LA VIE EN PLUS JOLIE

Rituels de janvier

Depuis plusieurs années j’ai remplacé bonnes résolutions par intentions.

En 2016 il y avait notamment Paris et Passard.

Fin décembre, tout s’est synchronisé en trois jours pour devenir possible . Cela semblait dingue, et pourtant on nous a proposé de nous garder les enfants quelques jours, une amie d’amie louait son appart à tout petit prix en plein Montmartre (et nous a accueilli le 25 décembre au soir), nous avons trouvé des billets de train pas cher, pour partir après les festivités et il a été possible de réserver une table pour dîner à l’Arpège avec un délai très court ce qui est improbable pour ce type d’établissement.

En 2017 j’ai visé plus large et laisser faire : Amour, kiffs à volonté et miracles. Là encore ces trois intentions reflètent l’année écoulée où j’ai kiffé (avec du temps libre pour créer, lire, jardiner, cuisiner, passer du temps de qualité en famille et avec mes amis), aimé si fort et observer autour de moi des évènements improbables, oui des retournements de situations miracleux comme la vie sait en offrir.

Les intentions de mes proches futiles ou non, se sont elles aussi concrétisées, et je m’en réjouis.

Alors en 2018 je recommence et je choisi encore l’Amour, les miracles, et le bonheur.

J’ai l’air de rêver grand et l’art de kiffer petit. J’ouvre grand mes yeux, mon cœur et mon âme d’enfant s’émerveille si facilement.

Je noterai des envies (comme le fait Miss Zen) et mes mois heureux (comme Camille) dans mon carnet et pour le reste je laisse la vie me surprendre!

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LA VIE EN PLUS JOLIE

Mes voeux pour 2017

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Pour cette nouvelle année j’ai envie de vous souhaiter tout le bonheur du monde et la joie d’être vous-même!

C’est devenu une tradition, chaque année, le 1er janvier, nous faisons des vœux.

Rêver à ce que l’on souhaite voir se réaliser plutôt que de prendre des résolutions qui font culpabiliser.

Chacun à son tour, autour de la table nous avons répondu à la question « Si tout était possible, que souhaiterais tu en 2017? »

C’est tout bête, mais en décembre, en faisant le bilan de l’année écoulée on s’est marré. Des trucs qui nous semblaient complètement dingues se sont réalisés  (presque) « comme par magie ».

Je sais que la vie est pleine de surprises, qu’il existe des rencontres, des situations, des choses merveilleuses auxquelles je n’aurai pas pensé alors je reste open et je souhaite l’amour et les kifs à volonté!

Célébrer chaque jour, régaler mes sens.

M’aimer, aimer, kiffer, rayonner, être qui je suis, manifester mes meilleurs potentiels, faire ce que j’aime.

Et vous que (vous) souhaitez-vous?

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LA VIE EN PLUS JOLIE

Les routines

Avec les enfants on a mis en place plein de trucs et astuces, de routines évolutives, de best practices (appelez ça comme vous le souhaitez), pour sécuriser, rassurer, mémoriser, grandir de façon autonome.

C’était une nécessité, pour gérer nos deux enfants de 15 mois d’écart, notre vie, sans être constamment débordés avec douze mille choses à faire en même temps (oui ça sent le vécu) et le stress qui monte à mesure que les sollicitations s’ajoutent, les priorités qui se mélangent, et le brouhaha qui prend toute la place dans la tête. Bref de l’organisation pour penser à respirer et sortir de l’apnée.

Et puis, développer le concept pour soi-même. On aurait même pu commencer par soi, mais il n’est jamais trop tard, pour changer.

Au départ je trouvais ce système de routines franchement ennuyeux, rigide. Ce côté autoritaire et minuté ne me branchait pas trop, pour moi-même.

En fait, c’est l’inverse. C’est un cadre structurant, que l’on (se) choisit, qui apporte beaucoup de souplesse.

On a le droit d’adapter à tout moment et les activités se font de façon plus fluide, car on anticipe et on a de la visibilité, on planifie ce qui est prévu et connu et la vie apporte son lot d’imprévus qui peuvent + facilement être inclus.

  • Le matin. La base, qui donne le ton pour la journée. Avant je préparais les enfants en premier.

Maintenant je prends le temps de me réveiller, de méditer quelques minutes, de lire un extrait de bouquin, de me doucher, m’habiller (ça me prend 20 à 30 minutes  en tout la semaine en hiver). Lorsque le thé est prêt, je suis opérationnelle pour ma famille, pour préparer un cacao, veiller à l’habillage des marmots etc.

Ca peut paraître profondément égoïste.

En fait, c’est de l’amour.

Je commence par remplir mon propre réservoir d’amour et ensuite je peux remplir aussi celui des autres.

  • Côté miam

Le plateau repas avec tout ce que je veux dessus. Quand tout est autorisé à un moment donné c’est facile de patienter, jusqu’à la prochaine fois. Je le faisais pour les enfants et vous savez quoi? Ca marche aussi pour les grands ce truc!

Les menus. Bon, là ça m’a pris du temps pour capter. J’élaborais des menus mais je ne m’y tenais pas, pour une raison ou pour une autre, ça ne marchait pas et le côté figé ne me plaisait pas.

Maintenant je demande aux enfants ce qu’ils ont envie de manger, ils proposent deux repas chacun (on est d’accord carottes râpées ne constituent pas un repas, mais c’est un bon début!).

Je choisis une nouvelle recette à tester chaque semaine.

Et voilà j’ai le menu des repas du soir pour la semaine. J’ai une base et je me sens libre de changer si ça me chante.

Les repas se déroulent + souvent dans la joie, puisque les enfants apprécient d’avoir « leur plat » et savent qu’ils auront ce qu’ils ont proposé à un moment donné.

  • La logistique. les trucs répétitifs, le linge, les courses etc.

Je programme la machine le soir, Mister met le linge à sécher quand il rentre du taf et ça se fait (presque) tout seul.

Pour les courses: un ou deux gros drive par mois pour le stock de base.

Ca me prend un heure pour tout commander, ça lui prend pas plus d’une heure pour récupérer et ranger les courses. Soit beaucoup moins de temps qu’avant et tout ça sans aller en magasin, tout en achetant ce dont on a besoin.

La routine produits frais est in progress…

  • Beauté

Le dimanche après le goûter, je laisse Mister B aux manettes et je me plonge dans un bain moussant. J’allume une bougie, je prends un bouquin. Les premières fois les enfants sont venus frapper. On en a discuté, en montrant sur l’horloge. Maintenant ils savent que c’est l’heure du bain de maman et qu’elle aime être tranquille.

  • Repos

Un jour par semaine, je me lève à mon rythme et Mister B s’occupe des enfants et les emmène à l’école ou à la garderie s’il doit partir plus tôt. Là, le rituel, le jour fixe, prend tout son sens, avec la répétition, les enfants (et Mister B) ont intégré et maintenant tout ce petit monde vit très bien sans moi. Sans jour fixe le repos passe à l’as car il y a toujours quelque chose, alors que si c’est programmé, c’est respecté!

  • Gestion de l’entreprise

On a tâtonné. Maintenant le concept c’est un peu chaque jour. C’est facile de trouver 3 minutes chaque jour pour faire un reporting, alors que c’est lourdingue d’y consacrer 3 heures par semaine. Le faire tout le temps pour ne plus jamais le faire.

  • Le couple

Le week end on se prévoit une soirée en amoureux. Ca peut être chez nous. On sait (c’est noté!) que ce temps là est pour nous, pour se retrouver, papoter autour d’un verre. Une fois par mois, on prévoit une sortie. lorsqu’on relâche sur le planning, le temps file et il peut se passer plusieurs mois sans qu’on se soit accordé de temps à l’extérieur et qu’on ait appelé la babysitter.

  • Vie sociale et projets

La structure (choisie) offre du temps pour tous les domaines, sans laisser l’urgent prendre le pas sur l’important.

En fait, les routines servent à s’offrir du temps pour toutes ces petites choses qui font se sentir vivant. Pour inclure la nouveauté, on peut commencer petit et augmenter au fur et à mesure. Et commencer par ce qu’il semble le plus facile et faisable.

Et vous, quelles sont les routines qui vous embellissent la vie?

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LA VIE EN PLUS JOLIE

Six mois de miracle morning

 

J’ai commencé en février à instaurer une routine du matin. Pour moi. Pour me lever de bonheur.

En avril j’ai lu le livre miracle morning (MM pour les intimes), qui est venu structurer et affiner ce que je faisais déjà.

Six mois plus tard:

L’ambiance du matin a beaucoup changé. Alors oui, les enfants grandissent et dorment plus longtemps et c’est plus facile.

Mais ce qui a changé c’est moi et ma façon d’aborder la journée et plus globalement la vie. Je ne me lève plus en me disant oh p…. déjà! J’ai envie, hâte de, me lever.

Je prends un temps pour moi quoi qu’il arrive, que ce soit la semaine, le weekend, les vacances, qu’il fasse beau, qu’il pleuve ou lorsque et je m’occupe seule des enfants (plusieurs fois par semaine).

Toute la famille l’a intégré, après quelques semaines d’adaptation.

Cela demande d’anticiper un brin. La table du petit dej est mise et les vêtements des enfants sont préparés la veille (le bonhomme des habits à faire disparaître), cela fluidifie la logistique.

Au fil des mois et des saisons, j’ai adapté ma routine.

Au printemps et en été, à Lyon, j’avais très envie d’aller marcher le matin.

Là c’est l’automne, j’ai envie de cocooning, mais j’aime bien me connecter avec la nature pour voir la beauté du monde, alors je sors tout de même quelques minutes dans le jardin.

Si je me suis couchée tard, il m’arrive de me lever + tard (vers 7h/8h) (enfin à une heure normale, on se comprend) si c’est possible.

Je savoure même quelques minutes de temps à autres dans mon lit, en silence avec gratitude! Le genre de plaisir que les parents de jeunes enfants savent apprécier!

Je fais quelques pratiques énergétiques (Reiki) incluant une méditation, ensuite je bois mon citron et c’est parti mon kiki.

Parfois les enfants me sollicitent alors que c’est le moment de mon temps calme. Je reste zen, ce n’est pas ma préférence d’être interrompue, mais il faut adapter avec la vraie vie 😉

Ce que je retiens du MM ce n’est pas de me lever tôt, l’essentiel est de me préserver un temps pour moi, au réveil, en me centrant sur l’état d’esprit que j’ai envie de cultiver pour la journée.

En fait j’adore voir le soleil se lever, donc l’heure varie en fonction des saisons, j’ai envie naturellement de me caler là dessus.

On n’est pas obligé de se levé à 5h du mat, l’important étant de commencer la journée en douceur.

Si je bacle un peu le MM je ressens les effets sur ma patience avec les enfants, sur mon couple, mon estime de moi-même et je mange moins sainement. Tout est lié…

Lorsque j’ai débuté il y a six mois nous étions 600 sur le groupe Facebook, maintenant nous sommes plus de 8000.

Chaque matin je partage une photo et une petite phrase à l’inspiration. J’avais un peu décroché avec le déménagement mais il semblerait que les MMers apprécient, alors je m’y suis remise et c’est vrai que c’est motivant cet effet groupe!

Prochaine étape: j’instaure une routine du soir, une fois les enfants couchés, pour créer, écrire, faire le bilan de la journée et compléter mon bujo  et le tracker de façon + structurée.

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parc de la tête d’or Lyon

 

 

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Levé du soleil à la fin de l’été

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Le levé du soleil en automne

 

 

LA VIE EN PLUS JOLIE, LISTE DE MES ENVIES

Bullet journal

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Qui dit déménagement dit besoin de structurer l’organisation et de poser de nouveaux repères.

En septembre, avec la rentrée et sa montagne de formalités, on a vogué en free style et c’était, avouons le, un peu n’importe quoi…

J’ai eu besoin de mettre les choses à plat, pour ne plus me sentir submergée, pour savoir par quoi commencer…

Je suis adepte des challenges, je participe au défi des 100 jours, j’aime ma petite routine du miracle morning, qui me met de bonne humeur pour la journée, j’ai plein de petits projets dans la tête pour un jour, quand j’aurais le temps (ce qui n’arrivera peut être jamais si je ne planifie pas).

J’adore la papeterie, les jolis carnets, je fais des listes un peu partout (et comme je ne sais pas où elles sont je recommence), j’ai un agenda, un calendrier et un planning mensuel familial et des post it.

Avec deux enfants, de 3 ans 1/2 et presque 5 ans, j’ai l’impression que la lostique est trop envahissante et que je ne gère pas vraiment. Ca vous parle aussi?

Le bullet journal me semblait compliqué, alors j’ai regardé cette vidéo, lu cet article, et pioché quelques fiches dans ce kit archi complet à télécharger gratuitement.

En fait, c’est très simple, il suffit de démarrer, de numéroter les pages et de créer un index (c’est tout bête mais ainsi on retrouve très vite ce que l’on cherche).

Depuis, toutes les infos sont rassemblées au même endroit, dans le bujo comme disent les initiés.

En plus, nous avons affiché dans la cuisine un page planning mensuel familial. Et basta!

La vision globale des actions, projets et envies est échelonnée sur un an, sur six mois, puis chaque mois, semaine et chaque jour.

L’objectif est d’avoir une vision globale à moyen terme et une plus concrète, à court terme, de façon à avancer vers chaque objectif à petit pas et d’anticiper davantage certaines situations.

J’ai ajouté un tracker mensuel à colorier avec différentes sections (yoga, cuisine, lecture, jardin, créa etc), une page pour le meilleur du mois (qui remplace mon carnet de gratitude) où je note mes 3 kifs du jour.

Il y a des listes (faciles à retrouver grâce à l’index): liste du drive, jardin, restau à tester, expos, livres que j’ai envie de lire, nouvelles recettes, menus de la semaine (là je tâtonne encore), anniversaires, noël, activités créatives que je souhaite tester avec les enfants.

J’ai également noté les vacances scolaires parce que je me posais régulièrement la question : quand sont les vacances déjà? (trop souvent!)

Mon bullet journal est assez sobre pour l’instant, même si ça n’empêche pas de dessiner une fleur par-ci, un petit champignon par là. J’aime beaucoup que toutes les infos soient rassemblées en un seul et même carnet. A voir ce que ça donne sur la durée.

Dès l’index, j’ai raturé. Un instant je me suis dit je recommence. Puis non, je continue, ce bullet journal il est comme moi, imparfait et parfait comme ça.

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LA VIE EN PLUS JOLIE

10 kifs en septembre

Best of de mes plaisirs en septembre…

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1/ La lumière du matin, au levé du soleil et la vue depuis notre maison du bonheur.

2/ Boire un café sur la terrasse après avoir accompagné les enfants à l’école et prendre le temps d’organiser ma journée.

3/ Les cousinades, les potes, les bbq, les grandes tablées, la maison pleine de rires d’enfants et la sensation d’avoir réussi, cette année, à prolonger les vacances.

4/ la couleur de ma peau dorée.

5/ Les enfants qui s’adaptent si vite, les amitiés nouvelles qui se tissent et la première invitation à un anniversaire. Le côté humain d’un village et les nouveaux repères, plutôt faciles à trouver.

6/ Les moments à deux avec mister B, lorsqu’il rentre du boulot.

7/ La pile de cartons à laquelle je me suis attaquée. Un mois après notre arrivée, il en reste moins de 10 à déballer. Les pires, parait il…

8/ Revenir ici et lire à nouveau mes blogs chouchous.

9/ M’offrir un passage chez le coiffeur et laisser vivre mes boucles, autant par facilité que par envie.

10/ Les balades au bois, dans le haut Beaujolais. Les premières cueillettes. L’odeur d’humus, le son de la petite rivière qui coule, les branches qui craquent sous les pieds, les enfants libres qui s’inventent des jeux, et le plaisir de rentrer chez nous.

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LA VIE EN PLUS JOLIE

Prendre le temps

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Le 1er janvier j’ai proposé à mes proches de choisir 3 kifs pour l’année 2016.

Parmi les miens il y avait prendre le temps. Ca paraissait drôlement audacieux dans cette vie de folie. Et pourtant je le ressentais profondément comme une nécessité.

Prendre le temps d’apprécier la vie maintenant, pas seulement après, plus tard, demain, quand je pourrais, quand j’aurais le temps, quand les enfants seront plus grands, plus autonomes.

Prendre le temps d’avoir le temps maintenant. De ralentir, faire des choix, dire non si besoin, d’écouter et d’exprimer mon ressenti, mes envies.

Un directeur général avec qui j’ai travaillé m’avais dit « discerne l’urgent de l’important ». C’était il y a dix ans. J’aime m’en souvenir.

En début d’année j’ai décidé de m’offrir un moment seule,  plusieurs fois par semaine, le matin (parce que c’était la seule possibilité dans notre organisation) avant de commencer ma journée de travail. Je l’ai expliqué aux membres de ma famille et ils ont vite compris à quel point cela était bénéfique pour nous tous. Ce moment calme est devenu mon rituel quotidien .

Il y a un mois, nous avons déménagé. Nous nous sommes offert l’occasion de ralentir encore. Je presse moins les enfants sur le chemin de l’école, pour terminer leur repas, pour ceci ou cela.

Le week end nous passons du temps avec la famille ou les copains mais on peut aussi rester sans rien faire, ou décider sur l’instant alors que lorsque nous vivions à Lyon nous avions absolument besoin de bouger, d’aller prendre l’air, de planifier des activités.

On a le temps d’être bien, tout notre temps. Peut être certains jours nous serons moins productifs, moins efficaces, nous auront moins rentabilisé la journée. Nous aurons bouquiné, fait encore une partie de mistigri, de molki, ou même rêvassé. Et alors?!

Nous ne sommes pas des faire humains, nous sommes des êtres humains.

Je n’ai plus envie de me précipiter vers la destination bonheur. Je choisis simplement et concrètement d’apprécier chaque pas du chemin, aujourd’hui, maintenant, sans attendre demain.

LA VIE EN PLUS JOLIE

Changement de décor

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Après l’Italie, nous sommes rentrés à Lyon préparer le déménagement en une semaine chrono.

Se mettre au vert, comme on en rêvait.

Nous sommes à quelques kilomètres et pourtant dans une autre réalité avec un milliard de petits détails différents.

Le réveil qui sonne (les enfants dorment plus tard), le ptit déj sur la terrasse, les volets en bois que j’adore ouvrir le matin, la petite laine qu’on enfile quand la discussion se prolonge après la tombée de la nuit. Les deux limaces qui sortent chaque soir sur la terrasse (gloups!), le chien qui aboie sur le chemin pour aller à l’école, les petits bouquets vite fait avant de rentrer, le dernier tour de trottinette après le dîner, la poubelle qui est collectée une fois par semaine, les trois roses qui s’ouvrent, les conversations autour de l’entretien des haies (on découvre!) et la recherche d’outils sur le boncoin. La possibilité de sortir en ouvrant simplement la porte (il faut avoir été citadin pour apprécier autant!)

Bref, il reste quelques cartons à déballer, l’espace extérieur à aménager, des tables de nuit à chiner, un meuble de rangement pour les jouets Jolie douceur à trouver (ou fabriquer?), un lave vaisselle à acheter. Mais depuis le premier jour, on est bien.

On a vite inauguré le bbq, bu des apéros, dîner en amoureux d’un plat de spaghetti aglio Oglio pepperoncino en kiffant ces moments simples.

On ri beaucoup et on râle un peu, la vie.

Les enfants ont fait leur rentrée grande section pour Grand bonheur; petite section pour Jolie douceur.

Je prends le temps de prendre le temps, on a passé deux semaines sans internet, une semaine sans relever le courrier et on s’est rendu compte que la vie continue.

VOYAGES & BALADES

Ciao Italia

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Ici, en Italie, le temps coule doucement.

Le premier soir, après deux jours de voyage, on a déchargé la voiture et filé pour admirer le coucher du soleil et se baigner. Magie…

Les enfants jouent des heures dans le jardin, s’improvisent un bbq de fortune, pendant que leur père fait griller les courgettes à côté.

On se régale de mozzarella extra fraîche, de fruits et légumes au goût d’été. What else?

Ici les cocktails sont à 5 euros et on peut s’offrir un restau (antipasto pizza et vin) pour 35 euros à quatre. Ici nous sommes riches!

Nous allons nous baigner tôt le matin, nous avons alors l’immense plage presque pour nous seuls et leurs éclats de rire se mêlent aux roulis des vagues. Je grave ces moments en moi, leur enfance, notre famille, ce lieu, mon bonheur…

Ici tous mes sens sont nourris.

Entendre et parler italien, écouter la radio, parler avec les mains et m’adapter si vite.

Me régaler à chaque repas, ouvrir grand les yeux devant la nature si belle et abondante, sentir l’odeur du figuier au réveil, l’air marin, le basilic, le romarin, le fenouil sauvage et la lavande.

Sentir le vent dans les cheveux, le sable fin sous mes pieds et la douche à 50 cents après la plage. Me sentir vivante…

Les siestes, le temps pour lire, écrire, rêver l’avenir, avant de ressortir lorsque la grosse chaleur se dissipe.

Et puis cette maison de famille. Pas de chichi mais ses particularités que j’aime tant…

La stradina étroite pour y arriver, fait partie du folklore.

Il y a toujours cette toile cirée imprimée de citrons, la machine à laver qui a plus de 30 ans, le lézard qui sort sur la terrasse à la nuit tombée.

Et puis eux, les miens. Ceux d’ici et ceux de là bas, sans qui rien ne serait pareil, sans qui rien n’aurait vraiment de sens, ni ne serait aussi beau.

LA VIE EN PLUS JOLIE

Avant de partir

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On a fini par se décider…

J’ai appelé le propriétaire pour lui dire qu’on n’achèterait pas l’appartement, qu’on cherchait une maison à louer. Il en avait une, justement. Avec tous nos critères.

Bonne distance, bonne configuration, bon emplacement, bon timing, budget ok. Succession de synchronicités.

OK, OK, OK.

J’ai lâché mon job avant même d’être sure que cette maison là nous serait louée. Ce n’était pas logique, mais j’ai un fonctionnement intuitif…

J’ai aidé la famille de C à trouver la solution qui conviendrait à leur organisation, à leurs attentes, à leurs valeurs, surtout. J’ai mis en contact les bonnes personnes, et évidemment ça match. Je pouvais alors envisager de partir, tout était en ordre.

Pas de fuite, juste nos projets.

J’ai commencé les cartons.

On a dit oui.

On a récupéré les clés et enfin j’ai visité, sans surprise, je savais déjà que c’était endroit c’était notre chez nous.

Nous partons quelques jours en Italie (les vacances sont sacrées!) et à notre retour on signera le bail. Il ne restera que quelques jours par rapport à la dédit… Hum

Faire confiance à l’univers, se faire confiance et ne pas se laisser déstabiliser par les rationnels…

 

Fin d’un cycle.

J’ai élevé mes deux enfants tout en travaillant comme assistante maternelle pendant cinq ans. Ce n’était pas facile mais je suis contente de l’avoir fait et d’avoir offert cette présence à ma famille.

J’ai adoré les liens tissés avec les enfants, leurs parents, la flexibilité, la créativité que m’a apporté cette belle profession.

Ces cinq dernières années m’ont beaucoup appris. J’ai déployé mes talents en management créatif, en recherche de solutions win-win, compilé les best practices, j’ai appris à faire diversion quand cela est nécessaire, à patienter, à communiquer autrement, à lâcher prise, à gérer des plannings surper chargés et à optimiser les déplacements, le temps, à prendre en compte tous les paramètres. J’ai géré les priorités, compris le vrai sens de la polyvalence.

J’ai donné beaucoup, reçu tellement.

Gratitude infinie.

Et après?

L’ envie de vibrer encore. Envie de faire ce que j’aime. Tout ce que j’aime. Envie d’organiser mon travail autour de ma vie, encore plus.

Je ne sais pas encore comment. Ce n’est pas facile, mais c’est possible je le sais.

Je suis libre de choisir, de relancer les dés professionnellement.

J’ai plusieurs cordes à mon arc et je suis curieuse d’apprendre.

Il y a des paramètres avec lesquels composer: un mari cuisiner, deux enfants, le quotidien, l’école qui finit à 15h, la garderie, le mercredi après midi, les vacances scolaires, le besoin de me préserver du temps libre personnel parce que c’est ainsi que je me ressource et que c’est dans cet espace que je trouve les bonnes options pour le reste.

Je choisis tout même si je ne sais pas encore comment tout combiner.

Je choisis tout et si je devais choisir une seule chose se serait kiffer!

Je vous souhaite un bel été…