maternité

Reconnexion

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Le lien d’attachement s’est instauré très vite et très fort avec le Petit morceau.

Les temps de repos pendant la grossesse, les bains, les méditations de cœur à cœur, la naissance rapide et indolore, le babymoon qui a suivi y ont sans doute contribué.

Les journées (et parfois les nuits) collés serrés, l’allaitement et le cododo qui se sont imposés, comme une évidence, ont rendu les débuts de notre relation faciles, fluides.

Le Petit morceau m’offre l’expérience de la maternité apaisée.

Je suis heureuse d’être à ma juste place, à une place si privilégiée, aux premières loges.

Je ne nie pas la difficulté, j’y étais préparée.

Et quand je me sens submergée par l’ampleur de la tâche (je suis mère de famille nombreuse maintenant!) je sais que j’ai besoin d’une sieste 😉

Le Petit morceau grandit et il a maintenant six mois et demi.

Je l’allaite encore mais plus de façon exclusive. Nous avons introduit des aliments solides et un biberon chaque jour.

Avant la rentrée j’ai ressenti ce besoin très fort, vital, de me retrouver, moi. Mon corps rien que pour moi, ma vie, ma vie de femme.

J’ai expliqué et préparer le terrain, avec toute la famille.

Je m’offrais des moments de repos et de reconnexion à la maison, mais j’ai soudain eu envie d’aller à l’extérieur.

De retrouver mes copines, des activités à moi, en + de ce qu’on partage ensemble à deux, à trois, quatre ou cinq.

Cet été j’ai fait des petites balades, seule sur la plage en écoutant le silence et le bruit des vagues.

Dimanche je me suis fait ma première toile post natal.

Je me suis sentie libre et en même temps, il y a un côté étrange, inhabituel, les premières fois, lorsque je me retrouve sans mon bébé.

Je l’avais ressenti aussi avec mes aînés.

Cette étape aussi intime qu’universelle, fait partie des phases post natal et demande d’être accueillie par la famille.

Je n’avais pas envie de précipiter les choses, je savais que ça viendrait au moment opportun.

Je suis revenue rayonnante de joie, avec l’envie profonde d’être avec eux. Mon homme et mes enfants.

S’éloigner quelques heures permet parfois de retrouver l’élan, la fraîcheur et la gratitude pour ce qui peut devenir banal, acté, ordinaire.

Ces quelques heures sont un cadeau pour moi dont ils bénéficient.

Nos moments ensemble, leur enfance, est un temps sacré dont je ne me lasse pas.

Certaines situations demandent d’explorer mes ressources personnelles et de trouver des solutions nouvelles et créatives.

J’ai besoin parfois d’être seule (sans eux) pour prendre du recul et revenir avec une belle qualité de Présence.

J’ai quelques rendez vous notés sur le calendrier familial. Pas tant que ça.

Cette fois, le simple fait de savoir que j’ai le choix, que cela est possible, suffit pour que je me sente libre.

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