LA VIE EN PLUS JOLIE, MAISON DU BONHEUR

Vivre dans une maison ça change quoi?

On me demande souvent si je suis toujours contente de notre choix de vie.

Oui, dix mille fois oui.

On m’avait dit « tu verras, une fois que tu auras déménagé tu te demanderas pourquoi tu ne l’as pas fait avant! »

Voilà trois saisons que nous avons quitté le très chouette quartier du parc de la tête d’Or pour vivre à 10km de Lyon, dans une maison, située dans un petit village.

Ca veut peut être rien dire pour vous, pour l’ex-pure citadine que je suis ça veut dire beaucoup…

Je suis rassurée d’être proche de la ville, avec un accès rapide à « tout ». Et j’ai le sentiment grandissant, au fil des mois, que « tout », est ici.

Oui les possibilités de sorties culturelles et les soirées ciné, théâtres, les conférences, ou que sais-je, sont limitées. Elles l’étaient déjà pour moi à Lyon, depuis la naissance des enfants, puisque mon amoureux travaille le soir et que pour sortir je faisais appel à une babysitter, de façon très ponctuelle.

Cela n’a pas changé. Enfin si le babysitter est moins cher et il faut le raccompagner 😉

Ce qui change, c’est que lorsque les enfants sont couchés, si j’en ai envie, j’ai la possibilité de sortir… dans mon jardin. Cela me suffit pour que je me sente libre et non plus enfermée.

Ce qui change, c’est que lorsque l’on vivait à Lyon, on avait très souvent besoin, de sortir de la ville, d’évasion, d’ailleurs, de weekends, d’escapade, de voyages. Je suis toujours heureuse de voyager et curieuse de découvertes mais le besoin s’est mué en envie, et c’est bien différent.

Ce qui change, c’est que j’aime vraiment rentrer lorsque l’on s’est absenté quelques jours!

Ce qui change c’est la façon de consommer. On n’achète plus les mêmes choses, les postes de dépenses évoluent. Les prix sont moins élevés pour les produits de consommation courante, alors qu’on est seulement à 10 km du centre de Lyon. Je ne réalisais pas que tout était si cher….

Ce qui change c’est qu’on a troqué les sushis du dimanche soir par des bbq et par les plats du Chinois du coin qui prépare tout à la commande. C’est un peu long, mais succulent.

Ce qui change c’est le retour de l’école. Plus besoin d’aller au square, alléluia! Les enfants peuvent goûter et jouer dehors et même se baigner si la météo le permet.

Ce qui change c’est que les enfants ont tous les deux leur chambre et qu’ils peuvent jouer dehors pendant que je fais autre chose.

Ce qui change c’est qu’aux beaux jours ils peuvent ressortir un moment après le dîner.

Ce qui change c’est la vue. Une jolie vue en ville, sur les toits, aussi panoramique soit elle, ne vaut pas, selon moi, la vue sur les arbres et les fleurs que nous avons depuis chaque pièce.

Ici dedans comme dehors j’ai un contact permanent avec la nature. Ici j’ai une porte à ouvrir et l’accès direct aux levés de soleil, à la vue sur les montagnes lorsque le ciel est dégagé. Ici je peux mettre les mains dans la terre et prendre l’air quand ça me chante.

Ce qui change c’est la notion d’espace. A Lyon la promiscuité commençait vraiment à me peser et j’avais besoin de passer de plus en plus de temps chaque jour au parc pour équilibrer, trouver un peu de calme dans cette agitation.

Ce qui change c’est qu’on laisse + de place pour le vide, le repos, pour être ensemble, s’ennuyer. Et je ne bouillonne plus « alors on fait quoi?! ». On a bien simplifié, si on ne prévoit rien c’est Ok. Je ne m’ennuie jamais vraiment de toute façon.

Ce qui change c’est le chauffage et la façon de se vêtir . Nous vivions dans un appart surchauffé (chauffage collectif) où l’on ne connaissait pas les pulls.

La maison est près d’un sous bois, cela signifie que l’hiver il fait froid. Au petit matin et à la tombée de la nuit, il fait frais, même l’été. Donc petit à petit on investit dans des vêtements chauds. On a débuté avec une polaire chacun (la base!) et je me suis offert un pull et un gilet en cachemire.

Ce qui change c’est la connexion aux saisons. Ici, c’est du concret. A l’automne il y a des feuilles à ramasser  et du bois à faire livrer et ranger pour se chauffer, l’hiver il faut saler le chemin, au printemps les haies sont à tailler etc… En ville on ne se rend pas compte de tout ça! Cela peut sembler contraignant, mais j’ai aimé chacun de ces moments.

Ce qui change c’est le rapport humain. Ce qui m’a plu en arrivant dans ce village, c’est l’accueil que nous a réservé le personnel de la mairie. La secrétaire avait pris quelques minutes pour nous accompagner jusqu’à l’école, nous montrer où se trouvait la cantine, la bibliothèque.

La maîtresse de Jolie douceur m’avait envoyé des sms avant sa rentrée en petite section et la maîtresse de Grand bonheur téléphone si celui ci est malade pour prendre de ses nouvelles. Ca en ville, je ne l’ai jamais vu!

Ce qui change c’est la gestion des déchets. En ville on ne se posait pas la question, on descendait nos poubelles dans le local et basta.

Ici le ramassage se fait une fois par semaine, et tous les 15 jours pour le tri. Il faut y penser, descendre (et remonter!) la poubelle soi-même au bon moment. C’est l’occasion de prendre conscience du volume de déchets que l’on produit, qui est conséquent, alors qu’on pensait que « ça allait » et ça booste les petites actions qui vont dans le sens du « zéro déchet ».

Ce qui change c’est la vie sociale. Ici nous avons plus de place pour recevoir, la maison est souvent pleine de copains, de famille. Une maison c’est fait pour partager, non?

Ce qui change c’est que mon amoureux est plus détendu alors que pour lui le déménagement a induit des trajets. Trajets qui l’aident à couper du boulot. Et étonnamment il rentre souvent + tôt qu’avant.

Ce qui change, c’est notre conscience, on se sent davantage connectés à la nature, y compris la beauté de la nature humaine.

 

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Home sweet home par Grand bonheur 5 ans

 

KIDS, VOYAGES & BALADES

Les carrières de lumière

 

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Entrer une légende

 

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Lorsque c’est possible, nous aimons découvrir en famille des lieux, des activités, accessibles à toute la famille, qui plaisent à tous, et non pas ciblés uniquement aux enfants.

Juste avant notre weekend dans le Lubéron, une amie m’a dit, si tu peux, va voir Klimt aux Carrières de Lumière, tu verras même les enfants vont aimer!

Ah Klimt, moi j’adore….!

Alors on est allé se balader dans le joli village des Baux de Provence et après le déjeuner nous avons filé aux Carrières de Lumière, pour le spectacle son et lumière.

Point de Klimt à cette période là mais tout de même un moment bien sympa lors de l’expo immersive de Bosch, Brueghel et Arcimboldo.

Le lieu est vaste, les enfants peuvent bouger et les œuvres sont projetées au sol et sur les murs, il y a tant à voir!

Grand bonheur a été captivé, Jolie douceur a, quant à elle, beaucoup dansé pendant la projection 😉

Si je vous en parle, c’est parce que nous avons apprécié l’expérience tous les quatre et aussi parce que cet été il y a l’intégrale des éditions précédentes avec les spectacles nocturnes de Michel Ange, Raphaël et Léonard de Vinci, Klimt et Vienne ou encore Chagall.

Une façon vivante et différente de découvrir ou redécouvrir l’Art et d’initier les enfants à des univers différents si vous y allez en famille.

Magie assurée pour les petits et les grands!

LA VIE EN PLUS JOLIE

10 Petites choses #5

Cultiver les petites et grandes joies, l’extra-ordinaire…

Hop hop dix petites choses qui m’ont mises en joie ces dernières semaines.

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1/ La jolie pochette Antik Batik. Eté je suis prête!

2/ L’installation d’un carré potager avec salades, épinards, tomates et puis plein d’herbes aromatiques.

3/ Le come back du Reiki, les soins proposés et la joie diffusée.

4/ Cette vidéo de Amma, qui a profondément touché mon âme, mon cœur de femme et de mère. D’ailleurs j’ai l’intention ferme de rencontrer cette femme hors du commun cette année.

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5/ L’ouverture de la saison piscine, les rires des enfants, le luxe des baignades après l’école.

6/ L’organisation du mois de juillet pour les petits et la réservation d’un atelier pour l’Odysée des bulles au Musée des Confluences. Merci Sophie du bon plan!

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7/ Les salades multicolores

 

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Œuvre de Stanya Kahn

8/ La chouette expo LA une fiction au MAC, une invitation à voir au delà des apparences. Si cela vous tente, je vous recommande la visite guidée qui apporte un vrai plus. J’ai particulièrement apprécié les œuvres colorées de Stanya Kahn

9/ Les mots d’enfants de ma Jolie douceur, dont je me délecte car je sais que bientôt sa langue ne fourchera plus. En attendant je souris quand elle me raconte des anecdotes à base de cochons-dingues (cochon d’Inde), de baillettes (paillettes) ou lorsqu’elle réclame sa rousse de couette, une grobe qui tourne ou des vacances en pamping car!

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10/ Les roses, les campanules, les pivoines en fleurs (et d’autres encore dont je ne connais pas le nom) dans mon jardin, je n’en fini pas de m’émerveiller.

LA VIE EN PLUS JOLIE, reiki

Le come back du Reiki

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Il y a six ans, après mon initiation au 3e degré de Reiki, j’ai créé une association pour proposer des soins Reiki.

Les retours ont été au delà de toute espérance. D’ailleurs je n’espérais pas, j’avais simplement envie de partager ce que j’avais testé et validé pour moi même et mon entourage proche.

Mon mec, ultra cartésien, du genre qui se bouche les oreilles dès qu’il entend le mot énergie, a même fait péter ses résistances, c’est dire…

Et puis, la vie… un premier bébé (préma), l’ouverture d’un restau trois mois après, et un second bébé en route trois mois plus tard sans oublier une reconversion professionnelle pour travailler de chez moi tout en élevant nos enfants…

Avec tout ça, le Reiki est passé au second plan. Je pratiquais vite fait pour moi même chaque soir avant de m’écrouler de fatigue.

Et puis il y a deux ans, j’avais la désagréable sensation de m’être un peu perdue (il y a de quoi!) j’ai décidé de reprendre ma vie en main et de pratiquer à nouveau le Reiki de façon plus assidue.

Les changements dans ma vie, à tous niveaux, sont innombrables et les synchronicités justes énormes.

J’ai proposé des soins lorsque je sentais que c’était juste et admis au fil des rencontres et des expériences que OUI je suis très intuitive et que NON ce n’est pas un problème, au contraire, c’est une force, un don, un talent, appelez ça comme vous voulez.

Aujourd’hui j’accepte de mettre en lumière cette part de moi.

Aujourd’hui j’ai mis à jour la page Facebook de l’association. Les soins Reiki sont proposés à distance et sur dons libres .

L’énergie peut être envoyée sans limite d’espace temps, sur des êtres vivants ou des situations donc la distance importe peu. A la fin de la séance je transmets mes ressentis.

Si cela vous appelle, vous pouvez me contacter à cette adresse: d.amedecoeur@yahoo.com ou prendre RDV au 06 03 49 96 63

Je ne pensais pas en parler ici, mais il y a eu ce post de Natacha (Cranemou) alors j’y vois comme un signe, surtout que la toute première personne à qui j’ai parlé de mon initiation Reiki, il y a neuf ans, s’appelle Micheline, comme le titre de son billet…

 

AU JARDIN, LYON, MAISON DU BONHEUR

Comme un goût de vacances

Les enfants n’avaient pas école vendredi.

Nous avions donc quatre jours et demi, et pas de programme précis, si ce n’est celui de passer du bon temps.

Mercredi et jeudi nous sommes restés à la maison, pour bidouiller, dessiner tous les trois côte à côte et découvrir le super sand. Gros succès, la petite (4 ans) ne voulait plus s’arrêter!

 

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Parc de la tête d’or

Vendredi nous avons pic niqué tous les trois au parc de la tête d’or, à l’ombre d’un arbre remarquable et confectionné un mandala avec des pommes de pin et des pétales de roses, trouvés par terre, en abondance, du côté de la roseraie.

On a marché, beaucoup, avant de rejoindre Mister B, après le service. Les enfants ont un bon rythme maintenant.

Et puis ce weekend, la maison s’est remplie de cousins, de rires, d’odeur de crème solaire. Les sandalettes se sont alignées le long de la piscine, et enfin le moment de la première baignade, tant attendue, est arrivé.

On a sorti la grande table pliante qui sent encore le pin, j’ai préparé des salades colorées, du houmous, et l’on s’est régalé de merguez, accompagnées d’un verre vin blanc bien frais.

Les salades de fruits partagées à l’heure du goûter et les sorbets ont mis tout le monde d’accord.

Nous étions si bien, qu’on a oublié les pseudo impératifs pour prolonger le moment en famille. A la place, on douché les enfants deux par deux, préparé des mojitos avec la menthe du jardin, à l’heure de l’apéro, improvisé des pizzas avec ce qu’il y avait dans le frigo.

Nous avons repousser, un peu, l’heure du coucher pour offrir la possibilité aux enfants de jouer encore dans le jardin, après le dîner. On se sentait libre, comme en vacances. La vie dans cette maison est si douce.

muffin
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Et puis dimanche, la fête des mères. Les jolis cadeaux, préparés avec tant de soin, le plateau du petit dej dressé en secret par mon Grand bonheur, le poème qui m’a fait verser ma larme de joie à 9h du matin et le muffin avec une rose en pâte à sucre.

Rien de foufou, juste nous et des mots doux distillés tout au long de la journée.

Et l’envie de revenir consigner ici ces instants sacrés.

LA VIE EN PLUS JOLIE

Envies de saison

J’ai une tendresse particulière pour le printemps.

Cette renaissance arrive d’abord à pas feutrés.

Les arbres fleurissent et c’est chaque année magique. Toutes ces fleurs désirées, attendues et à la fois si soudaines!

Et puis les journées s’allongent, l’envie qui revient, les projets germent, le nouveau cycle débute.

Fin mars j’ai envie…

D’un châle en pointe, comme celui-ci, tricoté en laine toute douce pour les soirées fraîches.

D’un salon de jardin en palettes et de chaises & fauteuils Luxembourg de fermob  couleur miel capucine ou coquelicot.

De tout chez Des petits hauts. Des sandales brillantes comme celles . Han et ces sacs sublimes pour l’été…

De déjeuner en terrasse en bonne compagnie et tester de nouvelles adresses lyonnaises.

Fleurir la maison avec des renoncules, des tulipes et des fresias.

D’un vase d’Avril, j’en rêve depuis si longtemps.

D’observer mon jardin éclore chaque jour un peu plus fort

De semer des tomates, des radis, de la salade, des courgettes et des carottes

D’aller cueillir de l’ail des ours et d’en faire du pesto.

De culture, de théatre, d’opéra, de cinéma, de ballets.

De booker des soirées pour les nuits de Fourvière et d’en prendre plein les yeux au Printemps des Docks

D’être dans ses bras et de passer tout un weekend juste lui et moi.

D’un soin, un dîner et une nuit à la Villa Florentine ça serait le kiff absolu!

D’ouvrir les volets et de laisser la maison s’imprégner de lumière dorée.

D’écouter Grand bonheur lire, et d’observer Jolie écrire toutes les lettres et tous les mots à partir d’un modèle.

De me prélasser au soleil, sur ma terrasse, avec un bon bouquin ou un magazine

D’organiser des weekends avec les copains et de préparer des apéros dinatoires et des salades.

D’oser vivre mes rêves et d’en concrétiser certains (je me fixe 3 objectifs fous ce mois-ci!).

De célébrer le quotidien, que chaque jour soit la fête, d’être en joie, garder la foi en la magie de la vie, de la nature, de l’humain…

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KIDS

4 ans

Ah les quatre ans!

4 ans d’amour, de créativité sans borne. Quatre ans d’amour pour la terre, la nature.

A quatre ans tu as un sens profond de la famille. « Petite fourmi, tu es perdue? Oh où es ta famille?! »

A quatre ans tu rentres de l’école et tu ressors les crayons, les feutres, les ciseaux, la colle (ah la colle!) et tu prépares des ateliers imaginaires, où tu nommes tes copains d’école et tu reprends les mêmes intonations que ta maîtresse.

A quatre ans tu dessines des cœurs en masse, tu les découpes et tu les offres.

A quatre ans tu avais hâte d’aller au centre aéré. Le jour même tu as demandé: « j’ai 4 ans, je peux y aller demain alors? »

A quatre ans tu fais une fixette sur les soirées pyjamas que tu as envie d’organiser avec tes copines.

Pour tes quatre ans on a invité ta cousine et elle a dormi à la maison. La voilà ta soirée pyjama.

A quatre ans tu dépiotes encore ton pain, tu laisses « la peau » (la croûte)

A quatre ans tu aimes toujours le fromage qui sent et qui goûte fort.

A quatre ans impossible de te faire goûter un petit pois.

A quatre ans tu ouvres le frigo au moment du dessert en disant « c’est moi qui choisit ».

A quatre ans tu adores débarrasser la table, remplir le lave vaisselle.

A quatre ans tu ne veux pas prendre de douche mais tu adores mettre un maillot pour prendre ton bain (ou pas)

A quatre ans tu n’aimes pas que l’on te coiffe à la maison et à l’école tu demandes des tresses de princesse et tu te laisses faire avec une patience infinie.

A quatre ans tu as chaque jour des bonhommes qui sourient car tu ranges à l’école et ta chambre est proportionnellement en bordel.

A quatre ans tu veux tout faire seule, décider, et il faut trouver des astuces et des repères concrets pour que tu acceptes les routines du quotidien.

A quatre ans tu adores jouer seule ou avec ton frère.

A quatre ans tu fais parfois des colères grosses comme la terre, et il faut attendre que l’orage passe et que le soleil revienne.

A quatre ans tu adores les « baillettes »

A quatre ans tu aimes lire et tu voudrais un livre neuf chaque jour.

A quatre ans tu suces encore ton pouces et tu aimes fort ton doudou.

A quatre ans tu as compris que la nuit c’est toi qui remet ta couverture toute seule.

A quatre ans tu sais que c’est chacun sa chambre et qu’on est heureux de se retrouver le matin.

A quatre ans tu aimes jouer à Yakari avec papa et jardiner avec moi

A quatre ans, tu joues avec nous à Bazar bizarre et au scrabble junior tu as vite compris les règles.

A quatre ans tu me dis parfois « tu es la pire maman » et ensuite « tu veux même pas me pardonner la première! ».

A quatre ans tu es libre, insouciante et heureuse. Tu ne te soucies pas de l’approbation fashion.

A quatre ans tu m’aimes comme la planète violette et comme toutes les étoiles qui brillent.

Et moi aussi, je t’aime jusqu’à l’infini

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KIDS

L’ambivalence du mercredi

Commencer la journée en beauté avec un thé dragonfly qui m’a été offert et la sensation de gratitude associée à ce cadeau.

Accompagner la classe de grand bonheur à un spectacle. Chouette aventure qui demande une bonne dose d’énergie. Me sentir à ma juste place, pleine de ces rires d’enfants, de leurs yeux qui pétillent après le spectacle.

Ensuite, changement de décor, avec Jolie douceur 4 ans, qui refuse de marcher pour renter à la maison. 7 minutes à pieds peuvent se transformer en une éternité.

Jolie douceur qui s’oppose à tout, à toutes les règles et qui veut tout régenter.

Crier un peu trop fort et avoir envie de rendre mon tablier.

Sortir des mandalas et colorier avec les enfants.

La laisser faire, en étant à ses côtés, un gâteau au yaourt avec des pépites de chocolat pour le goûter.

Pleurer en voyant l’état de sa chambre à 18h35.

Avoir envie de faire un bon nettoyage par le vide, et de laisser un lit, un doudou, un bureau, une paire de ciseaux, un tube de colle et des crayons.

Entendre des « c’est pas bon » au dîner.

Laisser le temps de jouer le temps de redescendre en pression, de souffler enfin 10 minutes.

Me rappeler la chance que j’ai, de ce choix de leur offrir de beaux souvenirs d’enfance (sauf quand je crie donc).

Réconforter au mieux, en freestyle à 19h45, mon grand bonheur, 5 ans, qui a peur d’être parent un jour, de pas savoir faire et qui a une peur de la mort (la nôtre).

Recevoir un sms pas très sympa. Et un autre adorable.

Et puis, nerveusement, rire de toute cette absurdité, de cette ambivalence, de cette fragilité éphémère.

Ciao mercredi, je choisis de me souvenir que du joli!

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LA VIE EN PLUS JOLIE

L’homme bison blanc

Si je suis une rêveuse, une allumée, mon homme est on ne peut plus raisonné.

Ideal en matière de complémentarité.

C’est mon baromètre, celui qui me dit, non là c’est pas possible, c’est de la folie, c’est trop tôt.

Il me protège, voit les obstacles, les nomme et les quantifie, me sécurise et je trouve alors les solutions.

Depuis 10 ans, je fais des soins Reiki. D’abord pour moi, puis pour qui veut.

Evidemment, l’invisible ce n’est pas son truc, alors, par amour il me laisse faire sans y croire.

Moi je vois ce que je crois et lui croit ce qu’il voit.

Et puis, je n’ai plus cherché à convaincre ou proposer.

Il s’est mis à demander les soins.

En plus du soin classique, j’ai eu beaucoup d’images.

Des visions sublimes, dont celle de l’homme bison blanc.

J’avais entendu parlé de l’histoire chamanique sacrée de la femme bison blanc.

Je n’ai rien trouvé sur l’homme bison blanc.

Parce qu’il arrive après la femme.

D’abord il y le rêve et l’intuition, l’invisible, la force de création, après arrive l’action, le concret, le visible.

L’homme bison blanc c’est le masculin sacré, celui qui marche son chemin, celui qui n’est plus caché, secret.

Celui qui diffuse, qui montre au monde, qui explique l’inexplicable, qui reconnaît.

Celui qui rend possible les larmes de joie.

Celui qui protège et brille pour que le paradis incarné puisse exister.

Celui qui accepte de ne pas comprendre, de ne pas savoir, celui accepte comme une réalité, l’impossible, créé par sa femme.

Celui qui croit enfin à une autre réalité parce qu’il a la chance de l’expérimenter.

De voir qui elle est, de voir l’humanité et d’y croire, de lui donner toute sa confiance, pour une nouvelle danse qu’elle a inventée en secret et pour qu’elle puisse créer en toute sécurité, avec tous les moyens même s’il n’y comprend rien.

Mon homme m’a souvent dit que je ne pensais pas comme 95% des gens (belle analyse!)  il raisonne et rationalise tout mais n’a jamais, jamais, su me dire pourquoi il m’aime.

Depuis toutes ces années, il me dit toujours, je t’aime, c’est tout.

Voilà l’homme bison blanc. Et si on retourne une seule lettre bisou et bison c’est pareil. Alors bisons nous 😉

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LA VIE EN PLUS JOLIE

Etre une femme

J’ai lutté, ne rentrant pas dans les cases de cette société dominée par le contrôle, par les hommes, par les trucs à prouver.

J’ai cherché, cherché, cherché, je me suis épuisée.

J’ai abandonné, tout donné, au propre comme au figuré.

Et j’ai trouvé, c’était une telle évidence. Là, partout.

Je suis une femme.

Je ne suis pas faite pour lutter, pour me battre, pour gagner, pour avoir raison, pour posséder. Je suis forte dedans, fragile dehors..

J’aime offrir, que ce soit joli, possible et gratuit, j’aime à volonté, j’aime faire confiance, j’aime en quantité, je n’ai que faire de tous ces chiffres qui ne m’ont jamais intéressée. J’ai toujours préféré les lettres qui m’envoient bien plus de rêves!

Je n’aime pas les sports pour gagner, je laissais volontiers ma place à ceux qui avaient envie de jouer à ce jeu là.

Ce prof d’EPS m’avait dit que je n’étais pas combattive, que je ne ferai rien de ma vie. Ici je lui dit aujourd’hui je ne suis pas un guerrier Monsieur, et à chaque fois que je me suis battue, contre l’univers, contre moi-même, j’ai perdu.

Moi j’aime jouer pour le plaisir, pour m’amuser. Je ne joue pas ou je mise tout. Ca ne marche que lorsque je me fais confiance, que je suis mon intuition, même et surtout si ça paraît insensé, improbable, impossible. L’intuition n’est pas faite pour être raisonnable. Chacun son job 😉

Je n’ai pas besoin de savoir combien pour me sentir en sécurité.

J’ai besoin de beau.

De l’eau, d’air, de terre, de feu, d’un toit, de toi près de moi, d’une couverture douce, d’une attention délicate, d’un bouquet de mimosa dans la maison, de câlins, de bisous, du chant des oiseaux, du levé du soleil et de la lune qui guide quand il fait noir, des étoiles filantes pour faire des vœux, de saisons qui changent pour ne pas m’ennuyer, de passer des larmes au rire, d’explorer mes émotions et de les vivre à fond, de mots doux dans mes oreilles et de dire haut et fort des je t’aime.

Je préfère le pourquoi au comment, la solution au problème. Pas parce que l’un est mieux que l’autre, ils se complètent, l’un ne va pas sans l’autre.

Je préfère mes trésors sans valeur à l’argent qui dort et qui s’entasse, ça on s’en lasse.

L’argent je l’aime pour le donner, le faire circuler, pour créer, pour offrir à l’autre le plaisir de se sentir riche, si c’est de cela dont il a besoin.

Mes trésors sont là, dans mon cœur, autour de moi, accessibles, abordables et gratuits pour qui sait les voir.

Mes trésors sont si précieux, d’une valeur inestimable, qu’aucun homme, ni aucune femme, ne pourra jamais mesurer en terme de quantité, parce qu’ils ne sont pas fait pour ça, ils sont là pour être kiffés, c’est tout.

Ca me va. C’est OK. Je vous laisse le KO si c’est ce que vous préférez, on a tous le choix, c’est le libre arbitre, il n’y a personne d’autre que soi pour se juger.

Je vous laisse le choix, avoir raison, je n’ai rien, je remercie pour tout ce qui m’est confié, je ne suis là que de passage, pour m’amuser.

Je suis une femme, c’est très simple.

Je ne compte pas.

Ou plutôt j’aime sans compter.

Et au final l’ironie de la vie fait que c’est en acceptant de ne plus compter du tout que je compte plus que tout.

Je me suis reconnue, et aimée telle quelle, sans rien vouloir changer. Et alors tout change.

Alors c’était juste ça? J’ai cherché si loin, et j’étais si près, j’étais là.

Putain c’est juste divin!

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