LA VIE EN PLUS JOLIE

Etre une femme

J’ai lutté, ne rentrant pas dans les cases de cette société dominée par le contrôle, par les hommes, par les trucs à prouver.

J’ai cherché, cherché, cherché, je me suis épuisée.

J’ai abandonné, tout donné, au propre comme au figuré.

Et j’ai trouvé, c’était une telle évidence. Là, partout.

Je suis une femme.

Je ne suis pas faite pour lutter, pour me battre, pour gagner, pour avoir raison, pour posséder. Je suis forte dedans, fragile dehors..

J’aime offrir, que ce soit joli, possible et gratuit, j’aime à volonté, j’aime faire confiance, j’aime en quantité, je n’ai que faire de tous ces chiffres qui ne m’ont jamais intéressée. J’ai toujours préféré les lettres qui m’envoient bien plus de rêves!

Je n’aime pas les sports pour gagner, je laissais volontiers ma place à ceux qui avaient envie de jouer à ce jeu là.

Ce prof d’EPS m’avait dit que je n’étais pas combattive, que je ne ferai rien de ma vie. Ici je lui dit aujourd’hui je ne suis pas un guerrier Monsieur, et à chaque fois que je me suis battue, contre l’univers, contre moi-même, j’ai perdu.

Moi j’aime jouer pour le plaisir, pour m’amuser. Je ne joue pas ou je mise tout. Ca ne marche que lorsque je me fais confiance, que je suis mon intuition, même et surtout si ça paraît insensé, improbable, impossible. L’intuition n’est pas faite pour être raisonnable. Chacun son job 😉

Je n’ai pas besoin de savoir combien pour me sentir en sécurité.

J’ai besoin de beau.

De l’eau, d’air, de terre, de feu, d’un toit, de toi près de moi, d’une couverture douce, d’une attention délicate, d’un bouquet de mimosa dans la maison, de câlins, de bisous, du chant des oiseaux, du levé du soleil et de la lune qui guide quand il fait noir, des étoiles filantes pour faire des vœux, de saisons qui changent pour ne pas m’ennuyer, de passer des larmes au rire, d’explorer mes émotions et de les vivre à fond, de mots doux dans mes oreilles et de dire haut et fort des je t’aime.

Je préfère le pourquoi au comment, la solution au problème. Pas parce que l’un est mieux que l’autre, ils se complètent, l’un ne va pas sans l’autre.

Je préfère mes trésors sans valeur à l’argent qui dort et qui s’entasse, ça on s’en lasse.

L’argent je l’aime pour le donner, le faire circuler, pour créer, pour offrir à l’autre le plaisir de se sentir riche, si c’est de cela dont il a besoin.

Mes trésors sont là, dans mon cœur, autour de moi, accessibles, abordables et gratuits pour qui sait les voir.

Mes trésors sont si précieux, d’une valeur inestimable, qu’aucun homme, ni aucune femme, ne pourra jamais mesurer en terme de quantité, parce qu’ils ne sont pas fait pour ça, ils sont là pour être kiffés, c’est tout.

Ca me va. C’est OK. Je vous laisse le KO si c’est ce que vous préférez, on a tous le choix, c’est le libre arbitre, il n’y a personne d’autre que soi pour se juger.

Je vous laisse le choix, avoir raison, je n’ai rien, je remercie pour tout ce qui m’est confié, je ne suis là que de passage, pour m’amuser.

Je suis une femme, c’est très simple.

Je ne compte pas.

Ou plutôt j’aime sans compter.

Et au final l’ironie de la vie fait que c’est en acceptant de ne plus compter du tout que je compte plus que tout.

Je me suis reconnue, et aimée telle quelle, sans rien vouloir changer. Et alors tout change.

Alors c’était juste ça? J’ai cherché si loin, et j’étais si près, j’étais là.

Putain c’est juste divin!

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LA VIE EN PLUS JOLIE, zèbre

A l’envers

Aussi loin que je me souvienne je me suis toujours sentie différente.

J’ai fait tant d’efforts pour rentrer dans le moule, pour être ce que je ne suis pas (un homme!).

Et puis j’ai compris.

Lâcher prise.

Etre ce que je suis, cultiver à fond ma singularité, mes visions. Voilà, mes visions semblent folles, illogiques, déraisonnables. Alors que la vraie folie c’est de se forcer à être ce qu’on est pas.

Ma force, ma richesse, mon trésor c’est d’être une femme.

Une femme intuitive qui aime créer. Tu me mets une graine minuscule dans la main et je vois les fleurs splendides de demain.

Quand on voit le possible à l’intérieur de soi, il se met à exister, même minuscule. Ce minuscule est précieux et fragile, il lui faut de l’amour, de la douceur et du temps pour grandir. Comme les enfants, en fait.

Tous les projets ont d’abord été rêvés, avant de devenir, en leur temps, réalité.

Le ressentir si fort dans mes tripes et alors là les coïncidences de conte de fées arrivent dans tous les sens. Les rencontres, les messages, les signes. Plus je suis mon intuition plus tout s’éclaire.

Merci à toutes les lumières qui m’ont menées jusque là, jusqu’à moi.

Je ne laisserai plus la place aux doutes, aux briseurs de rêves qui font mâles. Je me promets de m’écouter et de me faire confiance.

Je sais que je ne sais rien et que j’ai tout à apprendre.

Et qu’il faut parfois un petit temps pour que les autres voient ce que je sais déjà, à l’intérieur de moi. Il n’y a pas à convaincre, rien à gagner ou à perdre, oser, simplement oser être qui l’on est.

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MAISON DU BONHEUR

Home Sweet home

La réflexion a été longue. Je voulais déménager, j’avais besoin de plus d’espace.

Il voulait rester à Lyon, c’était pratique.

Comme toujours, avec un peu de temps, l’idée a germé.

Il voulait déménager.

J’étais prête à rester, je voyais à nouveau la chance qu’on avait de vivre à Lyon.

Je ne ressentais plus le besoin de fuir, de partir et de tout recommencer.

Et puis, la vie est drôle et le proprio met l’appartement en vente.

Acheter et faire des travaux ou déménager?

Pas encore prêts à acheter (par peur parce que dans ce quartier et à ce prix on pouvait faire une belle plus value)

Ok pour déménager.

Appart dans le quartier ou maison à l’extérieur de Lyon?

Il faut compter le même budget, c’est donc une histoire de choix.

On s’est décidé et on a listé nos critères.

Un espace extérieur pour prendre le petit dej, cultiver nos aromatiques, quelques légumes et des fleurs.

Une maison lumineuse, prête à être habitée, au calme, avec une vue dégagée, une chambre pour chacun, une grande pièce à vivre où l’on peut recevoir les copains, une baignoire et une fenêtre dans la salle de bain, des rangements.

Une école à proximité pour y aller à pieds, 10km maxi de Lyon…Avec un garage a-t-il ajouté..

Idéalement un bbq, une cheminée pour la chaleur du foyer, une piscine pour se rafraîchir l’été. Et une gare dans les environs.

Si vraiment tout est possible, il ajoute près d’une rivière et moi près d’un bois.

On se fixe un budget.

J’appelle le proprio, je lui dit qu’on est décidé, nous n’achèterons pas l’appart, nous partons pour une maison.

Il me dit j’en ai une à louer. A dix km de Lyon et que c’est marrant tient il y est, on peut visiter l’après midi même.

Il y va. Elle lui plait, il me montre des photos.

Elle remplit tous nos critères. TOUS.

A l’intérieur de moi, tous les feux sont verts, je sais déjà qu’il s’agit de celle là.

J’appelle mes employeurs, je leur dit qu’il va falloir trouver quelqu’un d’autre et que je ferais mon possible pour les aider.

Justement j’ai une amie et collègue qui est dispo à la date souhaitée. Je sais que je peux partir sereine, sans rien fuir, partir juste pour le plaisir.

Avant les vacances je poste la dédit en ayant l’impression de sauter dans le vide.

Le proprio donne son accord pour la location et nous remet les clés.

Le lendemain je vois enfin la maison, elle me plait tout de suite.

A notre retour d’Italie on boucle les cartons en une semaine, on met une couche de peinture blanche dans les chambres.

On emménage sous une pluie battante, un samedi d’été.

Une semaine après on signe le bail.

Karma? Hasard? Rien ne s’est fait dans l’ordre logique et pourtant tout est parfait.

Depuis je me réjouis chaque matin d’ouvrir les volets, d’observer le soleil pointer et les rouges gorges et les mésanges venir picorer.

Ici, je me sens chez moi et pour la première fois de ma vie, j’ai l’envie d’acheter et de rester. Parce que c’est notre maison.

Je fais le vœu qu’elle soit à nous sur le papier à la fin de l’année 2017, pour l’organisation je fais confiance à la vie!

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LISTE DE MES ENVIES

10 choses que j’ai appris sur moi

1/ J’ai un mode de pensée en arborescence. Je ne finis pas mes phrases. Je parle d’un sujet, qui me fait penser à ceci puis à cela etc. Je pensais que cela était la norme, de fonctionner par association d’idées, apparemment pas.

2/ J’ai une mémoire sensorielle et émotionnelle. J’ai de nombreux souvenirs où je me rappelle ce que je ressentais enfant. Aujourd’hui je suis empathique et j’ai parfois des difficultés à rester centrée sans me laisser déstabiliser par les émotions d’autrui. J’apprends que la sensibilité peut être une force.

3/ Je n’ai pas de talents particuliers mais j’en ai plein de petits et je suis curieuse si un sujet m’intéresse. J’aime la cuisine de tout les jours, la gastronomie, organiser des vacances, parler italien, l’Italie, la mode, la déco, le yoga, la lecture, la musique, le développement personnel, les enfants, les balades et mille autres choses.

4/ Je ne sais pas rattraper un ballon et je n’ai jamais compris le pourquoi d’un sport collectif. Je comprends le dépassement de soi, mais l’envie de gagner/battre l’autre? Pourquoi?

5/ Je suis du matin. J’aime le calme et l’atmosphère particulière de la nature et de la ville qui s’éveille. Observer le lever du soleil est un moment magique. Entre le lever et le coucher je choisis le lever, comme ça je peux voir les deux 🙂

6/ Je croyais adorer le sucre. Et puis j’ai modifié mon alimentation (un peu d’IG bas, un peu d’équilibre acido-basique et beaucoup de gourmandise) et finalement le sucre m’écœure rapidement et me donne faim très vite.

7/ J’aime voyager autant que j’aime être chez moi

8/ Je peux faire confiance à mon intuition et à mon ressenti corporel. Le corps est un bon indicateur pour savoir si là c’est oui ou non.

9/ Je suis plus à l’aise en petit comité qu’en groupe et le bruit, le brouhaha, me gêne.

10/ J’apprends à demander de l’aide et à exprimer concrètement ce dont j’ai besoin, à poser mes limites avec douceur.

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