LA VIE EN PLUS JOLIE

Envies et ressentis du moment

Nous sommes en mars et l’envie d’écrire revient de façon puissante.

Je ne sais pas trop pas où commencer.

Pour tout vous dire j’ai envie d’ouvrir un nouvel espace pour mon activité de doula, et pour aborder l’empowerment, le sacré autour de la naissance et du post natal, sujet cher à mon cœur.

Je ne sais pas si je vais continuer à écrire ici, ou ailleurs.

J’ai envie d’aborder la puissance du bâton de parole, que j’ai découvert dans les cercles de femmes et que nous utilisons aussi en famille depuis bien trois ans maintenant.

J’ai envie de parler de la beauté de la première année, du post natal que j’ai vécu avec fluidité et douceur à l’arrivée de mon troisième enfant.

J’ai envie d’écrire sur la façon, un brin alternatif, dont nous accompagnons les enfants et qui, au bout de sept ans commence à être bien visible, alors que jusque là je ne m’en rendais pas vraiment compte.

Jolie douceur a eu six ans et le petit morceau a soufflé, avec un peu d’aide, sa première bougie. Time flyes. J’ai envie de poser des mots pour me souvenir de ces moments magiques de leur enfance et de ma vie de mère.

Grand bonheur est extraordinaire, doux et réfléchi. Sa sensibilité, sa gentillesse m’émeuvent tant.

Je suis si heureuse d’être mère de deux garçons, alors que je ne pensais pas savoir, pas être capable, moi qui vient de lignées de femmes où le masculin est si peu représenté.

J’ai envie de parler d’égalité, d’équité, de besoins respectés et d’individualité.

J’ai envie d’aborder ma nature cyclique. Selon les phases de mon cycle je me sens épuisée, éteinte, ou pleine d’énergie, d’amour. C’est bon de connaître et d’accepter ma nature non linéaire, de faire de ma vulnérabilité une force, de connaître ma façon de fonctionner et d’avoir la chance de pouvoir suivre mon rythme et de le respecter autant que possible.

J’ai envie d’évoquer les changements dans notre quotidien, notre façon de consommer (moins…sauf pour les livres ;), mon changement de perception dans mon rapport au travail, l’importance du repos, du vide, du beau, l’équilibre entre les moments de ressourcement et la vie sociale.

J’ai envie de revenir sur la sororité. Oui c’est à la mode, (comme le zéro déchet!), n’empêche, le contact des femmes me nourrit et à partir de cette base authentique et vulnérable je peux rayonner en me sentant alignée et forte.

J’ai envie d’aborder mes lectures, mon lien avec la nature, les rituels qui ponctuent les saisons et les temps forts.

J’ai envie de faire refaire mon passeport, je sens que ça pourrait servir, même si je ne sais pas encore pourquoi.

Je commence à reconnaître ma valeur, à me sentir, enfin, légitime dans ce que je suis et ce que je fais.

Je sens que je m’affranchis du regard d’autrui, du mode de pensée qui ne me correspond pas et que j’ose assumer être qui je suis!

2019 est pour notre famille une année de transformation profonde et si cela réveille des peurs à accueillir, il y a surtout un enthousiasme magnifique qui accompagne tous les possibles.

maternité

Se préparer à la naissance

Pour ma troisième grossesse j’ai très vite ralenti la cadence, mis ma vie dynamique en pause bébé, pour vivre l’aventure à fond.

Je n’avais pas envie d’une préparation à la naissance classique et technique.

Je ne souhaitais pas m’imposer des RDV supplémentaires, la quotidien étant déjà assez rempli avec le suivi de grossesse, deux enfants de 4ans 1/2 et 6 ans et un mari qui travaille beaucoup et tous les soirs en semaine.

J’avais surtout besoin de repos et l’envie très forte d’être dans ma bulle.

J’avais déjà une idée de ce que c’est d’accoucher même si biensur c’est une expérience unique à chaque fois.

Je me suis concoctée une préparation sur mesure, avec plein d’outils bien être (pour le bien naître de mon bébé!)

  • des lectures inspirantes (je ferai un billet récapitulatif),
  • une playlist,
  • des méditations quotidiennes,
  • un peu de marche à mon rythme,
  • des rituels,
  • une vie sociale modulée selon mon énergie du moment
  • des vidéos,
  • de l’homéopathie,
  • des huiles essentielles adaptées,
  • une alimentation saine,
  • de la spiruline,
  • des plantes,
  • de longs bains quasi quotidiens
  • de l’écriture
  • de la créativité: dessins, collages, peinture etc.

Et j’ai beaucoup, beaucoup, dormi parce que mon corps me le réclamait.

Les enfants ont participé d’avantage aux tâches du quotidien.

Mettre le couvert, débarrasser la table, remplir et vider le lave vaisselle, aller chercher le courrier en bas du chemin sont des choses qu’ils peuvent faire et ils aiment avoir des « missions » qui développent leur autonomie et leur sens des responsabilités.

Ils sont allés au centre de loisirs pendant les vacances, même si j’étais à la maison.

Une aide ménagère est venue à la maison 1 fois par semaine pour le dernier trimestre et trois mois après la naissance du bébé. C’est assez étrange d’avoir quelqu’un qui fait le ménage quand on est chez soi, mais si on ne se l’accorde pas dans ces moments là, alors on se l’autorise quand?!

Nous avons l’habitude de cuisiner et nous aimons ça alors j’avais prévu un stock de plats que j’ai congelé : des lasagnes, quiches, plats mijotés, lentilles etc.

C’est le truc classique, qui aide vraiment les premières semaines après la naissance, surtout si le bébé nait en automne, hiver ou au début du printemps, les plats réconfortants sont super appréciés.

Je participais à un cercle de femmes mensuel dans le cadre des Gardiennes des 13 lunes. Je me suis sentie entourée et soutenue par le groupe et l’enseignement.

J’ai eu un ou deux coup de blues très passager, dans l’ensemble j’étais sereine, détendue, paisible, confiante.

Je n’ai pas particulièrement côtoyé de femmes enceintes. J’avais autour de moi, des parents de familles nombreuses épanouis et c’était très rassurant!

J’ai rédigé un projet de naissance et régulièrement visualisé comment serait pour la naissance idéale le dernier mois de grossesse.

Je me suis beaucoup préparée au post natal. Car une fois que le bébé est là, et d’autant plus quand on a trois enfants en bas âge, il est difficile de réfléchir à cela si on ne l’a pas fait en amont. Le rituel des 40 jours est fantastique mais si on veut le mettre en place (ou s’en approcher), ça s’organise avant l’arrivée du bébé.

J’ai impliqué les enfants, nous avons parlé du trousseau à préparer, de la naissance, de ce qui se passerait pour eux pendant que je serai à la maternité, de leur visite, de notre retour à la maison, de ce qu’ils pourraient faire pour participer et de comment serait la vie à cinq avec le bébé (non les premiers temps les bébés ne jouent pas, mais tu peux chanter une berceuse)

Si je ne suis pas de celles qui adorent être enceinte, j’ai aimé vivre une grossesse heureuse, dans l’accueil de la vie, de ses inconforts, de façon plus posée et consciente que ce que j’avais vécu précédemment.

J’ai aimé m’auto-accompagner dans cette étape sacrée et l’arrivée de ce troisième enfant a mis en évidence l’envie d’accompagner à mon tour en tant que doula.

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