KIDS

L’école buissonnière

Je me réveille à 7h30 et je décide d’une matinée d’école buissonnière.

Les enfants ont besoin de repos et puis ça serait la course de les emmener, d’aller les chercher 3h plus tard, sous la pluie.

Le temps se prête à rester en pyjama quelques heures de plus.

Le tout petit dort paisiblement alors on se pose avec les grands. Ils colorient un masque et moi un mandala. On papote, Ben Harper en fond sonore. Je chéri ce moment.

Lorsque je m’assois pour déjeuner le tout petit se réveille. Je mangerai plus tard.

L’après midi est bruyante. Le tout petit pleure, je ne peux pas le poser… La miss chante la BO de Vaïana en boucle et le Grand me demande toutes les cinq minutes de vérifier ses calculs (chacun ses passions!) genre combien font 4000 X 1500.

Je leur répète douze mille fois les mêmes choses et je m’agace.

Jolie douceur joue au Dobble avec son père. Le tout petit tête en s’endort. Ah non fausse alerte.

Le rangement de fin de journée est laborieux.

Ce soir c’est spaghetti, avec le bébé dans le manduca.

J’ai envie de silence.

Mon grand dit à sa sœur: attention maman peut tomber en panne et ça c’est grave. Je souris. Il a saisit l’ambivalence du mercredi.

On regarde la grêle tomber par la fenêtre et l’arc en ciel au loin.

Avant le coucher, pendant que le tout petit tête, je lit une histoire : Zigomar n’aime pas les légumes.

On rigole. Un des personnages se nomme pipioli!

20h20 les trois merveilles dorment. Le silence revient.

Je les regarde, mes trésors, avant d’ouvrir un livre pour moi.

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maternité

45 minutes de sieste

Mercredi.

Grand bonheur a débarqué dans notre chambre à 6h30. Ca faisait longtemps que ce n’était pas arrivé. J’aurais bien dormi deux heures de plus…

J’ai réussi à prendre une douche, affilié le petit à la mutuelle familiale et préparer à manger pour midi entre deux tétées, avant d’aller récupérer les enfants à l’école.

Le chemin du retour est laborieux. Grand bonheur couine, la fatigue se fait sentir de son côté. Il me parle de ses cartes Pokemon. Il rêve de la collection entière. La fatigue se fait sentir de mon côté.

Je sors le petit dernier du manduca et il se met à pleurer au moment où on passe à table.

Le téléphone sonne deux fois, je ne réponds pas, le niveau sonore est trop élevé.

A la fin du repas je me sens dépassée.

L’aide ménagère est venue hier et la cuisine est sans dessus dessous. J’empile les assiettes sales.

Les vêtements et les chaussures trainent dans l’entrée. Il y a une machine à plier et une autre à mettre en route.

Mais pour l’instant, le petit troisième me réclame.

Le Grand couine encore. Tous ses livres d’activités sont tombés du casier de son bureau, il y en a partour par terre. Argh!

Je m’allonge avec mon bébé pendant qu’il tête.

J’encourage mon Grand à ranger puis à venir s’allonger un quart d’heure à côté de nous.

Je n’ai rien à prouver.

Je n’ai pas à être la mère parfaite, l’épouse parfaite, la femme parfaite, l’amie parfaite.

Pas d’obligation à ce que la maison soit parfaitement propre et rangée à tout moment. Pas d’obligation à répondre dans la seconde quand on m’appelle ni à me justifier de ne pas y arriver.

Je laisse tout en plan.

Je ne propose pas d’activités manuelles.

J’autorise les grands à regarder un petit dessin animé pendant que je fais une sieste avec le petit lové près de moi.

Après ça, tout va mieux.

Tout redevient fluide, facile et joli. Alors que le mercredi aurait pu partir en vrille, tout rentre dans l’ordre après 45 minutes de sieste.

La logistique est gérée en trente minutes.

J’ai le temps de bouquiner un peu pendant que Jolie douceur est chez une copine et Grand bonheur à son activité. Le petit dort encore. Je réponds aux messages laissés ce midi et aux invitations en suspend.

Je me sens sereine, humaine et forte. Fière de moi, du chemin parcouru. Ma vulnérabilité m’enseigne le respect, l’écoute de mes besoins, la douceur pour moi même.

Je regarde les enfants jouer, le petit dans les bras de son père.

 

Je souris. Je suis là où je dois être.

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KIDS

L’ambivalence du mercredi

Commencer la journée en beauté avec un thé dragonfly qui m’a été offert et la sensation de gratitude associée à ce cadeau.

Accompagner la classe de grand bonheur à un spectacle. Chouette aventure qui demande une bonne dose d’énergie. Me sentir à ma juste place, pleine de ces rires d’enfants, de leurs yeux qui pétillent après le spectacle.

Ensuite, changement de décor, avec Jolie douceur 4 ans, qui refuse de marcher pour renter à la maison. 7 minutes à pieds peuvent se transformer en une éternité.

Jolie douceur qui s’oppose à tout, à toutes les règles et qui veut tout régenter.

Crier un peu trop fort et avoir envie de rendre mon tablier.

Sortir des mandalas et colorier avec les enfants.

La laisser faire, en étant à ses côtés, un gâteau au yaourt avec des pépites de chocolat pour le goûter.

Pleurer en voyant l’état de sa chambre à 18h35.

Avoir envie de faire un bon nettoyage par le vide, et de laisser un lit, un doudou, un bureau, une paire de ciseaux, un tube de colle et des crayons.

Entendre des « c’est pas bon » au dîner.

Laisser le temps de jouer le temps de redescendre en pression, de souffler enfin 10 minutes.

Me rappeler la chance que j’ai, de ce choix de leur offrir de beaux souvenirs d’enfance (sauf quand je crie donc).

Réconforter au mieux, en freestyle à 19h45, mon grand bonheur, 5 ans, qui a peur d’être parent un jour, de pas savoir faire et qui a une peur de la mort (la nôtre).

Recevoir un sms pas très sympa. Et un autre adorable.

Et puis, nerveusement, rire de toute cette absurdité, de cette ambivalence, de cette fragilité éphémère.

Ciao mercredi, je choisis de me souvenir que du joli!

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LA VIE EN PLUS JOLIE

Hygge d’hiver

Vous avez entendu parler du hygge? La méthode danoise du bonheur.

Je trouve que l’hiver, en particulier, ce prête à cette douceur

Chaque jour notre table dédiée à l’esprit Noël prend des couleurs

une guirlande à la lumière douce par-ci,

un petit mot glané dans une papillote par là

Le cactus de Noël est magnifique, avec son abondance de fleurs roses

Les plaids sont à dispo,

une belle corbeille de fruits, bien garnie,

des tartines beurre salé et miel le matin,

le sapin arrive demain,

Les mercredis après midi, avec les petits, nous créons des petites bricoles colorées pour décorer la maison et pour offrir.

Le thé de 15h30, avant l’école. Je le bois dehors, sur la terrasse, j’aime le contraste chaud froid.

Le bain du dimanche soir, mon moment peinard

J’allume des bougies

Et hop voilà la magie

Prendre le temps de bouquiner, près de la cheminée

Les enfants qui jouent, juste à côté

C’est ça pour moi, l’esprit de Noël

Le plaisir d’être ensemble, de kiffer en toute simplicité.

Et voilà comment on laisse la joie se propager.

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