maternité

Juste avant ta naissance

Je médite avec des pierres semi précieuses le matin et je me repose en début d’après midi.

Chaque soir je bois une infusion de feuilles de framboisier.

J’ai commencé un traitement homéopathique et je me masse avant d’aller me coucher.

J’ai envie de me replonger dans le livre Hypnonaissance : La méthode Mongan

Le ballon est mon meilleur ami.

Demain j’ai une séance d’acupuncture.

Voilà pour la préparation à la naissance.

J’ai envie de relaver les vêtements dans la valise.

Parfois je n’ai pas envie de parler, juste de rester en silence, centrée sur la vie à l’intérieur de moi.

Les courses sont faites, le congélateur est plein.

Je suis à jour avec la compta du boulot.

J’ai anticipé ce qui peut l’être et ton père aussi.

Ton frère et ta sœur sont survoltés, chacun réclame une dose d’attention supplémentaire, qu’on offre patiemment avec tendresse, bien que ça commence à se corser côté patience.

Nous jouons aux dames chinoises, pour égrener les heures.

La pleine lune arrive.

La vague de grand froid touche à sa fin.

Je me sens prête depuis longtemps et j’ai l’impression que je ne le serai jamais vraiment.

J’ai hâte de te rencontrer de te tenir contre moi et je ne suis pas pressée, car tu es là dans mon cœur et dans mon ventre.

J’espère que la force tranquille qui m’habite continuera de rayonner en moi pendant et après la naissance.

Je vais mourir et renaître l’espace d’un instant.

Je profite de notre famille telle quelle est, je sais que bientôt rien ne sera plus pareil et qu’on se demandera comment c’était déjà avant toi?

Je suis comblée, entourée, choyée. Je me sens reliée à mes amies, mes sœurs de cœur, à toutes les mères. Puissance de la sororité.

J’aime la vie, ma vie, notre vie, celle qu’on se construit.

 

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Grotte de Remonot

 

ETATS D'ESPRIT DU LUNDI

Les états d’esprit du lundi #6

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Jour: Lundi 26 février 2018 – heure 22h44

Humeur: Stable

Etat d’esprit: Prête pour la naissance

Condition physique: repos repos, je savoure mes derniers jours enceinte

Food: Byriani d’agneau, merci maman!

Culture: Phantom Thread en VO

Amitiés: au top.

Love: m’offre des fleurs, me masse, est à l’affut!

Sorties: derniers jours d’hibernation, tout à fait adaptés vu les températures

Envies: de silence, d’une session d’acupuncture

Kids: Jolie douceur a eu cinq ans. On sent que la naissance travaille Grand bonheur

Courses: besoin de rien

Zic: Gus Teja

Retrouvez les états d’esprit du vendredi chez Zenopia et Postman dont je me suis librement inspirée

LA VIE EN PLUS JOLIE

Celle qui part et celui qui vient

Il y a celle qui va partir, dans quelques jours, quelques semaines, quelques mois peut être.

Il y a celui qui arrive, dans quelques jours, quelques semaines tout au plus.

Trois générations entre eux…

Auront ils le temps de se rencontrer ? D’échanger des regards, de se transmettre un je ne sais quoi, au delà des mots.

Il y aura son dernier sourire à elle et son premier cri à lui.

Et puis nos émotions…la tristesse infinie pour celle qui s’en va et la joie immense pour celui qui vient.

Il y aura la distance que l’on prend parce qu’on n’a pas envie de se déchirer, de s’abaisser, de rentrer dans le jeu de la mesquinerie de ceux qui souffrent tant qu’ils ne savent pas faire autrement que de se raccrocher à l’illusoire.

Il y aura les rapprochements suscités par le miracle de la naissance, la délicatesse, l’amour des proches et les liens qui se resserrent.

Il y aura le chassé croisé de faire part.

La mélancolie mêlée à l’envie d’aller de l’avant parce que la vie c’est maintenant et que demain, ah demain on ne sait pas s’il y en aura un.

Alors on va pleurer, laisser couler le chagrin inévitable .

Et prendre le temps de célébrer le quotidien encore plus fort.

Faire des dessins un peu plus colorés, préparer les plats préférés, dire ok pour la pâte à modeler – tant pis pour le ménage qui vient d’être fait – monter le son et danser, se dire je t’aime de multiples façons, continuer à faire toutes ces choses minuscules qui ne servent à rien, mais qui font le sel de la vie et qui nous relient à ceux qu’on aime.

On va faire l’amour, des projets, rêver en grand et oser, oui oser encore pour ne pas passer à côté de nos rêves.

On va s’aimer à la mort, à la vie.

Et se souvenir que tout est éphémère, qu’il n’y a rien d’autre à vivre que l’instant.

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maternité

Dans ma bulle

Je suis dans une bulle où les jours s’égrènent doucement, où le temps suspendu n’a que peu d’importance.

Cette fois ci j’ai fini mes valises sereinement, bien avant la naissance.

Je suis prête. Tout est prêt pour le moment du grand mystère.

Je n’ai pas vu de sage femme pour la préparation à la naissance.

Je me suis concoctée un programme à base de lectures inspirantes, de méditation et de séances de sophro.

Chaque jour qui passe est un cadeau, celui de cette dernière grossesse et de mon ventre qui n’en finit pas de s’arrondir.

L’envie de rencontrer notre bébé devient de plus en plus forte et pourtant je ne suis pas trop pressée, je savoure les nuits à bien dormir, où je ne me lève qu’une fois pour faire pipi avant de retourner dans les bras de morphée.

Cette semaine les enfants sont chez leurs grands parents. C’est étonnant, d’habitude nous les confions pour partir quelques jours, pas pour rester chez nous!

Je vis au gré de mes seules envies, à mon rythme, c’est un temps si précieux, car je sais dans mes tripes qu’après cela viendra une période plus intense et dévouée à ma famille upgradée famille nombreuse.

Je savoure cette « solitude », la maison silencieuse pour moi seule, la liberté de faire ce que je veux quand je veux, de sortir à ma guise sans contrainte horaire, et les moments de complicité à deux, comme avant, avant d’être parents.

Evidemment mon corps, pose ses limites mais le sentiment de liberté se suffit à lui même.

C’est un cadeau cette douce pause avant de replonger dans le grand bain de la maternité.

Je ne suis pas efficace, j’aurai pourtant à faire et puis non, tant pis, j’avance à deux à l’heure et je gère très doucement le peu de logistique qu’il y a à gérer. Je reste dans ma bulle de douceur.

Je me repose, je ne prépare des repas (simples) que pour moi.

Je suis dans ma grotte, c’est l’hiver, les derniers jours ou les dernières semaines, en tout cas assurément le dernier mois à couver avec amour à laisser grandir la magie de la vie à l’intérieur de moi.

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ETATS D'ESPRIT DU LUNDI

Les états d’esprit du lundi #5

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Jour: lundi 12 février – Heure 12h21

Humeur: ensoleillée

Etat d’esprit: calme

Condition physique: variable

Food: tant qu’il y a de la coriandre

Culture: Dames du Lac de Marion Zimmer Bradley quasi terminé

Amitiés: A mon tour d’apporter du soutien

Love: préoccupé par le boulot

Sorties: coiffeur et un restau thaï à Lyon et une balade nocturne main dans la main

Envies: de trier, de ranger, d’épurer

Kids: en vacances chez leurs grands parents

Courses: stock de lingettes lavables et peau d’agneau pour bébé

Zic: Elisa

Retrouvez les états d’esprit du vendredi chez Zenopia et Postman dont je me suis librement inspirée

LA VIE EN PLUS JOLIE, maternité

Aimer maintenant

Il est si facile de passer à côté du bonheur.

De penser que ce sera mieux après.

Quand le petit sera né, quand il fera ses nuits, quand il marchera.

Ou simplement tout à l’heure quand ils dormiront, quand la maison sera rangée.

Ou quand on sera en weekend ou en vacances. Ou finalement à la rentrée…

A courir après le bonheur il nous échappe toujours un peu.

On espère qu’après sera parfait, ou se rapprochant davantage de l’idée qu’on s’en fait. Et cela créé une exigence, une pression qui fait qu’on est souvent un peu déçu…

J’apprends à aimer maintenant.  A aimer tout le temps.

J’apprends à aimer tout ce linge à plier, signe que la maison est pleine de nous. Un jour il y en aura moins, il y aura d’autres joies, d’autres bonheurs, et l’enfance aura filé.

J’aime les retours d’école, les goûters tous les quatre sur la petite table de la cuisine. La partie de Uno ou de dobble qui vient après.

Bien sûr il y a tant à faire mais c’est si bon d’arrêter le temps, pour quelques parties. Ces moments tous les quatre sont si précieux, le reste peut attendre…

J’aime les mamaaaaaans, parfois les demandes me semblent incessantes et j’ai envie d’être tranquille, dans ma bulle de silence. Tant pis, j’aime, j’aime, j’aime ces moments, leur présence.

J’aime cet hiver en gestation, être enceinte une dernière fois et vivre les journées en mode slow, au rythme de la saison, des grass’ mat’, du cocooning, des infusions, du repos, de la sérénité.

Je pense à l’après. Je m’en réjouis, sans avoir envie ni de retenir le temps, ni de le précipiter, juste aimer là maintenant tout de suite, ce qui se présente.

J’apprends à désirer moins, à apprécier plus ce que la vie m’offre, à me laisser porter par le flow de l’instant présent.

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ETATS D'ESPRIT DU LUNDI

Les états d’esprit du lundi #4

 

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Jour: Lundi 5 février 2018 – Heure 21h

Humeur: fluctuante

Condition physique : Reiki, sophro 35 SA et des contractions irrégulières

Esprit: au ralenti

Food: smoothie banane lait de coco et purée de cacahouètes

Culture: Je débute la lecture des Dames du Lac de Marion Zimmer

Amitiés: présentes!

Love: besoin de repos, de passer du temps à deux aussi

Sorties: pas assez à mon goût

Kids: très créatifs

Courses: des tulipes, yes!

Envies: de soleil, de préparer notre cocon pour l’arrivée de bébé. De nouvelles fringues aussi (patience…)

Zic: Amazing Grace

Retrouvez les états d’esprit du vendredi chez Zenopia & Postman dont je me suis librement inspirée

maternité

Ressentis du troisième trimestre

A la base, je ne suis pas de celles qui a-do-rent être enceinte.

J’aime mon bébé, j’aime le sentir bouger, oh ça oui!

J’aime moins me sentir « engoncée » dans mon corps et toucher mes limites physiques assez vite… Enceinte je me sens jolie mais pas vraiment sexy et plutôt vulnérable.

Malgré les petits désagréments (les brulures d’estomac, le besoin de dormir, les réveils pipi trois fois par nuit (qui préparent pour l’après)), cette troisième grossesse, est vécue en douceur, comme une réconciliation avec cet état d’être.

Je mesure la chance, le privilège que j’ai de porter la vie et de vivre cette expérience dans un cocon de sérénité, entourée de ceux que j’aime.

C’est fort de vivre l’attente de ce bébé en famille, avec nos enfants de six ans et presque cinq ans, la beauté de l’expérience en est décuplée.

J’ai la possibilité de me reposer la journée lorsque les enfants sont à l’école, et ça change tout!

Rien à voir avec mes précédentes grossesses où je travaillais à plein temps…

Je gère seule le soir le créneau bain-repas-coucher, et depuis que nous vivons ici, dans la maison (et que je ne travaille plus, donc que je suis + détendue) l’ambiance s’est adoucie.

Depuis septembre nous nous offrons un moment de qualité le soir avec les enfants, autour d’un jeu, d’une histoire, d’une activité. On le faisait déjà avant mais le plaisir d’être ensemble est + fort ces derniers mois.

Parfois cela signifie assouplir les règles, zapper la douche, une fois de temps en temps l’hiver et c’est ok.

Je dors beaucoup, je m’octroie du temps pour créer, dessiner, écrire, lire, pratiquer quelques rituels.

Je cuisine le weekend en quantité pour avoir des restes en début de semaine et nous mangeons souvent cru, une salade complète simplifie les choses et j’adore créer des assiettes de toutes les couleurs.

Je me sens très connectée à mon corps, à ses besoins, que j’essaie autant que possible de respecter. Je planifie peu, je me laisse porter par mes envies du moment.

Je savoure chaque instant de solitude.

Je me sens sereine à l’idée d’agrandir la famille, bien que je ne réalise pas encore tout à fait qu’un bébé, notre bébé, vivra parmi nous d’ici peu!

Cette fois-ci malgré la fatigue, qui va et vient par vague, je n’ai pas de sautes d’humeurs ni de manifestations d’hypersensibilité (pourtant je suis de nature très sensible) comme j’ai pu en connaître auparavant.

Je m’entoure de personnes bienveillantes et je mets de la distance avec les relations qui demandent plus d’énergie et de patience.

Je sens aussi que la grossesse peut éveiller des sentiments ambivalents chez celles qui font d’autres choix que celui d’une vie où le couple et la famille sont au premier plan.

Pour autant je ne ressens pas le besoin de me justifier, à chacun la liberté de vivre la vie qui lui convient.

Autour de moi, j’ai plusieurs amies, mères de familles nombreuses, avec des tout petits et c’est inspirant et rassurant de les observer, de les voir sereines, heureuses, fières de leurs choix de vie.

Et puis il y a les amies, avec ou sans enfant, qui sont là, et qui m’offrent leur bienveillance.

C’est un moment spécial de la vie où j’ai moins à donner, où j’apprécie de recevoir davantage et je suis servie. Ma gratitude est immense.

La plupart du temps je prends les choses comme elles viennent, un jour à la fois, comme si ce bébé m’insufflait une force tranquille.

J’accepte les sentiments ambivalents lorsqu’ils se présentent. Je m’autorise à les vivre, sans culpabilité, sans jugement, c’est peut être ce qui fait la différence.

Mister B. n’aura pas la possibilité de s’offrir quelques jours off qui feraient office de congé paternité. Je note le chemin parcouru, il y a quelques années cela m’aurait terriblement stressée (surtout pour le 1er enfant!)

J’ai accepté l’idée, je sais qu’il sera présent autant que possible, il l’est déjà.

Il fait de son mieux et s’implique au quotidien.

C’est un père extraordinaire et un compagnon fidèle à ses valeurs. Il est très impliqué à sa façon, c’est à dire concrètement et pour le soutien émotionnel, j’ai des amies 😉

Nous avons une aide ménagère (prise en charge en partie par la CAF) qui vient deux heures par semaine.

C’est peu et pourtant ça facilite beaucoup la logistique et c’est confortable pour tout le monde.

Il a fallu que j’accepte de demander de l’aide, tout en ayant le temps puisque je suis « à la maison ».

Cette aide précieuse me permet d’être finalement + dispo en fin de journée pour assurer avec les enfants, ainsi que le mercredi ou le weekend lorsque Mister B s’octroie une demie journée off pour se ressourcer.

Je suis dans le dernier trimestre.

Dans une bulle.

Je ne suis pas trop pressée de donner naissance, de replonger dans la maternité et en même temps l’envie de rencontrer notre bébé devient de plus en plus forte.

L’envie de retrouver mon corps pour moi seule se dessine petit à petit, augmente à mesure que mon ventre s’arrondit!

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