MIAM

La pizza du vendredi

Ah la pizza du vendredi!

C’est devenu une tradition.

En fin de semaine j’ai un peu la flemme de cuisiner, mais bon la pizza c’est si vite fait.

Je prépare la pâte dans l’après midi en trois minutes avec le thermomix.

Je laisse lever dans un grand saladier avec un torchon humide dessus.

Je dispose la pâte et pour la garniture ce sont les enfants qui gèrent, étalent la sauce, disposent le jambon, la mozza, les olives s’ils ont envie.

Et ils goûtent à tout évidemment.

Ils sont devenus experts mes apprentis cuistot!

D’un côté, pour moi, j’ajoute de l’artichaut, des courgettes, de l’oignon ou des champignons.

On enfourne.

On mange avec les doigts, tous les trois. On se raconte notre journée, nos envies du weekend.

C’est simple. C’est bon. C’est économique.

Cette pizza à six mains permet de passer un chouette moment tous les trois, de relâcher un peu la pression.

Parce que je sais pas chez vous, mais ici le deuxième effet kiss cool de la rentrée c’est la fatigue de la fin de journée et l’attention renforcée, réclamée pile dans le créneau 17h/20h.

 

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LA VIE EN PLUS JOLIE

Vulnérabilité

Accepter ma vulnérabilité, c’est un des aspects les plus délicats de la grossesse.

Les trois premiers mois, j’étais bien à plat. J’ai dormi autant que j’ai pu et tout de même assuré en solo le soir, une partie des vacances d’été.

Je retrouve de l’énergie, mais je sens qu’il faut que j’y aille piano.

Fini les journées à arpenter la ville en long en large et en travers.

Fini les grands trajets de plus d’une heure aller retour en voiture.

Je n’ai pas besoin que le médecin me le dise.

Je le sais, je le sens.

C’est frustrant, parfois, ce mode slow activé alors que dans ma tête je suis à fond.

Je m’écoute, pas envie de renouveler l’expérience de la prématurité ou celle de l’hospitalisation, de l’alitement.

Non.

Pour ce dernier bébé, j’ai envie d’expérimenter la sérénité, grossesse incluse.

Lundi j’ai ouvert les vannes, laisser couler mes larmes. Un gros chagrin, sorti des tripes, comme ça, sans raison particulière, puisque je suis heureuse, que j’ai tout pour l’être.

Je me suis sentie libérée, profondément.

Ensuite, il y avait à nouveau de la place en moi pour la joie, la gratitude.

J’invite autant que possible les enfants à exprimer leurs émotions, et ainsi, les colères  passent assez vite.

Je suis douce avec mes amies, à l’écoute, en leur disant que oui, parfois ça va pas et on a le droit, même si on a tout.

Il était temps que je m’autorise aussi à lâcher prise.

J’accepte cette ambivalence de la grossesse, j’accepte d’être vulnérable, me libérant ainsi de schémas familiaux où il faut être courageux, positif, coûte que coûte, et donc enfouir bien profond certaines émotions.

J’ai demandé de l’aide, alors que je n’ai pas atteint mon point de rupture, que je pourrais encore gérer, en faisant un effort.

Une aide ménagère viendra deux heure par semaine, plus si besoin. Yeah!

Je lâche prise et préserve mon énergie pour me focaliser sur ce qui me fait du bien.

C’est peut être simplement ça être responsable?

Je n’ai pas besoin de m’épuiser, d’aller toucher mes limites.

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LA VIE EN PLUS JOLIE

Mon rituel du bain

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Je préviens toute la famille, je ne suis plus là pour personne.

Je m’offre un moment cocooning.

Je fais couler l’eau, bien chaude.

J’allume une bougie.

Je choisis quelques pierres, une jaspe rouge, un cristal de roche, un quartz rose, que je pose sur le bord de la baignoire. J’ajoute un coquillage.

Pendant que l’eau coule, je vais cueillir une rose au jardin. J’hume son parfum.

Je ferme la porte à clé.

J’actionne la chaleur dans le porte serviette, pour avoir un drap de bain bien chaud quand je sortirai.

Je jette dans l’eau une bonne poignée de sels de bain maison à base de sel d’Epsom, de poudre de rose, de fleurs de Bach et de poudre de perlimpinpin.

Je me glisse dans l’eau chaude, je respire, je me détends.

Je bouquine un peu, je m’endors presque tant la relaxation est profonde.

Je m’offre un gommage au savon noir, j’insiste sur les pieds, ils ont besoin d’attention.

Je rince doucement, je me sens propre.

En moins d’une heure et sans sortir de chez moi je peux m’installer dans ma bulle de paix.

Les premières fois les enfants venaient tambouriner à la porte.

Maintenant ils savent que « maman prend un bain » signifie « tranquillité » et ils adressent toutes leurs demandes à leur père (qui lui aussi à assimilé!)

Je fais le vœu que ce petit rituel, que j’aime en particulier le dimanche, perdurera lorsqu’on sera cinq.

Parce que tout le monde y gagne 😉

 

 

MIAM

Les galettes de quinoa

Quand je prépare du quinoa, il en reste souvent.

Alors je fais des galettes.

Je mélange le quinoa avec de l’échalotte finement hachée, du comté ou du cheddar, de l’œuf et éventuellement des petits légumes planqués (ici carottes et courgettes râpées, mais vous faîtes comme vous voulez).

Ne me demandez pas les quantités, je fais au pif.

Je forme des galettes que je fais dorer de chaque côté à feu doux à la poêle et je sers tiède avec une salade ou des crudités. Ou de l’avocat.

En ce moment je mangerai chaque jour du guacamole, d’ailleurs. Bref.

Voilà un plat de restes, vite fait, nickel pour le repas du soir, où nous ne mangeons pas de viande.

Et le fromage fondu, fait des fils, comme j’aime!

Bon ap’

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KIDS

Envisager un congé parental

Cette année j’ai eu un « congé parental ».  Le genre de congé parental où les enfants sont à l’école et où tu bosses pas.

C’était bon, c’était doux. Pour moi, pour eux, pour nous.

J’ai bien vécu cette période de « rien ». Finalement mieux que lorsque je travaillais à la maison tout en élevant les enfants et en faisant tourner la baraque.

Quel luxe d’avoir le temps de tout. D’organiser des sorties, d’inviter plein de monde, de me consacrer à des choses simples qui me nourrissent. D’avoir le temps d’être seule, ce qui est un besoin important pour mon équilibre.

Je savais que cette situation serait temporaire. Je me suis interrogée sur l’après, sans vraiment réussir à me décider. Quid du mercredi, des vacances scolaires, des horaires de Mister B, avec lesquels composer.

J’aime travailler. J’aime aussi ne pas travailler.

Et puis, les questions existentielles sont reportées puisqu’un troisième enfant vient agrandir la famille.

La question du congé parental se pose cette fois-ci.

Une opportunité, une chance que je n’ai pas connu, puisque pour les deux précédents j’ai travaillé, parce qu’à ce moment là il le fallait. Par besoin d’un complément plus important que le congé parental et par besoin d’avoir un travail pour avoir un statut social.

Pour cette, probablement dernière, expérience de la maternité je vois les choses sous un autre angle. Je ne sens pas, pour l’instant, ce besoin de reconnaissance extérieure pour me sentir épanouie.

Je n’ai plus l’envie de cumuler les mandats et de travailler de chez moi, tout en élevant un enfant et en assurant seule le soir, avec les trois.

C’est important pour moi de cultiver des centres d’intérêts, de pratiquer des activités, même toutes simples, qui me font plaisir.

Je ne me sens pas que mère.

Je ne suis pas que mère.

J’existe aussi en dehors d’un travail.

Je ne suis pas mon travail.

Quel qu’il soit, un poste reste un rôle, même s’il est accompli de bon cœur.

Je me sens (de moins en moins mal) à l’aise lorsqu’on me demande ce que je fais dans la vie, et que mon interlocuteur insiste avec un et sinon? lorsque je réponds que j’élève mes enfants.

Je ne comprends pas vraiment pourquoi, en 2017, élever ses enfants n’est pas valorisé par la société.

Alors qu’en ces temps modernes, cela relève souvent d’un choix.

Alors qu’on accorde de la valeur à quelqu’un dont le travail est de s’occuper d’enfants.

J’écris ça, maintenant, au début du deuxième trimestre, j’ai conscience que j’aurai probablement des moments de lassitude, mais je commence à me connaître et je sais aussi à quel point j’aime être présente pour toutes ces étapes fondamentales des premiers mois, premières années.

J’ai « toute la vie » pour travailler, alors que le temps de la maternité c’est maintenant et j’ai envie de profité à fond, de ces moments qui ne reviendront pas.

Pour me préparer à mener à bien ce projet de congé parental, j’envisage un renfort, qui passe par une aide ménagère, qui devrait se mettre en place dans les mois qui viennent d’ailleurs, pour me soulager pendant la grossesse, et les premiers mois du congé maternité, sans que les tâches se répercutent sur Mister B, qui fait déjà bien sa part.

Ce troisième enfant, arrive après un cheminement où j’ai appris avec les premiers. J’ai déjà une idée concrète de ce que signifie passer des journées avec trois enfants, pour l’avoir fait pendant plusieurs années, en tant qu’assistante maternelle, avec des enfants plus petits et moins autonomes (y compris les miens).

Lors de ce cheminement, de mes précédentes expériences de la maternité, j’ai commis des erreurs, utiles, puisqu’elles me permettent, il me semble, d’avoir aujourd’hui davantage de discernement et de vivre aussi cette aventure de façon moins fusionnelle, et pourtant plus soudée, dans mon couple.

La parentalité, quel sujet passionnant!

Voilà la question du potentiel congé parental soulève bien des sujets, notamment celui de la valeur.

Ce temps là est précieux, d’une grande valeur.

C’est un cadeau qu’on offre, à soi même, à sa famille et puis, par rayonnement, à toute la société.

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LA VIE EN PLUS JOLIE

La rentrée, le nouveau cycle

Je l’ai aimé notre dernier été à quatre, entre jeux, repos, balades et activités.

Pourtant il n’y a pas de nostalgie en ce début septembre.

Grand bonheur, fait son entrée au CP. Il se languissait de l’école.

Jolie douceur est heureuse de retrouver ses copines, en moyenne section.

Lundi matin ils avaient chacun un cœur et une lune dessiné sur la main, pour se rappeler, en toute circonstances, que nous sommes reliés, et qu’en cas de blues, ils peuvent activer leur GPS dans leur cœur!

De mon côté, pour être honnête, j’apprécie de retrouver le calme de la maison et davantage d’espace personnel.

J’ai envie d’écrire, créer, mettre en place de nouveaux projets.

Et puis j’ai une machine à coudre qui m’attend depuis fin juillet, on va enfin prendre le temps faire connaissance toutes les deux!

Je vais retrouver mes amies, que je vois moins et différemment l’été.

Toutes ces femmes, aux personnalités et aux vies différentes, qui m’apportent tellement.

Je ressens le besoin de m’entourer de ces présences féminines qui me sont chères, en particuliers durant cette période un peu spéciale, qu’est la grossesse.

J’ai aussi besoin de temps pour structurer les mois qui viennent, poser un cadre, instaurer de nouvelles routines car il sera bientôt nécessaire de déléguer davantage.

Il ne s’agit pas de figer un emploi du temps, simplement de faire le point sur les priorités, aménager du temps pour tout, pour tous, et ensuite on a toujours la liberté d’apporter des modifications selon les besoins ou envies du moments.

Voilà, septembre, nous t’accueillons avec joie!

 

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Encore et encore la joie du Miracle Morning