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Le quatrième trimestre – en douceur

Mon bébé peau à peau, mon bébé bras, mon bébé kangourou a un grand besoin de notre présence corporelle.

On pratique le maternage (ou paternage?!) proximal comme disent les initiés.

Lorsqu’il est lové contre moi et je sens son souffle chaud, son corps apaisé s’alourdir dans le manduca. J’aime ses moments là et je suis heureuse de les vivre à nouveau, avec lui.

J’aimerai disposer plus souvent de mon corps pour moi seule avoir davantage de temps pour bouquiner, créer et pour rêver, pour être seule avec mon amoureux et plus disponible pour mes « grands ».

Parfois il dort dans son berceau et on s’extasie, parce qu’il est si beau et si paisible.

Parfois il a besoin d’être contre mon cœur et je fais tout ce qui peut se faire avec lui près de moi.

La grossesse est un état de fusion alors j’accepte avec patience cette étape de transition de défusion progressive.

Les premiers mois avec un nouveau né s’apparentent à un quatrième trimestre, où tant de choses s’ajustent: la forme de mon corps, l’allaitement, les journées calées sur son rythme (et sur celui de l’école) etc

Avec un troisième enfant, on avait une idée de ce que représente le quotidien avec un nourrisson, alors que pour notre premier enfant le choc a été violent (alors c’est CA être parent?! Pourquoi personne ne m’a rien dit?!).

Finalement je trouve plus facile d’être mère d’une famille nombreuse. Je n’aurais jamais imaginé écrire cela un jour!

Même si ses besoins sont intenses la journée et que materner me demande de déployer de l’énergie, je le vis bien, car les mythes de la parentalité se sont écroulés il y a six ans. D’ailleurs c’est plutôt avec les ainés que c’est sport certains jours!

J’accepte l’ambivalence de la maternité, la logistique, les drive récurrents, les machines quotidiennes, les soirées en solo cinq soirs par semaine.

Je connais l’impermanence et je sais qu’un jour il s’endormira, seul, pour de longues siestes (la nuit il dort bien, alléluia!) alors en attendant j’accompagne, je porte, je berce, je chante autant que nécessaire.

J’aime ces moments et je me sens à ma juste place.

Je me sens forte et sereine. J’étais suffisamment préparée, pour savourer la présence de notre petit morceau comme l’appelle son père.

Je fais de mon mieux, chaque jour et c’est suffisant. Pas parfait mais suffisant. Je suis là, je donne de moi, je ne me compare surtout pas.

On parle beaucoup de la préparation à la naissance et si peu de l’après, comme si après tout allait être simple, évident, fluide. Les réseaux sociaux renvoient cette image de perfection, la société invite à la performance.

Dans la réalité, c’est tout un équilibre à recréer, en acceptant que cela prenne un peu de temps.

C’est du taf et du kif un bébé venu agrandir la famille, quand on accueille un jour après l’autre avec souplesse, adaptation et lenteur, pour plonger dans les profondeurs de la plus extra-ordinaire et authentique des aventures humaines.

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maternité

45 minutes de sieste

Mercredi.

Grand bonheur a débarqué dans notre chambre à 6h30. Ca faisait longtemps que ce n’était pas arrivé. J’aurais bien dormi deux heures de plus…

J’ai réussi à prendre une douche, affilié le petit à la mutuelle familiale et préparer à manger pour midi entre deux tétées, avant d’aller récupérer les enfants à l’école.

Le chemin du retour est laborieux. Grand bonheur couine, la fatigue se fait sentir de son côté. Il me parle de ses cartes Pokemon. Il rêve de la collection entière. La fatigue se fait sentir de mon côté.

Je sors le petit dernier du manduca et il se met à pleurer au moment où on passe à table.

Le téléphone sonne deux fois, je ne réponds pas, le niveau sonore est trop élevé.

A la fin du repas je me sens dépassée.

L’aide ménagère est venue hier et la cuisine est sans dessus dessous. J’empile les assiettes sales.

Les vêtements et les chaussures trainent dans l’entrée. Il y a une machine à plier et une autre à mettre en route.

Mais pour l’instant, le petit troisième me réclame.

Le Grand couine encore. Tous ses livres d’activités sont tombés du casier de son bureau, il y en a partour par terre. Argh!

Je m’allonge avec mon bébé pendant qu’il tête.

J’encourage mon Grand à ranger puis à venir s’allonger un quart d’heure à côté de nous.

Je n’ai rien à prouver.

Je n’ai pas à être la mère parfaite, l’épouse parfaite, la femme parfaite, l’amie parfaite.

Pas d’obligation à ce que la maison soit parfaitement propre et rangée à tout moment. Pas d’obligation à répondre dans la seconde quand on m’appelle ni à me justifier de ne pas y arriver.

Je laisse tout en plan.

Je ne propose pas d’activités manuelles.

J’autorise les grands à regarder un petit dessin animé pendant que je fais une sieste avec le petit lové près de moi.

Après ça, tout va mieux.

Tout redevient fluide, facile et joli. Alors que le mercredi aurait pu partir en vrille, tout rentre dans l’ordre après 45 minutes de sieste.

La logistique est gérée en trente minutes.

J’ai le temps de bouquiner un peu pendant que Jolie douceur est chez une copine et Grand bonheur à son activité. Le petit dort encore. Je réponds aux messages laissés ce midi et aux invitations en suspend.

Je me sens sereine, humaine et forte. Fière de moi, du chemin parcouru. Ma vulnérabilité m’enseigne le respect, l’écoute de mes besoins, la douceur pour moi même.

Je regarde les enfants jouer, le petit dans les bras de son père.

 

Je souris. Je suis là où je dois être.

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KIDS

6 ans

Le 15 novembre 2011 à 9h15 ma vie a changé, avec l’arrivée de ce petit être si pressé, si décidé.

Six ans.

Six ans d’amour.

Six ans à me nourrir de ses rires.

Six ans de télépathie.

Six ans à l’observer grandir, à grandir avec lui.

A sa naissance je suis née aussi, une deuxième fois.

Les premières années n’ont pas été simples, pour lui, pour moi, pour nous.

J’aurai aimé une préparation à la parentalité. A l’après.

Grand bonheur est hyper sensible, doté d’un sens très prononcé de la justice et de l’équité.

Si sa sensibilité est heurtée il ne fait plus de crise mais boude, se referme.

Les situations nouvelles, les imprévus peuvent le stresser longtemps et je tâtonne parfois pour le rassurer.

Lorsque je ne sais pas, je lui dis et je l’écoute, simplement.

Il me dit que ce n’est pas facile d’être parent.

Je lui répond qu’on apprend ensemble tous les jours et que c’est fascinant.

J’ai aimé les premières années à ses côtés.

J’aime encore plus le voir grandir et observer ses spécificités se développer.

Il est gaucher de la main et droitier du pied et trouve que c’est une chance.

Il me surprend chaque jour, avec son esprit affuté, sa gentillesse, sa façon de raisonner et de relier les idées entre elles, son envie de créer, sa capacité à trouver des solutions par lui même, son intelligence intuitive et sa force physique qu’il canalise de mieux en mieux.

Je m’émerveille quand il me dit que l’important dans la vie c’est d’aimer.

Lorsqu’il sera grand son métier sera de faire des bulles, de créer un musée de coquillages.

Peu importe le métier, pourvu qu’il se sente libre d’être qui il est, de faire ce qu’il aime et ce qui nourrit sa si belle âme.

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LA VIE EN PLUS JOLIE

10 Petites choses #6

En septembre je me sentais à fond dans ma tête, mais mon corps ne suivait pas. Super frustrant!

Je retrouve progressivement la pêche, vive le deuxième trimestre de grossesse!

J’avais un peu relâché mon rituel de gratitude, alors que ça m’aide à rester reliée aux aspects jolis de la vie. Hop c’est reparti!

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1/ Le bébé que je sens déjà bien bouger. Magique!

2/ Le RDV mensuel des 13 mères Originelles. Ce groupe de femmes m’apporte tellement, en particulier depuis que je suis enceinte.

3/Choisir avec un soin tout particulier, ce qui composera le trousseau de ce petit dernier.

4/ Dans le même registre, me refaire une petite garde robe grossesse, avec quelques belles pièces bien coupées trouvées chez Séraphine ou Isabella Oliver. Et du basic H&M.

5/ Avoir autour de moi plein de familles avec trois enfants. Les voir soudés, vivre. Inspirant!

6/ Les enfants qui s’éclatent à des activités sportives, toutes compatibles avec l’emploi du temps de leur père qui assure les trajets chaque semaine. Ce super héros!

7/ Me régaler des billets de Bliss cocotte, de son univers joyeusement coloré et si créatif.

8/ Cuisiner en quantité, pour avoir des restes, les jours où la flemme me gagne. Des madeleines au goûter. Des soupes. Des plats aux épices douces et riches en saveurs, des tartes salées. Improviser des salades colorées pour mes dej en semaine.

9/ Faire des listes pour cultiver la motivation et me donner de petits objectifs, me projeter dans notre vie à cinq…

10/ Mes trente trois ans. Les roses rouges, le bon cadeau pour un massage, le restau chinois, le clafoutis aux prunes exquis, les belles attentions venues de toute part. J’apprends à aimer mon anniversaire d’année en année.

KIDS

Envisager un congé parental

Cette année j’ai eu un « congé parental ».  Le genre de congé parental où les enfants sont à l’école et où tu bosses pas.

C’était bon, c’était doux. Pour moi, pour eux, pour nous.

J’ai bien vécu cette période de « rien ». Finalement mieux que lorsque je travaillais à la maison tout en élevant les enfants et en faisant tourner la baraque.

Quel luxe d’avoir le temps de tout. D’organiser des sorties, d’inviter plein de monde, de me consacrer à des choses simples qui me nourrissent. D’avoir le temps d’être seule, ce qui est un besoin important pour mon équilibre.

Je savais que cette situation serait temporaire. Je me suis interrogée sur l’après, sans vraiment réussir à me décider. Quid du mercredi, des vacances scolaires, des horaires de Mister B, avec lesquels composer.

J’aime travailler. J’aime aussi ne pas travailler.

Et puis, les questions existentielles sont reportées puisqu’un troisième enfant vient agrandir la famille.

La question du congé parental se pose cette fois-ci.

Une opportunité, une chance que je n’ai pas connu, puisque pour les deux précédents j’ai travaillé, parce qu’à ce moment là il le fallait. Par besoin d’un complément plus important que le congé parental et par besoin d’avoir un travail pour avoir un statut social.

Pour cette, probablement dernière, expérience de la maternité je vois les choses sous un autre angle. Je ne sens pas, pour l’instant, ce besoin de reconnaissance extérieure pour me sentir épanouie.

Je n’ai plus l’envie de cumuler les mandats et de travailler de chez moi, tout en élevant un enfant et en assurant seule le soir, avec les trois.

C’est important pour moi de cultiver des centres d’intérêts, de pratiquer des activités, même toutes simples, qui me font plaisir.

Je ne me sens pas que mère.

Je ne suis pas que mère.

J’existe aussi en dehors d’un travail.

Je ne suis pas mon travail.

Quel qu’il soit, un poste reste un rôle, même s’il est accompli de bon cœur.

Je me sens (de moins en moins mal) à l’aise lorsqu’on me demande ce que je fais dans la vie, et que mon interlocuteur insiste avec un et sinon? lorsque je réponds que j’élève mes enfants.

Je ne comprends pas vraiment pourquoi, en 2017, élever ses enfants n’est pas valorisé par la société.

Alors qu’en ces temps modernes, cela relève souvent d’un choix.

Alors qu’on accorde de la valeur à quelqu’un dont le travail est de s’occuper d’enfants.

J’écris ça, maintenant, au début du deuxième trimestre, j’ai conscience que j’aurai probablement des moments de lassitude, mais je commence à me connaître et je sais aussi à quel point j’aime être présente pour toutes ces étapes fondamentales des premiers mois, premières années.

J’ai « toute la vie » pour travailler, alors que le temps de la maternité c’est maintenant et j’ai envie de profité à fond, de ces moments qui ne reviendront pas.

Pour me préparer à mener à bien ce projet de congé parental, j’envisage un renfort, qui passe par une aide ménagère, qui devrait se mettre en place dans les mois qui viennent d’ailleurs, pour me soulager pendant la grossesse, et les premiers mois du congé maternité, sans que les tâches se répercutent sur Mister B, qui fait déjà bien sa part.

Ce troisième enfant, arrive après un cheminement où j’ai appris avec les premiers. J’ai déjà une idée concrète de ce que signifie passer des journées avec trois enfants, pour l’avoir fait pendant plusieurs années, en tant qu’assistante maternelle, avec des enfants plus petits et moins autonomes (y compris les miens).

Lors de ce cheminement, de mes précédentes expériences de la maternité, j’ai commis des erreurs, utiles, puisqu’elles me permettent, il me semble, d’avoir aujourd’hui davantage de discernement et de vivre aussi cette aventure de façon moins fusionnelle, et pourtant plus soudée, dans mon couple.

La parentalité, quel sujet passionnant!

Voilà la question du potentiel congé parental soulève bien des sujets, notamment celui de la valeur.

Ce temps là est précieux, d’une grande valeur.

C’est un cadeau qu’on offre, à soi même, à sa famille et puis, par rayonnement, à toute la société.

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KIDS

Un, deux, trois

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J’ai commencé à écrire un article avec 10 petits choses, ces 10 petits bonheurs qui font du bien au cœur, au corps, à l’âme.

Et puis non, une jolie nouvelle comme celle-ci ne peut décemment pas se glisser au milieu d’une liste.

Cette nouvelle là, c’est un bonheur entier, complet.

La joie de notre famille.

Nous ne sommes pas dans le délai que recommande la prudence, pour une annonce réglementaire, mais on s’en fiche, non?!

Cette nouvelle là, c’est le petit secret que les enfants ont déjà deviné, sans qu’aucun n’indice ne leur soit donné, sans qu’aucun mot ne leur soit soufflé.

C’est une nouvelle toute fraîche, précieuse.

Un trésor.

Un petit cœur, minuscule, qui bat si fort à l’intérieur de moi et qui fait de moi la plus heureuse des femmes, des amoureuses, la plus heureuse des mamans.

LOVE LOVE LOVE

Notre Saint Valentin

20170214_133210.jpgCette année, nous célébrons la Saint Valentin de façon particulière. En mode pur plaisir, collect moment not things!

Le bonheur passe par l’expérience, plus que par l’objet, même si j’aime ce qui est beau, le luxe, les symboles riches en valeur, et bon, oui, aussi les fleurs et les mots doux.

Bref…

Mon amoureux a une passion dont il connaît les aspects techniques sur le bout de doigts. Alors j’ai proposé qu’il se fasse lui même son cadeau, qu’il se choisisse ce qui le fait vraiment kiffer.

Et qu’il s’offre du temps libre pour apprécier et pratiquer sa passion, tout au long de l’année.

En parallèle, j’ai pris RDV chez le coiffeur et le 14 février c’était la seule date qui collait. Soit!

J’avais envie d’un massage, d’offrir du temps et de l’amour à mon corps qui donne tant, à qui j’ai tant demandé ces dernières années.

L’aimer tel qu’il est et le chouchouter. L’observer, l’accepter et faire la paix.

L’accepter dans son imperfection, dans sa perfection, avec son histoire, ses courbes, ses zones souples et celles (très) tendues. Et les vergetures. Parce que tout ça c’est moi.

Le massage est une expérience assez intime, et il m’a fallu plusieurs années pour oser franchir la porte d’un institut.

Il y a 8 ans j’avais reçu mon premier coffret et je n’avais pas osé y aller. Par pudeur.

Et puis la parentalité m’a transformé; sur bien des plans d’ailleurs.

On m’a offert des massages à des moments clés : pour mon anniversaire alors que j’attendais notre premier enfant, après la naissance de notre fille (quel beau cadeau pour jeune une maman), et pour mes 30 ans.

Cette fois ci je n’ai pas attendu qu’on me le propose, je me le suis offert à moi même, j’ai choisi un bel institut, un massage Lomi Lomi et j’ai choisis mon RDV, pour la Saint Valentin.

Ce n’est pas rien de se mettre nue, de confier son corps, s’abandonner face à un(e) inconnu(e).

Mes mains, mon ventre, sont des zones fragiles, sensibles.

Je me suis répétée un mantra, pour canaliser mon mental, lâcher prise sur l’extérieur, revenir à moi, à mes sensations, pour apprécier l’expérience profondément et accéder à une relaxation divine..

A la fin, j’ai savouré un thé dans un calme ouaté, celui du salon, et le calme à l’intérieur de moi.

Dire avec une confiance nouvelle, non merci je ne prendrai pas les produits proposés.

Et me surprendre encore +, en osant planifier un RDV le mois prochain.

Laisser les cuirasses, les armures, me réconcilier, avec chaque part de moi, en douceur et accepter qu’il me faut encore un peu de temps pour m’aimer en totalité.

Dire ciao à la culpabilité, oser apprécier ce présent, ce temps libre, l’honorer, alors qu’autour de moi tout va si vite et que les autres travaillent à fond aujourd’hui.

En sortant j’ai été marcher au parc avant de retrouver mon amoureux, à la fin du service.

Cette année, pas de roses, de restau en tête à tête, de champagne ou de bijoux.

Rien de tout cela, mais le plaisir pour soi et la joie du quotidien et la gratitude pour notre vie.

Une heure tous les deux, à se parler vrai.

Partager un goûter tous les quatre, avec nos deux enfants, à 16h45 à la maison et des petits gâteaux préparés par ses soins.

Sa soirée il l’a passe au boulot, dans le restaurant, son restaurant, notre restaurant, dont il a si longtemps rêvé.

Et moi à veiller sur notre famille, régénérée par cette journée.

Je nous sens connectés, si fort, il est là pour moi, pour nous, absent ce soir mais tellement présent et investi pour que tout cela soit notre réalité.

Alors voilà c’est la Saint Valentin, la fête de l’amour, de l’amour de Soi, de l’amour qui rayonne de moi à lui, de lui à moi.

KIDS

Cinq ans

A cinq ans il rêve de star wars, de ninjago et de vaisseaux spaciaux.

A cinq ans il aime les légo mais aussi les jeux de société et les constructions.

A cinq ans il a des rêves plein la tête, envie d’aller en Thaïlande, rencontrer les indiens en vrai, savoir écrire en attaché.

A cinq ans il s’inquiète de ne pas tout savoir quand il sera papa.

A cinq ans il veut prendre sa douche seul mais me dit c’est toi que me met les chaussettes, s’il te plaît maman.

A cinq ans les mots pipi caca le font encore bien marrer.

A cinq ans, il a été à la pêche avec son père et attrapé ses premiers poissons avec fierté.

A cinq ans il me tient encore la main, et parfois la lâche en me disant je suis grand maman.

A cinq ans il a le goût d’apprendre et une passion pour le dessin.

A cinq ans il est fortiche en balon. Il a eu un panier de basket pour son anniversaire, sa marraine m’a dit baisse le, sinon il va se décourager.

Il a marqué et m’a demandé: tu lui diras que j’y arrive?

A cinq ans il me dit, chaque soir, je t’aime jusqu’aux planètes.

Et mon cœur explose comme des milliards de météorites.

Cinq ans.

Mon grand, mon trésor, mon bonheur, mon grand bonheur.

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LA VIE EN PLUS JOLIE

Six mois de miracle morning

 

J’ai commencé en février à instaurer une routine du matin. Pour moi. Pour me lever de bonheur.

En avril j’ai lu le livre miracle morning (MM pour les intimes), qui est venu structurer et affiner ce que je faisais déjà.

Six mois plus tard:

L’ambiance du matin a beaucoup changé. Alors oui, les enfants grandissent et dorment plus longtemps et c’est plus facile.

Mais ce qui a changé c’est moi et ma façon d’aborder la journée et plus globalement la vie. Je ne me lève plus en me disant oh p…. déjà! J’ai envie, hâte de, me lever.

Je prends un temps pour moi quoi qu’il arrive, que ce soit la semaine, le weekend, les vacances, qu’il fasse beau, qu’il pleuve ou lorsque et je m’occupe seule des enfants (plusieurs fois par semaine).

Toute la famille l’a intégré, après quelques semaines d’adaptation.

Cela demande d’anticiper un brin. La table du petit dej est mise et les vêtements des enfants sont préparés la veille (le bonhomme des habits à faire disparaître), cela fluidifie la logistique.

Au fil des mois et des saisons, j’ai adapté ma routine.

Au printemps et en été, à Lyon, j’avais très envie d’aller marcher le matin.

Là c’est l’automne, j’ai envie de cocooning, mais j’aime bien me connecter avec la nature pour voir la beauté du monde, alors je sors tout de même quelques minutes dans le jardin.

Si je me suis couchée tard, il m’arrive de me lever + tard (vers 7h/8h) (enfin à une heure normale, on se comprend) si c’est possible.

Je savoure même quelques minutes de temps à autres dans mon lit, en silence avec gratitude! Le genre de plaisir que les parents de jeunes enfants savent apprécier!

Je fais quelques pratiques énergétiques (Reiki) incluant une méditation, ensuite je bois mon citron et c’est parti mon kiki.

Parfois les enfants me sollicitent alors que c’est le moment de mon temps calme. Je reste zen, ce n’est pas ma préférence d’être interrompue, mais il faut adapter avec la vraie vie 😉

Ce que je retiens du MM ce n’est pas de me lever tôt, l’essentiel est de me préserver un temps pour moi, au réveil, en me centrant sur l’état d’esprit que j’ai envie de cultiver pour la journée.

En fait j’adore voir le soleil se lever, donc l’heure varie en fonction des saisons, j’ai envie naturellement de me caler là dessus.

On n’est pas obligé de se levé à 5h du mat, l’important étant de commencer la journée en douceur.

Si je bacle un peu le MM je ressens les effets sur ma patience avec les enfants, sur mon couple, mon estime de moi-même et je mange moins sainement. Tout est lié…

Lorsque j’ai débuté il y a six mois nous étions 600 sur le groupe Facebook, maintenant nous sommes plus de 8000.

Chaque matin je partage une photo et une petite phrase à l’inspiration. J’avais un peu décroché avec le déménagement mais il semblerait que les MMers apprécient, alors je m’y suis remise et c’est vrai que c’est motivant cet effet groupe!

Prochaine étape: j’instaure une routine du soir, une fois les enfants couchés, pour créer, écrire, faire le bilan de la journée et compléter mon bujo  et le tracker de façon + structurée.

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parc de la tête d’or Lyon

 

 

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Levé du soleil à la fin de l’été

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Le levé du soleil en automne

 

 

LA VIE EN PLUS JOLIE

Le meilleur d’octobre

D’octobre je garde…

le souvenir merveilleux de mon anniversaire,

l’arrivée de l’automne et ses si belles couleurs,

l’odeur des matins frais et le plaisir de voir le soleil se lever,

la chaleur réconfortante du premier feu et le plaisir d’entendre le bois qui craque dans la cheminée,

la douceur de mon pyjama Gap à carreaux,

la saveur de butternut rôtie, les petits plats mijotés, la première raclette dehors (concept inédit!)

l’envie de rester sous la couette et les enfants qui se lève à 8h le weekend (yeah!)

l’enthousiasme du début pour le Mooc sur Oscar Wilde proposé par La Sorbonne

le come back de l’organisation qui procure un sentiment de sécurité intérieure,

les chouettes lectures: les lois naturelles de l’enfant de Céline Alvarez (à mettre entre toutes les mains) et  L’homme qui savait la langue des serpents, d’Andrus Kivirähk (une pépite)

Et puis l’essentiel, les moments magiques avec les miens,

les balades en forêts le weekend et la cueillette de châtaignes,

la journée mère fille à Lyon et la balade en vaporetto (à faire absolument pour découvrir Lyon sous un angle différent)

les vacances scolaires où j’ai (pour la première fois…Hum) kiffé avec les enfants,

Et pour finir en beauté, notre escapade en amoureux en Bourgogne,

le dîner somptueux chez William Frachot, à l’hostellerie du Chapeau rouge, à Dijon,

une nuit dans un chouette hôtel et le plaisir de me réveiller à mon rythme (pile poil pour le changement d’heure!), avant d’apprécier un petit dej royal en m’occupant exclusivement de moi et de mes envies…

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C’est beau l’automne!