LA VIE EN PLUS JOLIE

Mon rituel du bain

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Je préviens toute la famille, je ne suis plus là pour personne.

Je m’offre un moment cocooning.

Je fais couler l’eau, bien chaude.

J’allume une bougie.

Je choisis quelques pierres, une jaspe rouge, un cristal de roche, un quartz rose, que je pose sur le bord de la baignoire. J’ajoute un coquillage.

Pendant que l’eau coule, je vais cueillir une rose au jardin. J’hume son parfum.

Je ferme la porte à clé.

J’actionne la chaleur dans le porte serviette, pour avoir un drap de bain bien chaud quand je sortirai.

Je jette dans l’eau une bonne poignée de sels de bain maison à base de sel d’Epsom, de poudre de rose, de fleurs de Bach et de poudre de perlimpinpin.

Je me glisse dans l’eau chaude, je respire, je me détends.

Je bouquine un peu, je m’endors presque tant la relaxation est profonde.

Je m’offre un gommage au savon noir, j’insiste sur les pieds, ils ont besoin d’attention.

Je rince doucement, je me sens propre.

En moins d’une heure et sans sortir de chez moi je peux m’installer dans ma bulle de paix.

Les premières fois les enfants venaient tambouriner à la porte.

Maintenant ils savent que « maman prend un bain » signifie « tranquillité » et ils adressent toutes leurs demandes à leur père (qui lui aussi à assimilé!)

Je fais le vœu que ce petit rituel, que j’aime en particulier le dimanche, perdurera lorsqu’on sera cinq.

Parce que tout le monde y gagne 😉

 

 

MIAM

Les galettes de quinoa

Quand je prépare du quinoa, il en reste souvent.

Alors je fais des galettes.

Je mélange le quinoa avec de l’échalotte finement hachée, du comté ou du cheddar, de l’œuf et éventuellement des petits légumes planqués (ici carottes et courgettes râpées, mais vous faîtes comme vous voulez).

Ne me demandez pas les quantités, je fais au pif.

Je forme des galettes que je fais dorer de chaque côté à feu doux à la poêle et je sers tiède avec une salade ou des crudités. Ou de l’avocat.

En ce moment je mangerai chaque jour du guacamole, d’ailleurs. Bref.

Voilà un plat de restes, vite fait, nickel pour le repas du soir, où nous ne mangeons pas de viande.

Et le fromage fondu, fait des fils, comme j’aime!

Bon ap’

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KIDS

Envisager un congé parental

Cette année j’ai eu un « congé parental ».  Le genre de congé parental où les enfants sont à l’école et où tu bosses pas.

C’était bon, c’était doux. Pour moi, pour eux, pour nous.

J’ai bien vécu cette période de « rien ». Finalement mieux que lorsque je travaillais à la maison tout en élevant les enfants et en faisant tourner la baraque.

Quel luxe d’avoir le temps de tout. D’organiser des sorties, d’inviter plein de monde, de me consacrer à des choses simples qui me nourrissent. D’avoir le temps d’être seule, ce qui est un besoin important pour mon équilibre.

Je savais que cette situation serait temporaire. Je me suis interrogée sur l’après, sans vraiment réussir à me décider. Quid du mercredi, des vacances scolaires, des horaires de Mister B, avec lesquels composer.

J’aime travailler. J’aime aussi ne pas travailler.

Et puis, les questions existentielles sont reportées puisqu’un troisième enfant vient agrandir la famille.

La question du congé parental se pose cette fois-ci.

Une opportunité, une chance que je n’ai pas connu, puisque pour les deux précédents j’ai travaillé, parce qu’à ce moment là il le fallait. Par besoin d’un complément plus important que le congé parental et par besoin d’avoir un travail pour avoir un statut social.

Pour cette, probablement dernière, expérience de la maternité je vois les choses sous un autre angle. Je ne sens pas, pour l’instant, ce besoin de reconnaissance extérieure pour me sentir épanouie.

Je n’ai plus l’envie de cumuler les mandats et de travailler de chez moi, tout en élevant un enfant et en assurant seule le soir, avec les trois.

C’est important pour moi de cultiver des centres d’intérêts, de pratiquer des activités, même toutes simples, qui me font plaisir.

Je ne me sens pas que mère.

Je ne suis pas que mère.

J’existe aussi en dehors d’un travail.

Je ne suis pas mon travail.

Quel qu’il soit, un poste reste un rôle, même s’il est accompli de bon cœur.

Je me sens (de moins en moins mal) à l’aise lorsqu’on me demande ce que je fais dans la vie, et que mon interlocuteur insiste avec un et sinon? lorsque je réponds que j’élève mes enfants.

Je ne comprends pas vraiment pourquoi, en 2017, élever ses enfants n’est pas valorisé par la société.

Alors qu’en ces temps modernes, cela relève souvent d’un choix.

Alors qu’on accorde de la valeur à quelqu’un dont le travail est de s’occuper d’enfants.

J’écris ça, maintenant, au début du deuxième trimestre, j’ai conscience que j’aurai probablement des moments de lassitude, mais je commence à me connaître et je sais aussi à quel point j’aime être présente pour toutes ces étapes fondamentales des premiers mois, premières années.

J’ai « toute la vie » pour travailler, alors que le temps de la maternité c’est maintenant et j’ai envie de profité à fond, de ces moments qui ne reviendront pas.

Pour me préparer à mener à bien ce projet de congé parental, j’envisage un renfort, qui passe par une aide ménagère, qui devrait se mettre en place dans les mois qui viennent d’ailleurs, pour me soulager pendant la grossesse, et les premiers mois du congé maternité, sans que les tâches se répercutent sur Mister B, qui fait déjà bien sa part.

Ce troisième enfant, arrive après un cheminement où j’ai appris avec les premiers. J’ai déjà une idée concrète de ce que signifie passer des journées avec trois enfants, pour l’avoir fait pendant plusieurs années, en tant qu’assistante maternelle, avec des enfants plus petits et moins autonomes (y compris les miens).

Lors de ce cheminement, de mes précédentes expériences de la maternité, j’ai commis des erreurs, utiles, puisqu’elles me permettent, il me semble, d’avoir aujourd’hui davantage de discernement et de vivre aussi cette aventure de façon moins fusionnelle, et pourtant plus soudée, dans mon couple.

La parentalité, quel sujet passionnant!

Voilà la question du potentiel congé parental soulève bien des sujets, notamment celui de la valeur.

Ce temps là est précieux, d’une grande valeur.

C’est un cadeau qu’on offre, à soi même, à sa famille et puis, par rayonnement, à toute la société.

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LA VIE EN PLUS JOLIE

La rentrée, le nouveau cycle

Je l’ai aimé notre dernier été à quatre, entre jeux, repos, balades et activités.

Pourtant il n’y a pas de nostalgie en ce début septembre.

Grand bonheur, fait son entrée au CP. Il se languissait de l’école.

Jolie douceur est heureuse de retrouver ses copines, en moyenne section.

Lundi matin ils avaient chacun un cœur et une lune dessiné sur la main, pour se rappeler, en toute circonstances, que nous sommes reliés, et qu’en cas de blues, ils peuvent activer leur GPS dans leur cœur!

De mon côté, pour être honnête, j’apprécie de retrouver le calme de la maison et davantage d’espace personnel.

J’ai envie d’écrire, créer, mettre en place de nouveaux projets.

Et puis j’ai une machine à coudre qui m’attend depuis fin juillet, on va enfin prendre le temps faire connaissance toutes les deux!

Je vais retrouver mes amies, que je vois moins et différemment l’été.

Toutes ces femmes, aux personnalités et aux vies différentes, qui m’apportent tellement.

Je ressens le besoin de m’entourer de ces présences féminines qui me sont chères, en particuliers durant cette période un peu spéciale, qu’est la grossesse.

J’ai aussi besoin de temps pour structurer les mois qui viennent, poser un cadre, instaurer de nouvelles routines car il sera bientôt nécessaire de déléguer davantage.

Il ne s’agit pas de figer un emploi du temps, simplement de faire le point sur les priorités, aménager du temps pour tout, pour tous, et ensuite on a toujours la liberté d’apporter des modifications selon les besoins ou envies du moments.

Voilà, septembre, nous t’accueillons avec joie!

 

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Encore et encore la joie du Miracle Morning

 

MIAM

Variations autour du quinoa

L’année dernière j’avais senti le besoin d’équilibrer mon alimentation.

Je me suis inspirée de l’alimentation IG BAS (index glycémique bas) dont l’avantage majeur est la sensation de satiété.

J’ai introduit des aliments que j’aime mais que je cuisinais peu: des lentilles, des pois chiches version falafel ou houmous, du petit épeautre, des haricots rouges et du quinoa.

On me demande souvent, tu l’agrémentes comment le quinoa?

Alors voilà trois exemples de salades de quinoa ultra faciles, rapides et qui changent un peu de ce qu’on avait l’habitude de manger!

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Quinoa rouge, œufs mollet, haricots verts et fleurs de bourrache et de coriandre

 

 

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Quinoa tomates, champignons frais, feta et menthe du jardin
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Quinoa abricots sec, cramberies et noix de cajou
KIDS

Un, deux, trois

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J’ai commencé à écrire un article avec 10 petits choses, ces 10 petits bonheurs qui font du bien au cœur, au corps, à l’âme.

Et puis non, une jolie nouvelle comme celle-ci ne peut décemment pas se glisser au milieu d’une liste.

Cette nouvelle là, c’est un bonheur entier, complet.

La joie de notre famille.

Nous ne sommes pas dans le délai que recommande la prudence, pour une annonce réglementaire, mais on s’en fiche, non?!

Cette nouvelle là, c’est le petit secret que les enfants ont déjà deviné, sans qu’aucun n’indice ne leur soit donné, sans qu’aucun mot ne leur soit soufflé.

C’est une nouvelle toute fraîche, précieuse.

Un trésor.

Un petit cœur, minuscule, qui bat si fort à l’intérieur de moi et qui fait de moi la plus heureuse des femmes, des amoureuses, la plus heureuse des mamans.

LA VIE EN PLUS JOLIE

Rencontre de créateurs au Printemps des Docks

En avril dernier (oui, bon, nous sommes fin juillet mais qu’importe!), j’ai été invitée au Printemps des docks, à la sucrière à Lyon.

Objets déco, mobilier design, illustrations, belles matières, techniques inovantes, couleurs chatoyantes, il y en a vraiment pour tous les goûts.

Je ne suis pas une fan de salons en général (trop de bruit, trop de monde) mais j’y suis allée le matin, à l’ouverture, et c’était parfait pour découvrir ce pèle mêle d’ambiances et cette multitude de talents.

Les enfants étaient avec leur père, j’ai pu flâner tranquille et prendre le temps de discuter avec les créateurs, découvrir leur univers et leur façon de travailler.

L’accent était mis sur les créateurs de la région Rhône Alpes, et j’apprécie la démarche, puisque j’ai envie de consommation de plus en plus choisie et de plus en plus locale.

Un coq dans le transat, Pachamalu pour les bijoux, Sculpaper avec son fameux DIY licorne, Mirima, Dessine moi un soulier, pour n’en citer que quelques uns, mais il y avait aussi le talentueux Docteur Paper dont les affiches me font de l’œil depuis un moment ou encore mon coup de cœur Claire Gasparini avec un choix d’objets confectionnés avec des tissus tous plus beaux les uns que les autres.

Bref, c’était chouette, très chouette.

En attendant la prochaine édition, en Mars prochain, la liste des exposants est à retrouver sur le site du Printemps de Docks.

Je sais que certains d’entre vous sont friands de déco, que le made in France a la côte et c’est tant mieux, alors foncez…la plupart des créateurs ont un site pour commander et il y en a pour tous les budgets!

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VOYAGES & BALADES

Lourmarin

Le Luberon regorge de trésors et de jolis villages à visiter.

Parmi mes préférés il y a Lourmarin.

Ah Lourmarin et ses petites échoppes, où il fait bon flâner. Les amateurs de déco ont ici matière à se faire plaisir!

Il y a l’atelier du potier où il faut choisir, et ce n’est pas facile, tant les couleurs sont toutes plus belles les unes que les autres, l’apothicaire avec une sélection de merveilles et plein d’autres galeries et magasins adorables à découvrir dans les ruelles.

Et puis une petite librairie pas comme les autres à découvrir absolument!

Avec les enfants nous avons préféré l’option pic-nic aux restaus bondés, avant de s’offrir une bonne glace artisanale!

Le centre est réservé aux piétons, ce qui rend la balade en famille très agréable.

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LA VIE EN PLUS JOLIE

Se focaliser sur le beau

Les blogs, les réseaux sociaux donnent parfois l’impression d’un décalage avec « la vraie vie », le quotidien, le linge à laver, le frigo à remplir, les cheveux de travioles, les enfants qui se chamaillent… bref vous voyez le topo?

A certaines périodes on peut se sentir un peu « looser » face à cet angle de vue. Se dire qu’on rate un truc, puisque chez nous ça ne se passe pas toujours comme dans un catalogue.

Choisir, décider de voir le verre à moitié plein, de focaliser sur le joli, sur ce qui fait du bien est une philosophie.

Il ne s’agit pas de déni, on a le droit de dire qu’on en a marre, qu’on est fatigué(e), on a le droit d’avoir envie de plus d’équité, de se délester du poids de la charge mentale. Oui biensûr. On a le droit de se sentir dépassé(e), d’avoir besoin de soutien.

Et c’est tout à fait honorable d’accepter (de montrer) sa vulnérabilité. C’est une force. On est humain, avec nos fragilités, nos limites, nos imperfections. Tous.

Ceux qui « ont tout » connaissent aussi des challenges et des difficultés.

Au delà de ça, c’est un choix d’être optimiste, de se focaliser sur le kiff, sur ce qui est beau, ces petits moments qui font du bien, qui nourrissent et inspirent.

C’est un choix qui tire vers le haut que de se réjouir de ce qu’on a déjà, de se réjouir pour les autres autour de nous. C’est sain de ressentir de l’envie (qui est bien différente de la jalousie). L’envie offre l’impulsion joyeuse de la création, des projets.

C’est ainsi que je me connecte à la gratitude et que j’amplifie ma joie, que je la rayonne et la multiplie.

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LA VIE EN PLUS JOLIE, MAISON DU BONHEUR

Vivre dans une maison ça change quoi?

On me demande souvent si je suis toujours contente de notre choix de vie.

Oui, dix mille fois oui.

On m’avait dit « tu verras, une fois que tu auras déménagé tu te demanderas pourquoi tu ne l’as pas fait avant! »

Voilà trois saisons que nous avons quitté le très chouette quartier du parc de la tête d’Or pour vivre à 10km de Lyon, dans une maison, située dans un petit village.

Ca veut peut être rien dire pour vous, pour l’ex-pure citadine que je suis ça veut dire beaucoup…

Je suis rassurée d’être proche de la ville, avec un accès rapide à « tout ». Et j’ai le sentiment grandissant, au fil des mois, que « tout », est ici.

Oui les possibilités de sorties culturelles et les soirées ciné, théâtres, les conférences, ou que sais-je, sont limitées. Elles l’étaient déjà pour moi à Lyon, depuis la naissance des enfants, puisque mon amoureux travaille le soir et que pour sortir je faisais appel à une babysitter, de façon très ponctuelle.

Cela n’a pas changé. Enfin si le babysitter est moins cher et il faut le raccompagner 😉

Ce qui change, c’est que lorsque les enfants sont couchés, si j’en ai envie, j’ai la possibilité de sortir… dans mon jardin. Cela me suffit pour que je me sente libre et non plus enfermée.

Ce qui change, c’est que lorsque l’on vivait à Lyon, on avait très souvent besoin, de sortir de la ville, d’évasion, d’ailleurs, de weekends, d’escapade, de voyages. Je suis toujours heureuse de voyager et curieuse de découvertes mais le besoin s’est mué en envie, et c’est bien différent.

Ce qui change, c’est que j’aime vraiment rentrer lorsque l’on s’est absenté quelques jours!

Ce qui change c’est la façon de consommer. On n’achète plus les mêmes choses, les postes de dépenses évoluent. Les prix sont moins élevés pour les produits de consommation courante, alors qu’on est seulement à 10 km du centre de Lyon. Je ne réalisais pas que tout était si cher….

Ce qui change c’est qu’on a troqué les sushis du dimanche soir par des bbq et par les plats du Chinois du coin qui prépare tout à la commande. C’est un peu long, mais succulent.

Ce qui change c’est le retour de l’école. Plus besoin d’aller au square, alléluia! Les enfants peuvent goûter et jouer dehors et même se baigner si la météo le permet.

Ce qui change c’est que les enfants ont tous les deux leur chambre et qu’ils peuvent jouer dehors pendant que je fais autre chose.

Ce qui change c’est qu’aux beaux jours ils peuvent ressortir un moment après le dîner.

Ce qui change c’est la vue. Une jolie vue en ville, sur les toits, aussi panoramique soit elle, ne vaut pas, selon moi, la vue sur les arbres et les fleurs que nous avons depuis chaque pièce.

Ici dedans comme dehors j’ai un contact permanent avec la nature. Ici j’ai une porte à ouvrir et l’accès direct aux levés de soleil, à la vue sur les montagnes lorsque le ciel est dégagé. Ici je peux mettre les mains dans la terre et prendre l’air quand ça me chante.

Ce qui change c’est la notion d’espace. A Lyon la promiscuité commençait vraiment à me peser et j’avais besoin de passer de plus en plus de temps chaque jour au parc pour équilibrer, trouver un peu de calme dans cette agitation.

Ce qui change c’est qu’on laisse + de place pour le vide, le repos, pour être ensemble, s’ennuyer. Et je ne bouillonne plus « alors on fait quoi?! ». On a bien simplifié, si on ne prévoit rien c’est Ok. Je ne m’ennuie jamais vraiment de toute façon.

Ce qui change c’est le chauffage et la façon de se vêtir . Nous vivions dans un appart surchauffé (chauffage collectif) où l’on ne connaissait pas les pulls.

La maison est près d’un sous bois, cela signifie que l’hiver il fait froid. Au petit matin et à la tombée de la nuit, il fait frais, même l’été. Donc petit à petit on investit dans des vêtements chauds. On a débuté avec une polaire chacun (la base!) et je me suis offert un pull et un gilet en cachemire.

Ce qui change c’est la connexion aux saisons. Ici, c’est du concret. A l’automne il y a des feuilles à ramasser  et du bois à faire livrer et ranger pour se chauffer, l’hiver il faut saler le chemin, au printemps les haies sont à tailler etc… En ville on ne se rend pas compte de tout ça! Cela peut sembler contraignant, mais j’ai aimé chacun de ces moments.

Ce qui change c’est le rapport humain. Ce qui m’a plu en arrivant dans ce village, c’est l’accueil que nous a réservé le personnel de la mairie. La secrétaire avait pris quelques minutes pour nous accompagner jusqu’à l’école, nous montrer où se trouvait la cantine, la bibliothèque.

La maîtresse de Jolie douceur m’avait envoyé des sms avant sa rentrée en petite section et la maîtresse de Grand bonheur téléphone si celui ci est malade pour prendre de ses nouvelles. Ca en ville, je ne l’ai jamais vu!

Ce qui change c’est la gestion des déchets. En ville on ne se posait pas la question, on descendait nos poubelles dans le local et basta.

Ici le ramassage se fait une fois par semaine, et tous les 15 jours pour le tri. Il faut y penser, descendre (et remonter!) la poubelle soi-même au bon moment. C’est l’occasion de prendre conscience du volume de déchets que l’on produit, qui est conséquent, alors qu’on pensait que « ça allait » et ça booste les petites actions qui vont dans le sens du « zéro déchet ».

Ce qui change c’est la vie sociale. Ici nous avons plus de place pour recevoir, la maison est souvent pleine de copains, de famille. Une maison c’est fait pour partager, non?

Ce qui change c’est que mon amoureux est plus détendu alors que pour lui le déménagement a induit des trajets. Trajets qui l’aident à couper du boulot. Et étonnamment il rentre souvent + tôt qu’avant.

Ce qui change, c’est notre conscience, on se sent davantage connectés à la nature, y compris la beauté de la nature humaine.

 

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Home sweet home par Grand bonheur 5 ans