KIDS

Un mois de CP

Pour la rentrée en CP de mon grand bonheur j’étais plutôt sereine.

Il n’y a qu’une classe dans la petite école, donc il retrouve tous ses copains.

Ils connaissaient déjà les lieux, l’année dernière ils allaient faire des ateliers le mercredi matin en primaire.

Et puis ils ont été bien préparés et une partie de la classe sait déjà lire.

Donc pas de pression.

Ce que je n’avais pas anticipé c’est la fatigue.

Le retour de l’école est compliqué.

Je retrouve un enfant exténué, qui s’est contenu toute la journée et qui est explosif.

Il pleure pour un rien, s’énerve au quart de tour, s’agace de la présence de sa sœur avec qui il est pourtant si complice habituellement.

Bref, il est exténué, à fleur de peau.

Il me dit qu’il ne comprend pas pourquoi il est aussi à cran.

Dans ces moments là je me dis un quart de seconde que l’école à la maison serait plus adaptée à son rythme.

Et puis non.

Je n’en n’ai pas l’envie et les enfants non plus…

Après la douche, je le masse avec une petite potion magique à base d’huile végétale, d’huile essentielle de lavande et de camomille.

Cette année il débute deux activités sportives, d’une heure chacune.

C’est beaucoup et cela peut sembler paradoxal comme choix, mais il est demandeur et je sens qu’il a besoin de se défouler, de se dépenser physiquement.

On se laisse un peu de temps et tout va rentrer dans l’ordre, pas vrai?

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LA VIE EN PLUS JOLIE

Vulnérabilité

Accepter ma vulnérabilité, c’est un des aspects les plus délicats de la grossesse.

Les trois premiers mois, j’étais bien à plat. J’ai dormi autant que j’ai pu et tout de même assuré en solo le soir, une partie des vacances d’été.

Je retrouve de l’énergie, mais je sens qu’il faut que j’y aille piano.

Fini les journées à arpenter la ville en long en large et en travers.

Fini les grands trajets de plus d’une heure aller retour en voiture.

Je n’ai pas besoin que le médecin me le dise.

Je le sais, je le sens.

C’est frustrant, parfois, ce mode slow activé alors que dans ma tête je suis à fond.

Je m’écoute, pas envie de renouveler l’expérience de la prématurité ou celle de l’hospitalisation, de l’alitement.

Non.

Pour ce dernier bébé, j’ai envie d’expérimenter la sérénité, grossesse incluse.

Lundi j’ai ouvert les vannes, laisser couler mes larmes. Un gros chagrin, sorti des tripes, comme ça, sans raison particulière, puisque je suis heureuse, que j’ai tout pour l’être.

Je me suis sentie libérée, profondément.

Ensuite, il y avait à nouveau de la place en moi pour la joie, la gratitude.

J’invite autant que possible les enfants à exprimer leurs émotions, et ainsi, les colères  passent assez vite.

Je suis douce avec mes amies, à l’écoute, en leur disant que oui, parfois ça va pas et on a le droit, même si on a tout.

Il était temps que je m’autorise aussi à lâcher prise.

J’accepte cette ambivalence de la grossesse, j’accepte d’être vulnérable, me libérant ainsi de schémas familiaux où il faut être courageux, positif, coûte que coûte, et donc enfouir bien profond certaines émotions.

J’ai demandé de l’aide, alors que je n’ai pas atteint mon point de rupture, que je pourrais encore gérer, en faisant un effort.

Une aide ménagère viendra deux heure par semaine, plus si besoin. Yeah!

Je lâche prise et préserve mon énergie pour me focaliser sur ce qui me fait du bien.

C’est peut être simplement ça être responsable?

Je n’ai pas besoin de m’épuiser, d’aller toucher mes limites.

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