LA VIE EN PLUS JOLIE

Celle qui part et celui qui vient

Il y a celle qui va partir, dans quelques jours, quelques semaines, quelques mois peut être.

Il y a celui qui arrive, dans quelques jours, quelques semaines tout au plus.

Trois générations entre eux…

Auront ils le temps de se rencontrer ? D’échanger des regards, de se transmettre un je ne sais quoi, au delà des mots.

Il y aura son dernier sourire à elle et son premier cri à lui.

Et puis nos émotions…la tristesse infinie pour celle qui s’en va et la joie immense pour celui qui vient.

Il y aura la distance que l’on prend parce qu’on n’a pas envie de se déchirer, de s’abaisser, de rentrer dans le jeu de la mesquinerie de ceux qui souffrent tant qu’ils ne savent pas faire autrement que de se raccrocher à l’illusoire.

Il y aura les rapprochements suscités par le miracle de la naissance, la délicatesse, l’amour des proches et les liens qui se resserrent.

Il y aura le chassé croisé de faire part.

La mélancolie mêlée à l’envie d’aller de l’avant parce que la vie c’est maintenant et que demain, ah demain on ne sait pas s’il y en aura un.

Alors on va pleurer, laisser couler le chagrin inévitable .

Et prendre le temps de célébrer le quotidien encore plus fort.

Faire des dessins un peu plus colorés, préparer les plats préférés, dire ok pour la pâte à modeler – tant pis pour le ménage qui vient d’être fait – monter le son et danser, se dire je t’aime de multiples façons, continuer à faire toutes ces choses minuscules qui ne servent à rien, mais qui font le sel de la vie et qui nous relient à ceux qu’on aime.

On va faire l’amour, des projets, rêver en grand et oser, oui oser encore pour ne pas passer à côté de nos rêves.

On va s’aimer à la mort, à la vie.

Et se souvenir que tout est éphémère, qu’il n’y a rien d’autre à vivre que l’instant.

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maternité

Dans ma bulle

Je suis dans une bulle où les jours s’égrènent doucement, où le temps suspendu n’a que peu d’importance.

Cette fois ci j’ai fini mes valises sereinement, bien avant la naissance.

Je suis prête. Tout est prêt pour le moment du grand mystère.

Je n’ai pas vu de sage femme pour la préparation à la naissance.

Je me suis concoctée un programme à base de lectures inspirantes, de méditation et de séances de sophro.

Chaque jour qui passe est un cadeau, celui de cette dernière grossesse et de mon ventre qui n’en finit pas de s’arrondir.

L’envie de rencontrer notre bébé devient de plus en plus forte et pourtant je ne suis pas trop pressée, je savoure les nuits à bien dormir, où je ne me lève qu’une fois pour faire pipi avant de retourner dans les bras de morphée.

Cette semaine les enfants sont chez leurs grands parents. C’est étonnant, d’habitude nous les confions pour partir quelques jours, pas pour rester chez nous!

Je vis au gré de mes seules envies, à mon rythme, c’est un temps si précieux, car je sais dans mes tripes qu’après cela viendra une période plus intense et dévouée à ma famille upgradée famille nombreuse.

Je savoure cette « solitude », la maison silencieuse pour moi seule, la liberté de faire ce que je veux quand je veux, de sortir à ma guise sans contrainte horaire, et les moments de complicité à deux, comme avant, avant d’être parents.

Evidemment mon corps, pose ses limites mais le sentiment de liberté se suffit à lui même.

C’est un cadeau cette douce pause avant de replonger dans le grand bain de la maternité.

Je ne suis pas efficace, j’aurai pourtant à faire et puis non, tant pis, j’avance à deux à l’heure et je gère très doucement le peu de logistique qu’il y a à gérer. Je reste dans ma bulle de douceur.

Je me repose, je ne prépare des repas (simples) que pour moi.

Je suis dans ma grotte, c’est l’hiver, les derniers jours ou les dernières semaines, en tout cas assurément le dernier mois à couver avec amour à laisser grandir la magie de la vie à l’intérieur de moi.

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