KIDS

6 ans

Le 15 novembre 2011 à 9h15 ma vie a changé, avec l’arrivée de ce petit être si pressé, si décidé.

Six ans.

Six ans d’amour.

Six ans à me nourrir de ses rires.

Six ans de télépathie.

Six ans à l’observer grandir, à grandir avec lui.

A sa naissance je suis née aussi, une deuxième fois.

Les premières années n’ont pas été simples, pour lui, pour moi, pour nous.

J’aurai aimé une préparation à la parentalité. A l’après.

Grand bonheur est hyper sensible, doté d’un sens très prononcé de la justice et de l’équité.

Si sa sensibilité est heurtée il ne fait plus de crise mais boude, se referme.

Les situations nouvelles, les imprévus peuvent le stresser longtemps et je tâtonne parfois pour le rassurer.

Lorsque je ne sais pas, je lui dis et je l’écoute, simplement.

Il me dit que ce n’est pas facile d’être parent.

Je lui répond qu’on apprend ensemble tous les jours et que c’est fascinant.

J’ai aimé les premières années à ses côtés.

J’aime encore plus le voir grandir et observer ses spécificités se développer.

Il est gaucher de la main et droitier du pied et trouve que c’est une chance.

Il me surprend chaque jour, avec son esprit affuté, sa gentillesse, sa façon de raisonner et de relier les idées entre elles, son envie de créer, sa capacité à trouver des solutions par lui même, son intelligence intuitive et sa force physique qu’il canalise de mieux en mieux.

Je m’émerveille quand il me dit que l’important dans la vie c’est d’aimer.

Lorsqu’il sera grand son métier sera de faire des bulles, de créer un musée de coquillages.

Peu importe le métier, pourvu qu’il se sente libre d’être qui il est, de faire ce qu’il aime et ce qui nourrit sa si belle âme.

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KIDS

Fille ou garçon?

Je n’avais pas planifié d’être mère (encore moins d’une famille nombreuse) depuis toujours.

Tout cela s’est construit petit à petit, parce que c’est lui, parce que c’est nous.

Lorsque notre aîné grandissait en moi, il m’avait dit je ne me vois pas ne pas avoir de garçon.

Je ne m’imaginais pas du tout en maman de garçon et je ne me voyais pas ne pas avoir de fille!

C’est un peu tabou et culpabilisant d’avoir une « préférence », non?

Grand bonheur est arrivé et la découverte des liens mère-fils et père-fils nous a rendu fou de joie.

Et puis Jolie douceur est arrivée et la découverte des liens mère-fille, père-fille et frère et sœur nous a rendu fou de joie.

Le choix du roi.

J’admire les familles qui gardent la surprise de la découverte du sexe du bébé jusqu’à la naissance.

Moi j’ai besoin de savoir.

Cette fois ci j’ai mon idée. Juste un ressenti, une forte intuition qui se verra confirmée bientôt. Ou pas.

Peu importe fille ou garçon, j’accueille avec joie ce qui vient.

Je suis mère et je l’aime déjà ce baby love.

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KIDS

Un mois de CP

Pour la rentrée en CP de mon grand bonheur j’étais plutôt sereine.

Il n’y a qu’une classe dans la petite école, donc il retrouve tous ses copains.

Ils connaissaient déjà les lieux, l’année dernière ils allaient faire des ateliers le mercredi matin en primaire.

Et puis ils ont été bien préparés et une partie de la classe sait déjà lire.

Donc pas de pression.

Ce que je n’avais pas anticipé c’est la fatigue.

Le retour de l’école est compliqué.

Je retrouve un enfant exténué, qui s’est contenu toute la journée et qui est explosif.

Il pleure pour un rien, s’énerve au quart de tour, s’agace de la présence de sa sœur avec qui il est pourtant si complice habituellement.

Bref, il est exténué, à fleur de peau.

Il me dit qu’il ne comprend pas pourquoi il est aussi à cran.

Dans ces moments là je me dis un quart de seconde que l’école à la maison serait plus adaptée à son rythme.

Et puis non.

Je n’en n’ai pas l’envie et les enfants non plus…

Après la douche, je le masse avec une petite potion magique à base d’huile végétale, d’huile essentielle de lavande et de camomille.

Cette année il débute deux activités sportives, d’une heure chacune.

C’est beaucoup et cela peut sembler paradoxal comme choix, mais il est demandeur et je sens qu’il a besoin de se défouler, de se dépenser physiquement.

On se laisse un peu de temps et tout va rentrer dans l’ordre, pas vrai?

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KIDS, LA VIE EN PLUS JOLIE

Préparer l’après

Avec cette grossesse, certains projets sont remis à plus tard.

Les priorités changent et je l’accepte.

La petite enfance, si précieuse, ne dure qu’un temps et j’ai envie de vivre pleinement ces moments là, une dernière fois.

N’empêche, on est à un stade assez confortable où l’on peut bouger avec les enfants quasi sans contraintes logistiques, le choix d’activités est devenu vraiment sympa.

L’arrivée de ce bébé boulversera-t-elle cet équilibre?

Probablement un peu.

Mais on peut faire tellement de chose avec un bébé, alors qu’avec deux tout petits c’était un peu + corsé.

La grossesse me pousse à lever le pied, à limiter les trajets, la marche, les efforts en tout genre et c’est un peu frustrant.

Pour tenir le cap, pour me préparer sans doute aussi, je me projette sur notre vie, après.

J’ai longtemps pensé qu’avec trois enfants on ne pouvait plus rien faire.

Et puis, plusieurs familles autour de moi continuent de sortir, de bouger, de vivre tout simplement.

Alors je liste mes envies, des projets à réaliser en famille, pour ne pas que notre vie soit uniquement focalisée sur cet enfant, car un troisième, j’en suis finalement persuadée, suit le mouvement.

Ce billet de Caro m’a donné envie de planifier une petite virée en Italie, au printemps prochain, quand on sera cinq.

J’aime avoir des voyages en ligne de mire. La préparation est déjà un plaisir en soi.

Cet été nous ne sommes pas allés en Italie et nous n’irons probablement pas non plus l’été prochain.

J’ai besoin de cette légèreté italienne, de connecter cette joie en moi qui s’anime dès que je passe la frontière. Ca ne s’explique pas, c’est dans le sang.

Torino est à quatre/cinq heures de Lyon et c’est une ville que j’adore.

Ca peut être un chouette cadeau de naissance, pour notre famille.

Et c’est un voyage qui peut facilement s’organiser sur trois ou quatre jours, avec un airbnb qui va bien.

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KIDS

Envisager un congé parental

Cette année j’ai eu un « congé parental ».  Le genre de congé parental où les enfants sont à l’école et où tu bosses pas.

C’était bon, c’était doux. Pour moi, pour eux, pour nous.

J’ai bien vécu cette période de « rien ». Finalement mieux que lorsque je travaillais à la maison tout en élevant les enfants et en faisant tourner la baraque.

Quel luxe d’avoir le temps de tout. D’organiser des sorties, d’inviter plein de monde, de me consacrer à des choses simples qui me nourrissent. D’avoir le temps d’être seule, ce qui est un besoin important pour mon équilibre.

Je savais que cette situation serait temporaire. Je me suis interrogée sur l’après, sans vraiment réussir à me décider. Quid du mercredi, des vacances scolaires, des horaires de Mister B, avec lesquels composer.

J’aime travailler. J’aime aussi ne pas travailler.

Et puis, les questions existentielles sont reportées puisqu’un troisième enfant vient agrandir la famille.

La question du congé parental se pose cette fois-ci.

Une opportunité, une chance que je n’ai pas connu, puisque pour les deux précédents j’ai travaillé, parce qu’à ce moment là il le fallait. Par besoin d’un complément plus important que le congé parental et par besoin d’avoir un travail pour avoir un statut social.

Pour cette, probablement dernière, expérience de la maternité je vois les choses sous un autre angle. Je ne sens pas, pour l’instant, ce besoin de reconnaissance extérieure pour me sentir épanouie.

Je n’ai plus l’envie de cumuler les mandats et de travailler de chez moi, tout en élevant un enfant et en assurant seule le soir, avec les trois.

C’est important pour moi de cultiver des centres d’intérêts, de pratiquer des activités, même toutes simples, qui me font plaisir.

Je ne me sens pas que mère.

Je ne suis pas que mère.

J’existe aussi en dehors d’un travail.

Je ne suis pas mon travail.

Quel qu’il soit, un poste reste un rôle, même s’il est accompli de bon cœur.

Je me sens (de moins en moins mal) à l’aise lorsqu’on me demande ce que je fais dans la vie, et que mon interlocuteur insiste avec un et sinon? lorsque je réponds que j’élève mes enfants.

Je ne comprends pas vraiment pourquoi, en 2017, élever ses enfants n’est pas valorisé par la société.

Alors qu’en ces temps modernes, cela relève souvent d’un choix.

Alors qu’on accorde de la valeur à quelqu’un dont le travail est de s’occuper d’enfants.

J’écris ça, maintenant, au début du deuxième trimestre, j’ai conscience que j’aurai probablement des moments de lassitude, mais je commence à me connaître et je sais aussi à quel point j’aime être présente pour toutes ces étapes fondamentales des premiers mois, premières années.

J’ai « toute la vie » pour travailler, alors que le temps de la maternité c’est maintenant et j’ai envie de profité à fond, de ces moments qui ne reviendront pas.

Pour me préparer à mener à bien ce projet de congé parental, j’envisage un renfort, qui passe par une aide ménagère, qui devrait se mettre en place dans les mois qui viennent d’ailleurs, pour me soulager pendant la grossesse, et les premiers mois du congé maternité, sans que les tâches se répercutent sur Mister B, qui fait déjà bien sa part.

Ce troisième enfant, arrive après un cheminement où j’ai appris avec les premiers. J’ai déjà une idée concrète de ce que signifie passer des journées avec trois enfants, pour l’avoir fait pendant plusieurs années, en tant qu’assistante maternelle, avec des enfants plus petits et moins autonomes (y compris les miens).

Lors de ce cheminement, de mes précédentes expériences de la maternité, j’ai commis des erreurs, utiles, puisqu’elles me permettent, il me semble, d’avoir aujourd’hui davantage de discernement et de vivre aussi cette aventure de façon moins fusionnelle, et pourtant plus soudée, dans mon couple.

La parentalité, quel sujet passionnant!

Voilà la question du potentiel congé parental soulève bien des sujets, notamment celui de la valeur.

Ce temps là est précieux, d’une grande valeur.

C’est un cadeau qu’on offre, à soi même, à sa famille et puis, par rayonnement, à toute la société.

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KIDS

Un, deux, trois

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J’ai commencé à écrire un article avec 10 petits choses, ces 10 petits bonheurs qui font du bien au cœur, au corps, à l’âme.

Et puis non, une jolie nouvelle comme celle-ci ne peut décemment pas se glisser au milieu d’une liste.

Cette nouvelle là, c’est un bonheur entier, complet.

La joie de notre famille.

Nous ne sommes pas dans le délai que recommande la prudence, pour une annonce réglementaire, mais on s’en fiche, non?!

Cette nouvelle là, c’est le petit secret que les enfants ont déjà deviné, sans qu’aucun n’indice ne leur soit donné, sans qu’aucun mot ne leur soit soufflé.

C’est une nouvelle toute fraîche, précieuse.

Un trésor.

Un petit cœur, minuscule, qui bat si fort à l’intérieur de moi et qui fait de moi la plus heureuse des femmes, des amoureuses, la plus heureuse des mamans.

KIDS, VOYAGES & BALADES

Les carrières de lumière

 

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Lorsque c’est possible, nous aimons découvrir en famille des lieux, des activités, accessibles à toute la famille, qui plaisent à tous, et non pas ciblés uniquement aux enfants.

Juste avant notre weekend dans le Lubéron, une amie m’a dit, si tu peux, va voir Klimt aux Carrières de Lumière, tu verras même les enfants vont aimer!

Ah Klimt, moi j’adore….!

Alors on est allé se balader dans le joli village des Baux de Provence et après le déjeuner nous avons filé aux Carrières de Lumière, pour le spectacle son et lumière.

Point de Klimt à cette période là mais tout de même un moment bien sympa lors de l’expo immersive de Bosch, Brueghel et Arcimboldo.

Le lieu est vaste, les enfants peuvent bouger et les œuvres sont projetées au sol et sur les murs, il y a tant à voir!

Grand bonheur a été captivé, Jolie douceur a, quant à elle, beaucoup dansé pendant la projection 😉

Si je vous en parle, c’est parce que nous avons apprécié l’expérience tous les quatre et aussi parce que cet été il y a l’intégrale des éditions précédentes avec les spectacles nocturnes de Michel Ange, Raphaël et Léonard de Vinci, Klimt et Vienne ou encore Chagall.

Une façon vivante et différente de découvrir ou redécouvrir l’Art et d’initier les enfants à des univers différents si vous y allez en famille.

Magie assurée pour les petits et les grands!

KIDS

4 ans

Ah les quatre ans!

4 ans d’amour, de créativité sans borne. Quatre ans d’amour pour la terre, la nature.

A quatre ans tu as un sens profond de la famille. « Petite fourmi, tu es perdue? Oh où es ta famille?! »

A quatre ans tu rentres de l’école et tu ressors les crayons, les feutres, les ciseaux, la colle (ah la colle!) et tu prépares des ateliers imaginaires, où tu nommes tes copains d’école et tu reprends les mêmes intonations que ta maîtresse.

A quatre ans tu dessines des cœurs en masse, tu les découpes et tu les offres.

A quatre ans tu avais hâte d’aller au centre aéré. Le jour même tu as demandé: « j’ai 4 ans, je peux y aller demain alors? »

A quatre ans tu fais une fixette sur les soirées pyjamas que tu as envie d’organiser avec tes copines.

Pour tes quatre ans on a invité ta cousine et elle a dormi à la maison. La voilà ta soirée pyjama.

A quatre ans tu dépiotes encore ton pain, tu laisses « la peau » (la croûte)

A quatre ans tu aimes toujours le fromage qui sent et qui goûte fort.

A quatre ans impossible de te faire goûter un petit pois.

A quatre ans tu ouvres le frigo au moment du dessert en disant « c’est moi qui choisit ».

A quatre ans tu adores débarrasser la table, remplir le lave vaisselle.

A quatre ans tu ne veux pas prendre de douche mais tu adores mettre un maillot pour prendre ton bain (ou pas)

A quatre ans tu n’aimes pas que l’on te coiffe à la maison et à l’école tu demandes des tresses de princesse et tu te laisses faire avec une patience infinie.

A quatre ans tu as chaque jour des bonhommes qui sourient car tu ranges à l’école et ta chambre est proportionnellement en bordel.

A quatre ans tu veux tout faire seule, décider, et il faut trouver des astuces et des repères concrets pour que tu acceptes les routines du quotidien.

A quatre ans tu adores jouer seule ou avec ton frère.

A quatre ans tu fais parfois des colères grosses comme la terre, et il faut attendre que l’orage passe et que le soleil revienne.

A quatre ans tu adores les « baillettes »

A quatre ans tu aimes lire et tu voudrais un livre neuf chaque jour.

A quatre ans tu suces encore ton pouces et tu aimes fort ton doudou.

A quatre ans tu as compris que la nuit c’est toi qui remet ta couverture toute seule.

A quatre ans tu sais que c’est chacun sa chambre et qu’on est heureux de se retrouver le matin.

A quatre ans tu aimes jouer à Yakari avec papa et jardiner avec moi

A quatre ans, tu joues avec nous à Bazar bizarre et au scrabble junior tu as vite compris les règles.

A quatre ans tu me dis parfois « tu es la pire maman » et ensuite « tu veux même pas me pardonner la première! ».

A quatre ans tu es libre, insouciante et heureuse. Tu ne te soucies pas de l’approbation fashion.

A quatre ans tu m’aimes comme la planète violette et comme toutes les étoiles qui brillent.

Et moi aussi, je t’aime jusqu’à l’infini

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KIDS

L’ambivalence du mercredi

Commencer la journée en beauté avec un thé dragonfly qui m’a été offert et la sensation de gratitude associée à ce cadeau.

Accompagner la classe de grand bonheur à un spectacle. Chouette aventure qui demande une bonne dose d’énergie. Me sentir à ma juste place, pleine de ces rires d’enfants, de leurs yeux qui pétillent après le spectacle.

Ensuite, changement de décor, avec Jolie douceur 4 ans, qui refuse de marcher pour renter à la maison. 7 minutes à pieds peuvent se transformer en une éternité.

Jolie douceur qui s’oppose à tout, à toutes les règles et qui veut tout régenter.

Crier un peu trop fort et avoir envie de rendre mon tablier.

Sortir des mandalas et colorier avec les enfants.

La laisser faire, en étant à ses côtés, un gâteau au yaourt avec des pépites de chocolat pour le goûter.

Pleurer en voyant l’état de sa chambre à 18h35.

Avoir envie de faire un bon nettoyage par le vide, et de laisser un lit, un doudou, un bureau, une paire de ciseaux, un tube de colle et des crayons.

Entendre des « c’est pas bon » au dîner.

Laisser le temps de jouer le temps de redescendre en pression, de souffler enfin 10 minutes.

Me rappeler la chance que j’ai, de ce choix de leur offrir de beaux souvenirs d’enfance (sauf quand je crie donc).

Réconforter au mieux, en freestyle à 19h45, mon grand bonheur, 5 ans, qui a peur d’être parent un jour, de pas savoir faire et qui a une peur de la mort (la nôtre).

Recevoir un sms pas très sympa. Et un autre adorable.

Et puis, nerveusement, rire de toute cette absurdité, de cette ambivalence, de cette fragilité éphémère.

Ciao mercredi, je choisis de me souvenir que du joli!

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KIDS

Cinq ans

A cinq ans il rêve de star wars, de ninjago et de vaisseaux spaciaux.

A cinq ans il aime les légo mais aussi les jeux de société et les constructions.

A cinq ans il a des rêves plein la tête, envie d’aller en Thaïlande, rencontrer les indiens en vrai, savoir écrire en attaché.

A cinq ans il s’inquiète de ne pas tout savoir quand il sera papa.

A cinq ans il veut prendre sa douche seul mais me dit c’est toi que me met les chaussettes, s’il te plaît maman.

A cinq ans les mots pipi caca le font encore bien marrer.

A cinq ans, il a été à la pêche avec son père et attrapé ses premiers poissons avec fierté.

A cinq ans il me tient encore la main, et parfois la lâche en me disant je suis grand maman.

A cinq ans il a le goût d’apprendre et une passion pour le dessin.

A cinq ans il est fortiche en balon. Il a eu un panier de basket pour son anniversaire, sa marraine m’a dit baisse le, sinon il va se décourager.

Il a marqué et m’a demandé: tu lui diras que j’y arrive?

A cinq ans il me dit, chaque soir, je t’aime jusqu’aux planètes.

Et mon cœur explose comme des milliards de météorites.

Cinq ans.

Mon grand, mon trésor, mon bonheur, mon grand bonheur.

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