LA VIE EN PLUS JOLIE

10 Petites choses #8

Le mois de Novembre ne fait pas l’unanimité.

Il est empreint d’ambivalence et je l’aime comme ça, avec ses nuances, ses températures fraîches et sa grisaille.

Il invite au Hygge, non? Oui je sais en 2017 on parle du lagom et alors, l’un n’empêche pas l’autre 😉

Sans transition 10 little things qui mettent du baume au cœur.

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1/ J’ai lu d’un trait La Tente rouge, le best seller d’Anita Diamant. Un livre riche qui aborde la sororité, la naissance, la vie, la mort, l’Amour, les liens humains et subtils. Je vous le recommande chaudement!

2/ La joie de mon grand en découvrant ses cadeaux le matin de ses six ans. Ce qui lui a le + plu? La pile de J’aime lire (trouvés en vide grenier)

3/ Les infusions de Tulsi.

4/ Ma gourmandise du moment pour le goûter: une banane avec du lait de noisette et une cuillère de purée de cacahouète. Divin!

5/ Prendre des bains en début d’après midi, avec un sel de bain home made à base de sel d’Epsom et de poudre de rose. M’endormir 30 minutes dans l’eau bien chaude.

6/ Me masser chaque soir avec une huile concoctée par mes soins.

7/ Le premier feu de cheminée, magique!

8/ Et la soirée à tricoter, au coin du feu tout en regardant un film lovée sous un plaid moelleux.

9/ Finir une écharpe toute douce en tricot et la mettre dans ma hotte de Noël

10/ Préparer des élixirs et les offrir à mes amies, mes sœurs de cœur qui composent le cercle de femmes du Conseil des anciennes 13 lunes. L’émotion pour elles et la mienne par résonnance.

 

maternité

Le vide et le plein

Mon ventre est plein. Plein de notre amour. Ce bébé qui bouge.

Ma vie se vide, pour bientôt se remplir à nouveau et se réinventer.

Je n’invite plus beaucoup alors que la maison était toujours pleine et qu’on aime recevoir les copains, préparer joliment de quoi nourrir les grandes tablées.

J’ai envie de calme, je n’ai pas l’énergie nécessaire pour penser à la logistique autre que celle du quotidien d’une famille de quatre et aux préparatifs de la naissance. C’est déjà assez.

Je refuse la plupart des invitations.

Pas envie de faire des trajets, de me contraindre aux horaires, de courir.

J’ai besoin de repos, et j’en profite car je peux me l’accorder et faire des siestes lorsque les enfants sont à l’école.

Le weekend entre les activités des uns et des autres, j’ai envie de préserver le temps restant pour nous quatre.

Pour jouer au Uno, au scrabble, faire de la peinture, regarder un Disney tous ensemble avec un saladier de popcorn.

Je savoure ces moments précieux à quatre, avant qu’ l’on devienne une famille de cinq.

Ralentir, passer ne mode slow life, j’aime bien sûr et la saison s’y prête.

Il y a cet équilibre à trouver entre vide et plein.

Ne pas blinder l’agenda, préserver du temps pour créer, du temps pour rien et tout de même prévoir quelques sorties qui font du bien.

J’ai parfois l’impression que le monde tourne vite, trop vite, sans moi.

J’ai du temps pour moi et je ne le rentabilise pas, bien que je le savoure et l’apprécie. Je fais le plein de calme et de silence 😉

J’ai parfois l’impression que je passe à côté. A côté de quoi? De l’effervescence?

Qu’est ce que je peux louper de si important alors que je construis une famille?

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KIDS

Fille ou garçon?

Je n’avais pas planifié d’être mère (encore moins d’une famille nombreuse) depuis toujours.

Tout cela s’est construit petit à petit, parce que c’est lui, parce que c’est nous.

Lorsque notre aîné grandissait en moi, il m’avait dit je ne me vois pas ne pas avoir de garçon.

Je ne m’imaginais pas du tout en maman de garçon et je ne me voyais pas ne pas avoir de fille!

C’est un peu tabou et culpabilisant d’avoir une « préférence », non?

Grand bonheur est arrivé et la découverte des liens mère-fils et père-fils nous a rendu fou de joie.

Et puis Jolie douceur est arrivée et la découverte des liens mère-fille, père-fille et frère et sœur nous a rendu fou de joie.

Le choix du roi.

J’admire les familles qui gardent la surprise de la découverte du sexe du bébé jusqu’à la naissance.

Moi j’ai besoin de savoir.

Cette fois ci j’ai mon idée. Juste un ressenti, une forte intuition qui se verra confirmée bientôt. Ou pas.

Peu importe fille ou garçon, j’accueille avec joie ce qui vient.

Je suis mère et je l’aime déjà ce baby love.

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KIDS

Envisager un congé parental

Cette année j’ai eu un « congé parental ».  Le genre de congé parental où les enfants sont à l’école et où tu bosses pas.

C’était bon, c’était doux. Pour moi, pour eux, pour nous.

J’ai bien vécu cette période de « rien ». Finalement mieux que lorsque je travaillais à la maison tout en élevant les enfants et en faisant tourner la baraque.

Quel luxe d’avoir le temps de tout. D’organiser des sorties, d’inviter plein de monde, de me consacrer à des choses simples qui me nourrissent. D’avoir le temps d’être seule, ce qui est un besoin important pour mon équilibre.

Je savais que cette situation serait temporaire. Je me suis interrogée sur l’après, sans vraiment réussir à me décider. Quid du mercredi, des vacances scolaires, des horaires de Mister B, avec lesquels composer.

J’aime travailler. J’aime aussi ne pas travailler.

Et puis, les questions existentielles sont reportées puisqu’un troisième enfant vient agrandir la famille.

La question du congé parental se pose cette fois-ci.

Une opportunité, une chance que je n’ai pas connu, puisque pour les deux précédents j’ai travaillé, parce qu’à ce moment là il le fallait. Par besoin d’un complément plus important que le congé parental et par besoin d’avoir un travail pour avoir un statut social.

Pour cette, probablement dernière, expérience de la maternité je vois les choses sous un autre angle. Je ne sens pas, pour l’instant, ce besoin de reconnaissance extérieure pour me sentir épanouie.

Je n’ai plus l’envie de cumuler les mandats et de travailler de chez moi, tout en élevant un enfant et en assurant seule le soir, avec les trois.

C’est important pour moi de cultiver des centres d’intérêts, de pratiquer des activités, même toutes simples, qui me font plaisir.

Je ne me sens pas que mère.

Je ne suis pas que mère.

J’existe aussi en dehors d’un travail.

Je ne suis pas mon travail.

Quel qu’il soit, un poste reste un rôle, même s’il est accompli de bon cœur.

Je me sens (de moins en moins mal) à l’aise lorsqu’on me demande ce que je fais dans la vie, et que mon interlocuteur insiste avec un et sinon? lorsque je réponds que j’élève mes enfants.

Je ne comprends pas vraiment pourquoi, en 2017, élever ses enfants n’est pas valorisé par la société.

Alors qu’en ces temps modernes, cela relève souvent d’un choix.

Alors qu’on accorde de la valeur à quelqu’un dont le travail est de s’occuper d’enfants.

J’écris ça, maintenant, au début du deuxième trimestre, j’ai conscience que j’aurai probablement des moments de lassitude, mais je commence à me connaître et je sais aussi à quel point j’aime être présente pour toutes ces étapes fondamentales des premiers mois, premières années.

J’ai « toute la vie » pour travailler, alors que le temps de la maternité c’est maintenant et j’ai envie de profité à fond, de ces moments qui ne reviendront pas.

Pour me préparer à mener à bien ce projet de congé parental, j’envisage un renfort, qui passe par une aide ménagère, qui devrait se mettre en place dans les mois qui viennent d’ailleurs, pour me soulager pendant la grossesse, et les premiers mois du congé maternité, sans que les tâches se répercutent sur Mister B, qui fait déjà bien sa part.

Ce troisième enfant, arrive après un cheminement où j’ai appris avec les premiers. J’ai déjà une idée concrète de ce que signifie passer des journées avec trois enfants, pour l’avoir fait pendant plusieurs années, en tant qu’assistante maternelle, avec des enfants plus petits et moins autonomes (y compris les miens).

Lors de ce cheminement, de mes précédentes expériences de la maternité, j’ai commis des erreurs, utiles, puisqu’elles me permettent, il me semble, d’avoir aujourd’hui davantage de discernement et de vivre aussi cette aventure de façon moins fusionnelle, et pourtant plus soudée, dans mon couple.

La parentalité, quel sujet passionnant!

Voilà la question du potentiel congé parental soulève bien des sujets, notamment celui de la valeur.

Ce temps là est précieux, d’une grande valeur.

C’est un cadeau qu’on offre, à soi même, à sa famille et puis, par rayonnement, à toute la société.

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