MIAM

L’ail des ours

Le weekend dernier nous avons cueilli un beau bouquet d’ail des ours. Vous connaissez?

Il pousse en abondance à cette saison.

J’ai fait un pesto : ail des ours, amandes et cajou, huile d’olive (on peut ajouter du parmesan).

C’est rapide, délicieux, économique et il s’utilise de plein de façons différentes.

En voici cinq que nous aimons:

1/ avec des pâtes,

2/ à l’apéro tartiné sur du pain de campagne toasté, avec de la feta c’est encore meilleur

3/ pour relever une salade de lentilles beluga

4/ avec du poulet rôti

5/ Les fleurs embellissent et parfument la plus simple des salades. J’adore ajouter des fleurs dans mes préparations, il suffit parfois de pas grand chose pour transformer un plat en œuvre d’art 😉

 

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KIDS

L’école buissonnière

Je me réveille à 7h30 et je décide d’une matinée d’école buissonnière.

Les enfants ont besoin de repos et puis ça serait la course de les emmener, d’aller les chercher 3h plus tard, sous la pluie.

Le temps se prête à rester en pyjama quelques heures de plus.

Le tout petit dort paisiblement alors on se pose avec les grands. Ils colorient un masque et moi un mandala. On papote, Ben Harper en fond sonore. Je chéri ce moment.

Lorsque je m’assois pour déjeuner le tout petit se réveille. Je mangerai plus tard.

L’après midi est bruyante. Le tout petit pleure, je ne peux pas le poser… La miss chante la BO de Vaïana en boucle et le Grand me demande toutes les cinq minutes de vérifier ses calculs (chacun ses passions!) genre combien font 4000 X 1500.

Je leur répète douze mille fois les mêmes choses et je m’agace.

Jolie douceur joue au Dobble avec son père. Le tout petit tête en s’endort. Ah non fausse alerte.

Le rangement de fin de journée est laborieux.

Ce soir c’est spaghetti, avec le bébé dans le manduca.

J’ai envie de silence.

Mon grand dit à sa sœur: attention maman peut tomber en panne et ça c’est grave. Je souris. Il a saisit l’ambivalence du mercredi.

On regarde la grêle tomber par la fenêtre et l’arc en ciel au loin.

Avant le coucher, pendant que le tout petit tête, je lit une histoire : Zigomar n’aime pas les légumes.

On rigole. Un des personnages se nomme pipioli!

20h20 les trois merveilles dorment. Le silence revient.

Je les regarde, mes trésors, avant d’ouvrir un livre pour moi.

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ETATS D'ESPRIT DU LUNDI

Les états d’esprit du lundi #9

Jour: Lundi 2 avril 2018 – Heure: 11h11

Humeur: Gratitude profonde

Condition physique: reposée

Esprit: en paix

Food: Pizza maison

Culture: Le sixième sommeil de Bernard Weber, L’œuf de Yoni, le féminin révélé et libérer de Lilou Macé

Kids: grandissent à vue d’œil

Amitiés: me proposent de l’aide, m’offrent des fleurs!

Love: Impliqué et heureux

Sorties: une chasse aux œufs avec les copain

Courses: in progress à l’heure où j’écris ces lignes.

Envies: de soleil, d’aller voir la mère et d’écouter le bruit des vagues

Zic: Eloquence du Chœur une jolie découverte musicale

Retrouvez les états d’esprit du vendredi chez Zenopia et Postman dont je me suis librement inspirée

 

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Eloquence du Choeur

 

maternité

45 minutes de sieste

Mercredi.

Grand bonheur a débarqué dans notre chambre à 6h30. Ca faisait longtemps que ce n’était pas arrivé. J’aurais bien dormi deux heures de plus…

J’ai réussi à prendre une douche, affilié le petit à la mutuelle familiale et préparer à manger pour midi entre deux tétées, avant d’aller récupérer les enfants à l’école.

Le chemin du retour est laborieux. Grand bonheur couine, la fatigue se fait sentir de son côté. Il me parle de ses cartes Pokemon. Il rêve de la collection entière. La fatigue se fait sentir de mon côté.

Je sors le petit dernier du manduca et il se met à pleurer au moment où on passe à table.

Le téléphone sonne deux fois, je ne réponds pas, le niveau sonore est trop élevé.

A la fin du repas je me sens dépassée.

L’aide ménagère est venue hier et la cuisine est sans dessus dessous. J’empile les assiettes sales.

Les vêtements et les chaussures trainent dans l’entrée. Il y a une machine à plier et une autre à mettre en route.

Mais pour l’instant, le petit troisième me réclame.

Le Grand couine encore. Tous ses livres d’activités sont tombés du casier de son bureau, il y en a partour par terre. Argh!

Je m’allonge avec mon bébé pendant qu’il tête.

J’encourage mon Grand à ranger puis à venir s’allonger un quart d’heure à côté de nous.

Je n’ai rien à prouver.

Je n’ai pas à être la mère parfaite, l’épouse parfaite, la femme parfaite, l’amie parfaite.

Pas d’obligation à ce que la maison soit parfaitement propre et rangée à tout moment. Pas d’obligation à répondre dans la seconde quand on m’appelle ni à me justifier de ne pas y arriver.

Je laisse tout en plan.

Je ne propose pas d’activités manuelles.

J’autorise les grands à regarder un petit dessin animé pendant que je fais une sieste avec le petit lové près de moi.

Après ça, tout va mieux.

Tout redevient fluide, facile et joli. Alors que le mercredi aurait pu partir en vrille, tout rentre dans l’ordre après 45 minutes de sieste.

La logistique est gérée en trente minutes.

J’ai le temps de bouquiner un peu pendant que Jolie douceur est chez une copine et Grand bonheur à son activité. Le petit dort encore. Je réponds aux messages laissés ce midi et aux invitations en suspend.

Je me sens sereine, humaine et forte. Fière de moi, du chemin parcouru. Ma vulnérabilité m’enseigne le respect, l’écoute de mes besoins, la douceur pour moi même.

Je regarde les enfants jouer, le petit dans les bras de son père.

 

Je souris. Je suis là où je dois être.

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ETATS D'ESPRIT DU LUNDI

Les états d’esprit du lundi #8

 

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Jour Lundi 19 Mars – heure:12h39

Humeur: Sur un petit nuage de bonheur

Food: Salade de quinoa, avocat, carottes, graines de sésame noir

Condition physique: Bonne! Merci mon baby boy pour les nuits

Culture: en stand by

Kids: Le petit troisième aura deux semaines demain, les deux grands sont au taquet

Amitiés: j’ai reçu des témoignages d’amitié si jolis

Love: est drôle, tendre, touchant. Gère de tous côtés comme un chef!

Sorties: des sushis avec le baby boy à J+4

Courses: RAS. Les enfants ont reçu plein de tenues printanières offertes par leurs grand-mères.

Envie de: savourer chaque instant de bonheur avec les miens, de soleil, de plantes vertes, de ranger la maison.

Zic: Slimane Viens on s’aime

Retrouvez les états d’esprit du vendredi chez Zenopia et Postman dont je me suis librement inspirée

maternité

Et puis toi

L’obstétricien avait évoqué un déclenchement.

Et puis il a dit que la naissance aurait lieu probablement après terme.

Trois jours plus tard, rien de tout ça!

Et puis toi, baby boy, décidé à naître facilement, au moment parfait, une nuit de mars.

Et puis toi, serein, avec ta force tranquille et tes yeux grands ouverts sur le monde, tes joues à bisous et nos bras pour t’accueillir.

Il a eu une multitude d’arc en ciel cette journée là. C’est un joli présage pour une nouvelle vie.

Voilà la fin de l’hiver, la fin de la gestation et l’éclosion, le soleil dehors et dans nos cœurs..

Le jardin se pare chaque jour de nouvelles fleurs depuis notre retour à la maison.

Ton frère si doux et ta sœur si fière.

L’amour est démultiplié quand on est toute une famille à s’aimer.

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maternité

Juste avant ta naissance

Je médite avec des pierres semi précieuses le matin et je me repose en début d’après midi.

Chaque soir je bois une infusion de feuilles de framboisier.

J’ai commencé un traitement homéopathique et je me masse avant d’aller me coucher.

J’ai envie de me replonger dans le livre Hypnonaissance : La méthode Mongan

Le ballon est mon meilleur ami.

Demain j’ai une séance d’acupuncture.

Voilà pour la préparation à la naissance.

J’ai envie de relaver les vêtements dans la valise.

Parfois je n’ai pas envie de parler, juste de rester en silence, centrée sur la vie à l’intérieur de moi.

Les courses sont faites, le congélateur est plein.

Je suis à jour avec la compta du boulot.

J’ai anticipé ce qui peut l’être et ton père aussi.

Ton frère et ta sœur sont survoltés, chacun réclame une dose d’attention supplémentaire, qu’on offre patiemment avec tendresse, bien que ça commence à se corser côté patience.

Nous jouons aux dames chinoises, pour égrener les heures.

La pleine lune arrive.

La vague de grand froid touche à sa fin.

Je me sens prête depuis longtemps et j’ai l’impression que je ne le serai jamais vraiment.

J’ai hâte de te rencontrer de te tenir contre moi et je ne suis pas pressée, car tu es là dans mon cœur et dans mon ventre.

J’espère que la force tranquille qui m’habite continuera de rayonner en moi pendant et après la naissance.

Je vais mourir et renaître l’espace d’un instant.

Je profite de notre famille telle quelle est, je sais que bientôt rien ne sera plus pareil et qu’on se demandera comment c’était déjà avant toi?

Je suis comblée, entourée, choyée. Je me sens reliée à mes amies, mes sœurs de cœur, à toutes les mères. Puissance de la sororité.

J’aime la vie, ma vie, notre vie, celle qu’on se construit.

 

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Grotte de Remonot

 

ETATS D'ESPRIT DU LUNDI

Les états d’esprit du lundi #6

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Jour: Lundi 26 février 2018 – heure 22h44

Humeur: Stable

Etat d’esprit: Prête pour la naissance

Condition physique: repos repos, je savoure mes derniers jours enceinte

Food: Byriani d’agneau, merci maman!

Culture: Phantom Thread en VO

Amitiés: au top.

Love: m’offre des fleurs, me masse, est à l’affut!

Sorties: derniers jours d’hibernation, tout à fait adaptés vu les températures

Envies: de silence, d’une session d’acupuncture

Kids: Jolie douceur a eu cinq ans. On sent que la naissance travaille Grand bonheur

Courses: besoin de rien

Zic: Gus Teja

Retrouvez les états d’esprit du vendredi chez Zenopia et Postman dont je me suis librement inspirée

LA VIE EN PLUS JOLIE

Celle qui part et celui qui vient

Il y a celle qui va partir, dans quelques jours, quelques semaines, quelques mois peut être.

Il y a celui qui arrive, dans quelques jours, quelques semaines tout au plus.

Trois générations entre eux…

Auront ils le temps de se rencontrer ? D’échanger des regards, de se transmettre un je ne sais quoi, au delà des mots.

Il y aura son dernier sourire à elle et son premier cri à lui.

Et puis nos émotions…la tristesse infinie pour celle qui s’en va et la joie immense pour celui qui vient.

Il y aura la distance que l’on prend parce qu’on n’a pas envie de se déchirer, de s’abaisser, de rentrer dans le jeu de la mesquinerie de ceux qui souffrent tant qu’ils ne savent pas faire autrement que de se raccrocher à l’illusoire.

Il y aura les rapprochements suscités par le miracle de la naissance, la délicatesse, l’amour des proches et les liens qui se resserrent.

Il y aura le chassé croisé de faire part.

La mélancolie mêlée à l’envie d’aller de l’avant parce que la vie c’est maintenant et que demain, ah demain on ne sait pas s’il y en aura un.

Alors on va pleurer, laisser couler le chagrin inévitable .

Et prendre le temps de célébrer le quotidien encore plus fort.

Faire des dessins un peu plus colorés, préparer les plats préférés, dire ok pour la pâte à modeler – tant pis pour le ménage qui vient d’être fait – monter le son et danser, se dire je t’aime de multiples façons, continuer à faire toutes ces choses minuscules qui ne servent à rien, mais qui font le sel de la vie et qui nous relient à ceux qu’on aime.

On va faire l’amour, des projets, rêver en grand et oser, oui oser encore pour ne pas passer à côté de nos rêves.

On va s’aimer à la mort, à la vie.

Et se souvenir que tout est éphémère, qu’il n’y a rien d’autre à vivre que l’instant.

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Dans ma bulle

Je suis dans une bulle où les jours s’égrènent doucement, où le temps suspendu n’a que peu d’importance.

Cette fois ci j’ai fini mes valises sereinement, bien avant la naissance.

Je suis prête. Tout est prêt pour le moment du grand mystère.

Je n’ai pas vu de sage femme pour la préparation à la naissance.

Je me suis concoctée un programme à base de lectures inspirantes, de méditation et de séances de sophro.

Chaque jour qui passe est un cadeau, celui de cette dernière grossesse et de mon ventre qui n’en finit pas de s’arrondir.

L’envie de rencontrer notre bébé devient de plus en plus forte et pourtant je ne suis pas trop pressée, je savoure les nuits à bien dormir, où je ne me lève qu’une fois pour faire pipi avant de retourner dans les bras de morphée.

Cette semaine les enfants sont chez leurs grands parents. C’est étonnant, d’habitude nous les confions pour partir quelques jours, pas pour rester chez nous!

Je vis au gré de mes seules envies, à mon rythme, c’est un temps si précieux, car je sais dans mes tripes qu’après cela viendra une période plus intense et dévouée à ma famille upgradée famille nombreuse.

Je savoure cette « solitude », la maison silencieuse pour moi seule, la liberté de faire ce que je veux quand je veux, de sortir à ma guise sans contrainte horaire, et les moments de complicité à deux, comme avant, avant d’être parents.

Evidemment mon corps, pose ses limites mais le sentiment de liberté se suffit à lui même.

C’est un cadeau cette douce pause avant de replonger dans le grand bain de la maternité.

Je ne suis pas efficace, j’aurai pourtant à faire et puis non, tant pis, j’avance à deux à l’heure et je gère très doucement le peu de logistique qu’il y a à gérer. Je reste dans ma bulle de douceur.

Je me repose, je ne prépare des repas (simples) que pour moi.

Je suis dans ma grotte, c’est l’hiver, les derniers jours ou les dernières semaines, en tout cas assurément le dernier mois à couver avec amour à laisser grandir la magie de la vie à l’intérieur de moi.

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