscités par le miracle de la naissance, la délicatesse, l’amour des proches et les liens qui se resserrent.

Il y aura le chassé croisé de faire part.

La mélancolie mêlée à l’envie d’aller de l’avant parce que la vie c’est maintenant et que demain, ah demain on ne sait pas s’il y en aura un.

Alors on va pleurer, laisser couler le chagrin inévitable .

Et prendre le temps de célébrer le quotidien encore plus fort.

Faire des dessins un peu plus colorés, préparer les plats préférés, dire ok pour la pâte à modeler – tant pis pour le ménage qui vient d’être fait – monter le son et danser, se dire je t’aime de multiples façons, continuer à faire toutes ces choses minuscules qui ne servent à rien, mais qui font le sel de la vie et qui nous relient à ceux qu’on aime.

On va faire l’amour, des projets, rêver en grand et oser, oui oser encore pour ne pas passer à côté de nos rêves.

On va s’aimer à la mort, à la vie.

Et se souvenir que tout est éphémère, qu’il n’y a rien d’autre à vivre que l’instant.

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Dans ma bulle

Je suis dans une bulle où les jours s’égrènent doucement, où le temps suspendu n’a que peu d’importance.

Cette fois ci j’ai fini mes valises sereinement, bien avant la naissance.

Je suis prête. Tout est prêt pour le moment du grand mystère.

Je n’ai pas vu de sage femme pour la préparation à la naissance.

Je me suis concoctée un programme à base de lectures inspirantes, de méditation et de séances de sophro.

Chaque jour qui passe est un cadeau, celui de cette dernière grossesse et de mon ventre qui n’en finit pas de s’arrondir.

L’envie de rencontrer notre bébé devient de plus en plus forte et pourtant je ne suis pas trop pressée, je savoure les nuits à bien dormir, où je ne me lève qu’une fois pour faire pipi avant de retourner dans les bras de morphée.

Cette semaine les enfants sont chez leurs grands parents. C’est étonnant, d’habitude nous les confions pour partir quelques jours, pas pour rester chez nous!

Je vis au gré de mes seules envies, à mon rythme, c’est un temps si précieux, car je sais dans mes tripes qu’après cela viendra une période plus intense et dévouée à ma famille upgradée famille nombreuse.

Je savoure cette « solitude », la maison silencieuse pour moi seule, la liberté de faire ce que je veux quand je veux, de sortir à ma guise sans contrainte horaire, et les moments de complicité à deux, comme avant, avant d’être parents.

Evidemment mon corps, pose ses limites mais le sentiment de liberté se suffit à lui même.

C’est un cadeau cette douce pause avant de replonger dans le grand bain de la maternité.

Je ne suis pas efficace, j’aurai pourtant à faire et puis non, tant pis, j’avance à deux à l’heure et je gère très doucement le peu de logistique qu’il y a à gérer. Je reste dans ma bulle de douceur.

Je me repose, je ne prépare des repas (simples) que pour moi.

Je suis dans ma grotte, c’est l’hiver, les derniers jours ou les dernières semaines, en tout cas assurément le dernier mois à couver avec amour à laisser grandir la magie de la vie à l’intérieur de moi.

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